Bien-être

3,5 millions d’Algériennes sont obèses

femme obese en algérie

Les raisons sont liées aux mauvaises habitudes alimentaires et la consommation de produits hypercalorifiques riches en protéines et en lipides.
L’obésité tend, ces dernières années, à devenir un problème de santé publique qui touche particulièrement les femmes. Et pour cause, selon les dernières statistiques du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à ce sujet 3,5 millions des femmes algériennes sont obèses, soit 21% d’entre elles.

La population masculine est elle aussi très touchée par ce fléau qui en touche 9%.

Quant au reste de la population, les chiffres ne sont pas plus rassurants, puisque 27% des hommes sont en surpoids, problème qui, si les dispositions nécessaires ne sont pas prises, peut se transformer en obésité.

Ahmed Hamid Brahimi, médecin généraliste spécialiste dans le traitement du surpoids, a indiqué à ce sujet que les raisons de cette hausse du nombre d’obèses en Algérie doit être imputée aux mauvaises habitudes alimentaires et à l’ingurgitation de produits hypercalorifiques riches en protéines et en lipides, notamment ceux qu’on retrouve dans la restauration rapide. Chawarma, garantita, pizza et hamburger, ce sont là tous les mets à incriminer dans cette augmentation vertigineuse de la population en surpoids.

Le Dr Brahimi a aussi précisé que l’obésité est à l’origine de nombreuses pathologies comme le diabète, l’hypertension artérielle, le surmenage et d’autres maladies cardiovasculaires, entraînant dans la majorité des cas, une mort précoce. Plusieurs études ont établi des liens étroits entre l’indice de masse corporelle très élevé (IMC) et la mort précoce, a-t-il ajouté.

Quant aux personnes atteintes d’obésité à la suite d’un traitement hormonal ou à des troubles endocriniens, le praticien explique que ces cas sont minoritaires et ne représentent que 10% du nombre global des personnes atteintes.

Par ailleurs, longtemps en désaccord concernant les soins et thérapies à prodiguer dans le traitement de cette maladie, les spécialistes s’accordent aujourd’hui à dire qu’il faut actuellement un traitement d’appoint combinant régime diététique, activité sportive et une aide psychologique. D’autre encore préconisent l’acupuncture.

En effet, lorsque les exercices physiques et les différents régimes alimentaires s’avèrent inefficaces pour perdre du poids, nombre de personnes souffrant d’obésité se voient orientés vers l’acupuncture. Cette solution médicale est une des plus anciennes techniques permettant de perdre du poids sans aucun danger. De par ses résultats satisfaisants, l’acupuncture a été adoptée par nombre de praticiens en Algérie à l’image du Docteur Brahimi qui en a fait sa spécialité dans le traitement des patients souffrant de surpoids.

A ce sujet, il a indiqué que cette technique ne comporte pas d’effets secondaires, diminue l’appétit et aide à une ré-instauration de l’équilibre alimentaire tout en éliminant le stress occasionné par la restriction des régimes et qui souvent stimule l’appétit et conduit à une suralimentation.
Pratiquée à l’aide de fines aiguilles stérilisées et utilisables une fois pour un seul patient, le principe de cette thérapie vise à influer sur certaines parties du corps pour lui rendre son équilibre naturel sans avoir recours aux produits chimiques qui le modifient.
L’acupuncture est une nouvelle technique utilisée dans le monde de la médecine et qui s’est répandue en Algérie durant les dix dernières années.

Le procédé, qui a fait son apparition en Algérie durant les années cinquante, était pratiqué dans des services de l’hôpital Mustapha-Pacha grâce aux soldats français qui l’ont apporté du Vietnam et a été utilisé jusqu’a 1962, a indiqué le docteur.

C’est les missions chinoises qui ont relancé cette technique un an plus tard à travers 20 centres médicaux.
S’en suit encore un recul dans la pratique durant les années 1980 lorsque les missions chinoises sont reparties, pour reprendre une décennie plus tard, vers les années 1990 après la formation de plusieurs médecins algériens.
Selon le Dr Brahimi, cette pratique est encore loin de connaître l’engouement dont elle jouit dans les pays européens et asiatiques, car les gens redoutent encore cette thérapie mal connue, et ce, notamment en raison de l’utilisation d’aiguilles.

Par ailleurs, cette technique a déjà prouvé son efficacité pour la plupart des cas qui y sont soumis, surtout lorsqu’elle est associée à un régime alimentaire équilibré et a permis à des personnes atteintes de surpoids d’éliminer jusqu’à 30 kilogrammes durant les 5 premiers mois du traitement.
Pour ce qui est du coût de cette prestation, le docteur a indiqué qu’elle est estimée entre 600 et 800 dinars par séance.

L’Expression , le 27/08/2008

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