Haute couture

Albert Oiknine fait l’Oriental Fashion Show Paris

La seconde édition de l’Oriental Fashion Show Paris s’est déroulée ce 23 novembre 2013 au luxueux Hotêl parisien Le Bristol. La rédaction de Dziriya.net a assisté à l’évènement et vous présente les photos du défilé de caftans d’Albert Oiknine et des bijoux orientalistes d’Emma Meston.

Organisé conjointement par Hind Joudar (auteure du livre Les Merveilles du Caftan) et Nadjib Sellali en faveur du lancement de K-Magazine.fr, le défilé a rassemblé un public averti venu admirer les merveilles d’un art ancestral. Ce nouveau magazine bi-annuel de la mode orientale est parrainé par l’artiste algérienne Souad Massi.

C’est dans une magnifique salle de réception du palace, bien trop petite pour accueillir les convives venus en nombre, qu’Albert Oiknine a présenté sa dernière collection “Les Sultanes” composée d’une trentaine de robes représentant une riche palette de l’art vestimentaire marocain et oriental.

Le spectacle est un enchantement de scintillements et de couleurs. La première partie du défilé s’ouvre sur une silhouette aérienne. Les mannequins flânent pieds nus tels des princesses déambulant gracieusement sur le sable chaud du désert. Vêtus de gandouras aux étoffes vaporeuses et finement travaillées, Albert Oiknine nous présente de somptueuses tenues de réceptions maghrébines, volant la vedette aux abayates du Moyen-Orient. A ce propos, le créateur dira à la rédaction de Dziriya.net “Ces gandouras à la mode hippie ont été popularisées par Elisabeth Taylor qui aimait beaucoup en porter lorsqu’elle venait au Maroc. En fait, pour les américains, la gandoura est la tenue qu’il associe au Maroc à la place du caftan.”

L’artiste orfèvre rend ensuite hommage au caftan qu’il choisit de décliner en deux thèmes : Les premiers modèles représentent des caftans de cérémonies qu’il décide de travailler comme une robe de soirée orientale. Les silhouettes élégantes sont tantôt ornées de lacets, tantôt corsetées. Les coupes sont simplement travaillées, le créateur préférant jouer sur le contraste des matières et des couleurs. Il présente ensuite une série de caftans de la mariée.

Il décide ensuite de rendre hommage à son premier amour : la robe de soirée qu’il aime à estampiller de la célèbre passementerie marocaine.

Ce défilé est une belle démonstration du talent de cet artisan orfèvre juif marocain qui a hautement contribué à l’internalisation du caftan. Il confiera à la rédaction qu’à travers la couture, il essaye de transmettre son identité. “La valeur ajoutée du caftan est qu’il est le seul vêtement oriental à s’est internationalisé.”

Les tenues étaient accessoirisées par de magnifiques bijoux de la marque parisienne Ikone Paris. Vous pourrez en savoir plus très prochainement.

Dziriya.net – 25/11/13
Crédit photo : Driss Hadra

Tags : caftan

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