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Désir d'enfantPsycho

Comment gérer l’infertilité au niveau psychologique

gerer la stérilite psychologique

Notre psychologue s’intéresse aujourd’hui au problème de staifiya94 qui concerne beaucoup de femmes ayant des difficultés à enfanter. Notre membre, infertile depuis trois ans, voudrait savoir comment ne pas penser à l’envie pesante d’enfanter. À cela s’ajoute des problèmes de cycles irréguliers. Voici la réponse de Houria Boukhlif.

Bonjour madame, comment va SETIF EL ALIA et AIN EL FOUARA ?

Il est tout à fait normal que la femme ait le désir d’enfant, parfois ce désir est même présent avant l’âge de pourvoir procréer. Toute notre éducation, et j’ose dire dans presque toutes les cultures, nous prépare à cela… Beaucoup de femmes y voient une consécration et un devoir sacré et elles n’envisagent pas la vie sans avoir d’enfants, mais nous voyons de plus en plus de femmes qui se refusent à être mère, elles revendiquent un affranchissement de ce diktat et affichent clairement une envie de vivre sans transmettre la vie et sans enfanter !

Chère Madame, vous avez juste une difficulté à procréer depuis trois ans. Je n’aime pas les mots stérile, ni infertile très péjoratifs et qui sonnent comme définitifs et réducteurs.. ce qui est faux … Et d’ailleurs vous pouvez être très créatrice dans d’autres domaines de la vie …

Trois ans c’est court pour poser ce genre de diagnostic … N’avez-vous pas entendu parler de femmes qui tombent enceintes après plusieurs années de mariage ? Parfois c’est lorsqu’elles lâchent prise, complètement, et qu’elles n’y pensent plus qu’elle sont surprises de tomber enceinte.

Chère internaute, je ne sais pas si vous avez fait le nécessaire sur le plan médical, mais je suppose que oui. Il faut savoir que les études montrent que 1 femme sur 5 n’arrive pas à tomber enceinte pour des raisons psychologiques et non physiologiques (organiques). Parfois un désir exacerbé (une sur-motivation) pour avoir un enfant peut l’entraver… Ceci peut aussi expliquer pourquoi certaines femmes quand elles décident d’adopter, tombent enceinte quelque temps plus tard, de façon naturelle sans recours à aucune médication.

Donc, il est important de prendre en compte la dimension psychologique du problème, et de se rappeler que l’angoisse et le stress influent sur l’ovulation et aggravent les difficultés. Pour preuve : les cycles menstruels déréglés et douloureux dont vous parlez.

A chaque femme son histoire, son vécu, son couple, sa configuration familiale etc… Donc les pistes qui vont suivre sont un peu d’ordre général, et j’espère que d’autres internautes y trouveront du réconfort.

Tâchez de penser à autre chose que votre cycle et votre situation, je vous imagine penser : ” c’est facile à dire !! “ Mais pour cela il suffit que vous soyez plus attentive à autre chose. Par exemple : votre couple, faites en sorte de rester soudé avec votre conjoint qui doit aussi avoir sa blessure, même si elle est différente de la vôtre. Pratiquez une activité sportive ou artistique. Si vous ne travaillez pas, ou si vous avez du temps libre, engagez vous pour une cause humanitaire, rapprochez vous de ce qui compte pour vous : spiritualité, travail, passion etc.

Ne vous repliez pas sur vous et faites vous entourer par des personnes (amis, famille, collègues) bienveillantes et courtoises avec lesquels vous pouvez parler et partager autre chose que vos angoisses et votre douleur.

Évitez l’entourage néfaste, en particulier certains couples pour lesquels ne pas avoir d’enfant est synonyme de honte ou d’échec, ceux qui posent les questions indélicates auxquelles vous n’avez pas de réponses (pour le moment).

Et surtout lâchez prise, c’est au moment ou vous ne vous y attendrez plus que cela arrivera… Inchallah

 

Houria Boukhlif Psychologue et hypnothérapeute

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