Voyages

De Sidi Braham à Tagma : Un havre bien surveillé

Yakouren, perle de l’Akfadou, est une station climatique par excellence. Son bourg, sa forêt riche en flore et en faune, ses innombrables fontaines réputées pour leur qualité minérale. Elle se dresse à mille mètres d’altitude majectueusement entre Azazga et Toqval (Adekar) à mi-chemin entre Tizi-Ouzou et Béjaïa.

Convoitée en toutes saisons pour ses contrastes qui lui apportent charme, beauté, lumière, calme et fraîcheur, elle reste pourtant davantage attractive lors de la grande saison où l’affluence en devient important et atteint des pics inattendus. Une région qui inspire l’imagination, accélère la relaxation et assure un ressourcement certain pour aussi bien les sportifs que les poètes, ses visiteurs de plus en plus nombreux viennent renouer avec une nature à l’état sauvage, s’oxygéner et se rapprocher des singes magots qui viennent à leur rencontre docilement.

La fontaine fraîche, première halte

C’est ce qu’il convient de désigner par son entrée, qui est devenue, par la force des choses, une halte forcée. De la seule fontaine bâtie en 1936, plusieurs autres ont été réalisées. Nombreux commerces se sont installés et imposés où tout se négocie, fruits, casse-croûtes, produits artisanaux… Pour les souvenirs, un photographe propose ses services avec un bélier à quatre cornes.
L’endroit est aussi convoité pour son eau, où de très nombreux puiseurs y viennent des contrées lointaines pour s’approvisionner ; tous les résidents et commerçants de la région y viennent également dès l’aube jusqu’à une heure tardive y remplir jerrycans, citernes…

Sidi Braham, le wali et la stèle

A son seuil, se dresse le quota (mausolée) de Sidi Braham, l’un des saints de la ville. En face, un monument dédié à l’histoire, inauguré en 1963 par feux Boudiaf et Krim Belkacem. Un endroit qui s’anime et dont il tire ses revenus de la pompe d’essence, mais également des différents commerces où le bon service est assuré et la qualité est garantie notamment pour l’huile d’olive, le lait de vache…

L’hôtel Tamgout : un grand barrage filtrant

Au piémont du monticule d’El-Khemis, à l’ombre de grands chênes, pour son hôtel, se dresse désormais un grand barrage des forces combinées qui filtrent les véhicules. La Gendarmerie nationale, l’Armée et la police communale se relayent pour réglementer le trafic et la circulation.
Un trafic désormais dense en cette RN12. Après une fermeture forcée de plus d’une décennie.La situation sécuritaire loin d’être totalement maîtrisée, elle reste un volet bien pris en charge, notamment depuis la visite du général Bousteila, hautement importante significative et rassurante.

Un village touristique et commerçant

L’affluence de cette voie fort empruntée à longueur d’année est génératrice d’une rente certaine pour ce village jadis paisible. Aujourd’hui, les commerces se multiplient et se développent à une vitesse vertigineuse et offrent tout ce dont le passant a besoin.
Seul point noir : l’hôtel de ville.Ses vestiges se dressent encore au centre du village, et en sont le triste souvenir du printemps noir. Conséquence logique, attestent les nombreux jeunes en raison même de la honteuse activité qui s’y pratiquait. « Nous l’avons toléré quand il ne servait que l’alcool mais dès lors où celui-ci a été transformé en «tripot». Sa réfection n’est toujours pas à l’ordre du jour mais Si Tahar, le maire de la ville, y remédiera à coup sûr car le site est également un apport aux recettes communales.

Tagma, PC de la wilaya III

Tagma, autre grand lieu historique, signe sa sortie. Une ex-colonie de vacances, est aujourd’hui implantée dans un casernement militaire. Un lieu historique promis également par M. Ali Kafi pour y recevoir une stèle depuis 1992 qu’il ne verra… jamais ! Autre barrage permanent et lieu sensible et véritable relais très usité, ce qui fait sa haute surveillance. La Gendarmerie et l’Armée sont là H24. Passage obligé pour les véhicules avant d’emprunter la voie d’Aghelad vers Adekar.

Autre passage agréable, ombragé, où les sources coulent à flots bordées d’arbres, digne d’un grand canyon et de hauts paysages helvétiques. Sa sécurité est également assurée en de nombreux points. D’abord à Ighil Kroun, puis à Lambert à la sortie d’Adekar. Une sécurité qui rassure des passagers en provenance de toutes les wilayas du Centre et de l’Est qui préfère cet accès, davantage à celui de la vallée via Bouira. Un havre qui reprend vie s’anime grâce à l’ANP, la Gendarmerie mais surtout cette police de proximité surnommée police communale dont le rôle est prédominant dans le dispositif.

La nouvelle république

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