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Grossesse

Dossier spécial accouchement

lordalea

L’approche de l’accouchement est toujours un moment mêlé d’angoisse et d’impatience pour la future maman et son entourage. L’être humain est le seul mammifère à ne pas pouvoir accoucher seule (sauf certains cas exceptionnels), il est nécessaire d’avoir une seconde personne pour diriger l’engagement du bébé. Dziriya.net vous raconte l’accouchement et donne la parole aux Dziriyatnautes !

 

Pas de doute, l’accouchement s’annonce imminent !

Pas facile de savoir quel est le bon moment pour se rendre à la maternité. Il convient d’être attentive aux premiers indices qui signalent le début du travail.Mais sachez qu’il vaut mieux revenir pour rien que d’attendre et prendre des risques. Voici les signes annonciateurs d’un accouchement :
– L’un des symptômes les plus douloureux sont les contractions utérines : votre ventre se durcit puis se relâche. Ces contractions sont différentes de celles que vous avez pu avoir au court de votre grossesse, elles sont plus régulières, plus douloureuses et plus fréquentes (environ toutes les cinq minutes).
– L’expulsion du bouchon muqueux se manifeste par un écoulement vaginal de glaires épaisses avec un peu de sang. Si cette expulsion n’est pas associée à d’autres signes, cela signifie que le début du travail est très proche mais pas forcément que vous allez accouchement dans les heures qui suivent.
– Un autre signe qui ne trompe pas : La rupture de la poche des eaux. Vous voyez une certaine quantité de liquide transparent couler entre vos jambes ? Pas de doute, vous allez bientôt accoucher.

Ces signes doivent vous conduire à contacter en urgence votre gynécologue où à vous rendre à votre maternité en essayant d’angoisser le moins possible.

Dès votre arrivée en maternité, vous serez examinée et s’il s’avère que le travail a vraiment commencé, vous serez conduite dans la salle de travail ou dans la salle d’accouchement. Dans tous les cas, vous resterez sous “monitoring” afin de surveiller le coeur du bébé et l’intensité des contractions utérines.

Les aides pour surmonter la douleur

Les recours aux aides à la douleur sont devenus quasi systématiques.
Avant tout, sachez que cela doit être un choix de votre part, personne ne peut vous imposer une péridurale si vous n’en voulez pas. Vous devez en discuter plusieurs mois avant l’accouchement pour prendre le temps de la réflexion et pour vérifier d’éventuels contre-indications.
Sachez faire confiance à la sage femme qui est là pour vous écouter. Elle pourra même vous donner des conseils pour atténuer les douleurs des contractions grâce à la respiration.
Si vous avez eu la chance de suivre des cours de préparation à l’accouchement, vous aurez appris des techniques de respiration qui s’avéreront très utile au moment voulu. Cette technique consiste à respirer doucement et à se relâcher pendant la contraction. Entre deux contractions, détendez-vous et gardez les yeux fermés.
Si vous souhaitez avoir une péridurale, il faut savoir que cette anesthésie insensibilise le bas du corps en bloquant les nerfs de la moelle épinière. La technique est de mieux en mieux maîtrisée et les effets secondaires ne sont pas dangereux.
La péridurale se réalise en deux étapes : une première piqûre pour insensibiliser le bas du dos avant de recevoir l’injection.
Si vous choisissez de la pratiquer, il ne faut pas culpabiliser, vous devez penser que vous êtes chanceuse, vous allez patienter de manière plus sereine et vous rapprocher du papa.
Sachez enfin que la péridurale est contre-indiquée si vous avez de la fièvre, des troubles de la coagulation du sang, certaines maladies neurologiques ou un furoncle (infection au niveau du dos). Dans ces cas, l”anesthésiste refusera de la pratiquer car elle risque d”être dangereuse pour vous et l’enfant.

Beaucoup de femmes refusent de la pratiquer puis changent d’avis au dernier moment sous le poids de la douleur. Pas de panique, il est possible de pratiquer la péridurale jusqu’à ce que le col soit dilaté à 6 centimètres. Après, c’est trop tard.

Les étapes de l’accouchement

L’accouchement se déroule en trois étapes.

La dilatation du col : Cette première phase dure entre 7 à 9 heures mais sa durée peut être plus courte si vous êtes déjà maman.
Lors de la grossesse, le col de l’utérus est bien fermé pour protéger l’utérus des infections. Lors de la dilatation du col, il va progressivement s’ouvrir en commençant par diminuer au niveau de la longueur, c’est l’effacement. Sous l’effet des contractions douloureuses, le col va se dilater progressivement pour permettre le passage du bébé. La dilatation maximale sera de 10 cm de diamètre, à ce stade, le bébé pourra passer sans problème. Les 5 premiers centimètres sont les plus longues. Dès que vous aurez atteint le stade des 5 cm, vous saurez que l’accouchement est imminent.

L’engagement du bébé : Cette étape dure environ trente minutes. Lorsque le col est dilaté à 10 cm, la tête du bébé parvient juste à passer. Il descend à mesure que vous poussez en effectuant une rotation qui lui permettra d’adopter une position plus favorable.
Ensuite, en position gynécologique, vous devrez pousser à chaque contraction tout en bloquant votre respiration. Une technique de sage femme pour vous permettre de pousser plus efficacement : saisissez vos genoux et tirer fermement au moment où vous poussez.
A partir du moment où votre sage-femme voit le sommeil du crâne de l’enfant, tout va très vite ! Si elle constate un petit blocage, elle peut pratiquer une petite incision appelée épisiotomie afin de faciliter le passage du bébé.
Dès que la tête entière apparaît, la sage-femme arrive facilement à dégager les épaules et le reste du corps. Dès que votre enfant pousse son premier cri, le cordon est sectionné. Ce moment est généralement très marquant pour les heureux parents.

La délivrance : Même si bébé est dans vos bras ou qu’il est examiné par les infirmières, l’accouchement n’est pas terminé. Il faut attendre la délivrance qui permettra l’expulsion du placenta sous l’effet des dernières contractions. En général, cette expulsion se fait toute seule, mais parfois il faut un petit coup de main de la sage-femme si le placenta reste collé ou s’il y a une hémorragie. Parfois, une partie du placenta peut rester collée à l’utérus.


Pour aller plus loin :
L’Apgar : Test rapide de vitalité réalisé sur le nouveau-né
Dépistage des maladies à la naissance
Le nouveau-né : les premières impressions

Les méthodes d’accouchement

Un petit ou, parfois, un gros coup de pouce peut être nécessaire pour faciliter l’accouchement. Voici les plus connues :

La perfusion : Cette méthode douce est très courante et systématique en cas de péridurale. Les médicaments injectés permettent de réguler les contractions.

La ventouse obstétricale : Lorsque bébé se présente bien mais qu’il n’arrive plus à descendre car vous êtes trop fatiguée ou que les contractions ne sont plus assez fortes, il devient nécessaire d’accélérer l’expulsion du bébé. La sage-femme peut utiliser une ventouse qu’elle va délicatement poser sur le crâne de l’enfant. Ainsi, elle pourra aider la maman au moment de la contraction en tirant délicatement sur la ventouse pour aider le bébé à se libérer. Même si cela peut paraître impressionnant, c’est sans danger pour l’enfant même si le tout petit peut se retrouver avec une petite bosse au sommet du crâne qui disparaîtra rapidement.

Les forceps : Autre instrument aidant à l’expulsion de l’enfant. Cette technique se pratique souvent sous anesthésie générale ou sous péridurale. Cet instrument est constitué d’une double cuillère qui permettent de maintenant la tête du bébé et de tirer l’enfant vers l’extérieur lors des contractions. Même si le bébé n’en souffre pas (en théorie !), il gardera de petites traces qui disparaîtront rapidement.

Il faut avouer qu’il est toujours plus agréable pour le bébé de naître naturellement mais ces méthodes peuvent sauver des vies.

La césarienne est une autre méthode plus lourde qui consiste à pratiquer une incision au niveau du pubis pour extraire le bébé de l’utérus. Généralement, elle se décide à l’avance lorsque le bébé est trop gros ou qu’il se présente par le siège, ou encore que votre bassin est trop étroit. Elle se pratique soit sous anesthésie générale soit sous péridurale. Lorsqu’elle est décidée au dernier moment, ce sera toujours l’anesthésie générale qui est plus rapide à mettre en place.

Vous ne devez pas vous inquiéter si vous êtes contrainte d’avoir recours à l’une de ces méthodes, ceci est dans votre intérêt et dans l’intérêt de votre bébé.

Deux Dziriyatnautes racontent leur accouchement ….

Nous avons recueilli le témoignage de deux dziriyatnautes qui ont accepté de nous faire partager ce moment unique.

Voici le témoignage de la première membre :

“Le 26 juin, j’ai eu des douleurs qui se rapprochaient de plus en plus, la matinée c’étaient chaque 20 minutes, l’après-midi chaque 10 minutes, puis vers 17h c’était chaque 5 minutes, mais je ne me doutais absolument pas que j’étais en plein travail parce que la poche des eaux ne s’était pas rompue.
Je demande à mon mari de me conduire à l’hôpital, espérant qu’on me retienne tellement les douleurs étaient insupportables (des contractions par les reins) ! Je prends une douche fissa, je mets une jupe longue et un haut et mon sac avec mes papiers (rayha n7awess) et ma valise de maternité était déjà dans le coffre de la voiture depuis des jours … et je priais ALLAH qu’on me garde, vu que la veille la sage-femme ne voulait pas me garder à l’hôpital.

J’arrive à l’hôpital vers 19h, les infirmières me réceptionnent, je pleurais comme une madeleine … elles ont senti que c’était sérieux, la sage-femme me fais le toucher, j’étais ouverte à 3 doigts , elle me dit que je suis arrivée à temps (heureusement pour moi sinon je n’aurai pas ma péridurale) et elle me sort la phrase magique : “On vous garde” ! Dans ma tête, j’entends “HAALLEELUJA HALLELUJA”, j’en ai pleuré de joie. Les infirmières me demandent de leur donner un échantillon de mon urine, elles me font un prélèvement sanguin et on me place le cathéter pour les perfusions de glucose. On m’installe dans la salle d’accouchement, où chaque salle porte un nom de fleur, la mienne s’appelait “les lavandes”, je n’oublierai jamais ce nom, mon mari m’accompagne, on lui demande de porter la fameuse blouse bleue.

À 20 heures, on me déshabille, l’équipe des anesthésistes arrivent pour me mettre sous péridurale. 20h20 je commence à ressentir un drôle d’effet, des frissons, les douleurs s’atténuent, c’était sympa j’avais une petite manette pour injecter davantage si l’effet de l’anesthésie diminuait. Et on nous laisse seuls (moi et mon mari), j’ai même pu dormir quelques heures dans la salle, la sage-femme venait me voir chaque 40 minutes pour vérifier l’état de mon col, le parcours de mon bébé s’est fait en douceur, 1 cm d’ouverture supplémentaire chaque 1h et à 4h du matin la sage-femme m’annonce que je peux pousser désormais. La salle était pleine de gens : une sage-femme, une auxiliaire puéricultrice et deux infirmières qui surveillaient ma tension et le taux d’hémoglobines, l’une d’elles, mettait sa main sur mon ventre afin de guetter les contractions vu que je ne les sentais pas avec la péridurale.

La sage femme me dit que ça va durer 30 minutes maximum pour tenir enfin mon bébé dans mes bras, mais au moment des poussées, je n’étais pas très efficace, j’ai bien commencé mais à la fin je sentais que je ne fessais rien. La tête du bébé commençait à sortir, puis son épaule… et là je bloque … On appelle en urgence le chirurgien gynécologue et là j’ai commencé à paniquer. La gynécologue me demande de pousser, mais toujours rien, l’autre épaule du bébé était bloqué. Soudain, je vois les spatules dans leur emballage, mon mari me rassure, et je sens les spatules pour écarter le passage (indolore). À 4h34, je sens mon bébé sortir, et oui même avec la péridurale ça se sent, et au moment de la sortie du bébé, toute l’équipe l’accueille avec des cris de joie comme si s’était le leur , on dépose ma fille sur ma poitrine directement, j’entends sa petite voix toute mignonne on dirait un chaton, j’ai versé une larme de joie et je lui fais un bisou sur sa tête, elle a serré le doigt de mon mari et s’endort, on me la laisse contre ma peau un bon moment, le temps qu’on me fasse les points de sutures car j’ai eu une épisiotomie.

Après l’accouchement ma tension chute ainsi que mon taux d’hémoglobine, on me surveille de près pendant 4 heures dans la salle du travail, on me fait une perfusion d’une solution riche en fer, et on me met dans ma chambre avec ma fille, je reste 4 jours à la maternité et pendant mon séjour, les infirmières vérifient mon taux d’hémoglobine, la tension, les auxiliaires de puériculture vérifient combien de fois Lyne a tété… Le 3ème jour on a fait à Lyne un dépistage de maladie génétique et le 4ème jour je suis sortie avec petite princesse.

C’était une expérience inoubliable, j’en garde de bons souvenirs…et celui qui a inventé la péridurale, ned3ilou bel khir…si c’était à refaire je le ferais sans hésitation !


Voici maintenant le témoignage d’une seconde dziriyatnaute active sur notre forum :

 

Je passais le réveillon du nouvel an avec mon mari, mes sœurs et frères chez moi pendant toute la journée je prépare la déco avec eux et ma petite soeur touche mon ventre et elle me dit : “Shemsy il est bizarre ton ventre il est tout carré”. Je soulève mon t-shirt et c’était incroyable mais vrai ! C’était trop bizarre, limite il y avait des angles droits …en plus bébé ne bougeait pas trop, je le stimulais assez souvent pour qu’il réagisse… bref !
La soirée se déroule comme prévu et vers 2h je commence à souffrir d’une grosse douleur au niveau des reins. Je pleurais et impossible de rester assise ni debout avec les contractions je tremblais des jambes. Je m’assoie et me balance de gauche à droite pour soulager mon dos. Je vais voir mon mari qui joue à la Play et il me dit paniqué “non non c’est dans ta tête c’est mental il y a rien allonge toi”. Et il essaye de m’allonger et il me dit de dormir. Je me suis mise à hurler je le maudissais il a appelé l’hôpital. La sage femme lui dit que je devrais venir seulement quand j’aurais perdu les eaux, elle me conseille de prendre un bain chaud.
Je me fais couler un bain bouillant je reste dedans plus d’une heure les contractions sont de plus en plus rapprochées, elles sont toujours présentes mais atténuées dans l’eau. J’essaye de sortir de la baignoire impossible je tire de toutes mes forces et je sens quelque chose qui se déchire. je sors de la baignoire et la ppppshhhhhiiiit on aurait dit une canette. Puis tout s’enchaîne : je perds les eaux, j’appelle mon mari, il prend ma valise, j’appelle l’hôpital pour les prévenir. J’habite au 3ème sans ascenseur je suis pliée en deux, je descends les marches une à une, mon mari croit que je fais semblant “Arrête c’est mental il y a rien redresse toi c’est bon” et pendant toute la descente j’insulte starfallah toute sa lignée, sa famille, son patelin, tout le monde y passe … et plus je descends plus je sens une pression en bas.
Il roule comme un malade jusqu’à l’hôpital prends les dos d’âne à fond en 5 min on y est, je mets ma main en bas et je sens un truc qui sort je me mets à flipper il va chercher un fauteuil roulant et m’emmène en courant aux urgences maternité je suis toujours pliée en 2… la sage femme me demande de me lever de la chaise je lui explique que je n’y arrive pas. Elle lève les yeux, soupire et me dis de faire un effort… elle m’aide à me lever, me donne un pot et me demande de faire pipi. Je me mets à crier que je ne peux pas ! Que j’ai trop mal et que la tête sort. Cette ***** me dit que je ne vais pas lui apprendre son travail, que je peux pas être dilaté à 9 cm en l’espace de 5 minutes. Elle m’allonge, me retire mon pantalon et là je vois ces yeux qui ressortent, elle se met à courir et en 1 minute, je suis mise sur un brancard et on me dit que la tête est bien avancée et que je ne dois surtout pas pousser. Sauf que moi, depuis que j’ai perdu les eaux, je pousse à chaque contraction car ça soulage la douleur …
Il est 5h40, on m’installe en deux minutes, je commence à pousser et je hurle comme une malade (parait-il que tout le service m’a entendu) ! La sage-femme me sort un ciseau car mon bébé a une grosse tête. J’arrête de pousser et je l’insulte, je regarde mon mari je l’attrape par les cheveux : “Sur la tête de ma mère dis lui qu’elle range ces ciseaux sinon je pousse plus”. Elle le repose, je me dis que je risque des déchirures je m’en moque complètement et là l’ange est apparu sous la forme d’une stagiaire qui propose de me verser de l’eau additionnée à de la glycérine pour que sa passe. Ça m’a fait un bien fou, le bébé glisse comme du savon, elle fait sortir les épaules et me propose de le sortir. Je tire mon fils et le pose sur moi ……………….. Pffffiiiiooooooooouuu indescriptible ! je pleure, je rigole, je l’embrasse … et là je capte que mon mari était à côté pendant l’accouchement au début et qu’il criait “Vas-y, ça fait pas mal !!” (l’enflure)

Go go et puis plus rien je m’en rends compte une fois que j’ai mon fils. Mon mari le regarde et dit “Il est tout sale Ahhh”, il eclate en sanglots et sort. Il revient 3 minutes plus tard et quand je lui demande pourquoi il est sorti, il me répond : “Je veux pas que mon fils me voit pleurer, il va me prendre pour un ***”.

Mon trésor est arrivé à 6h13, ça a duré moins d’une demi heure. 4.3 kg de bonheur !

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