Parfums

El Wouroud, groupe de parfumerie algérien

El Wouroud

un savoir-faire français associé aux fragrances arabes et hautes technologies, c’est la rencontre de l’Orient et de l’Occident dans un flacon.

La passion française pour les parfums élégants n’a pas quitté l’Algérie en 1962 : elle est simplement devenue algérienne ! Un an à peine après l’indépendance de son pays, la famille de Mohammed Bachir Djedidi fondait la première parfumerie algérienne, reprenant à son compte le savoir-faire français, qu’elle allait combiner aux senteurs arabes. Mohammed Bachir Djedidi, le fondateur de a souhaité créer une gamme de parfum moderne. Le siège social de sa société est situé en plein sahara, dans la magnifique ville d’El-Oued, à 500 kilomètres environ au sud-est d’Alger. Le moindre détail architectural a été soigneusement étudié et le bâtiment, auquel les employés accèdent grâce à un bus de ramassage climatisé, dispose d’un excellent restaurant : une véritable fleur (El Wourdoud signifie les fleurs en arabe) qui a éclos sur le sable du désert.

L’atelier d’antan s’est transformé en la plus grande entreprise de son secteur en faisant fructifier la rencontre des traditions occidentale et orientale. Baptisée Wouroud par Mohammed Bachir Djedidi, qui y travaille depuis 1983, elle exporte depuis plusieurs années une part importante de sa production – environ 15 % – vers le Maroc, la Libye et le Moyen-Orient.

« Après avoir achevé mes études de chimie, lorsque j’ai pris les commandes de la société, j’ai immédiatement misé sur les hautes technologies. Un important programme de modernisation, lancé en 1987, a permis d’améliorer nos capacités de recherche et développement. Dès l’année suivante, le lancement de l’eau de toilette Sixième sens à été un très gros succès. Elle reste la plus vendue en Algérie à ce jour », assure le P.-D.G. du Groupe Wouroud.

Les innovations s’enchaînent depuis lors : la société a par exemple été la première entreprise algérienne à utiliser le code-barre en 1993. Ce procédé permet la gestion des stocks par lecture optique, une nouveauté appréciable quand on doit gérer plus de 315 articles différents. Le Groupe Wouroud s’est également doté en 1994 d’un département marketing, une spécialité pratiquement inexistante dans l’Algérie du début des années 90. Enfin, il créa le premier site Internet d’une entreprise commerciale algérienne.

« Nous générons un chiffre d’affaires de 10 millions de dinars environ (132 465 euros), grâce à l’élargissement de notre gamme de produits, qui va des parfums aux eaux de toilette en passant par les déodorants et cosmétiques. Aujourd’hui, nous voulons améliorer nos techniques de fabrication pour obtenir le certificat de qualité ISO 9000, première étape vers la conquête de nouveaux marchés à l’étranger », raconte Mohammed Bachir Djedidi.

Il se prépare à une concurrence accrue sur le marché algérien d’ici quatre ou cinq ans, dans le contexte d’une économie de plus en plus ouverte qui facilitera l’importation des produits européens. « Nous contrôlons heureusement la moitié des sources d’approvisionnement des ingrédients que nous utilisons, ce qui signifie que 80 % des coûts de fabrication sont générés en interne. Nous sommes donc bien armés pour faire face à la concurrence et protéger notre part de marché, affirme-t-il, d’autant plus que nos parfums, développés en collaboration avec des entreprises françaises, sont des produits bien élaborés, bien présentés, très riches, présents sur le marché depuis de nombreuses années de façon ininterrompue. »

 

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