Echorouk rompt le jeûne avec les deux femmes les plus pauvres en Algérie


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Ce sujet a 8 réponses, 4 participants et a été mis à jour par kipina, 9 h 09 min, 11 mars.

9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
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  • #6235
    Dziriyatnaute

    Lounja

    Elles s’alimentent de racines, de tubercules et de figues de barbarie : Echorouk rompt le jeûne avec les deux femmes les plus pauvres en Algérie

    Il était 19 heures 30 avant-hier lorsque l’équipe d’Echorouk est arrivée au village de Mezizoui, dans la wilaya de Mila, rendre visite, sans prévenir, aux deux femmes les plus pauvres d’Algérie… Nous avons frappé à une planche qui sert de porte au semblant de taudis qui se dressait devant nous… la porte s’est ouverte sur les deux femmes, penchées sur une pseudo table de Ftour “garnie” de quelques figues de barbarie, un peu d’eau et du couscous sans viande, sans sauce ni autre condiment…

    * Le décor était frappant lorsqu’on pense aux familles qui garnissent de plats les plus riches et les plus délicieux leur table du ftour, qui font même plaisir à leur animal de compagnie en lui achetant différents types de viandes… Nous avons pensé à ceux qui mangent du caviar, le homard et autres mets dont on ignore même le nom. Nous nous sommes rappelés les promesses électorales qui précédent chaque élection communale ou législative. .. Yamina et Soltana ont peut-être donné leurs voix à ces candidats…

    * Ces deux femmes ont plus de cinquante ans, elles sont petites et menues, malades et handicapées à cent pour cent… Si certains ne peuvent se permettre d’acheter de la viande durant Ramadhan, Yamina et Soltana ne peuvent même pas s’offrir le luxe de se soigner ou de se rendre chez le médecin.

    * Echorouk a déjà eu à se rendre chez les deux sœurs en mai dernier et souhaité que l’aide suivant la parution de l’article ne soit pas conjoncturelle… Mais Soltana et Yamina nous ont dit textuellement : «Nous ne voulons pas d’argent, ni de logement, mais nous voulons juste ne pas avoir faim, ni avoir froid, l’hiver».

    * Les aides qui ont suivi la parution du reportage d’Echorouk, étaient conjoncturelles, certains ont offert de la vaisselle, d’autres des couvertures, et un des bienfaiteurs a équipé les sœurs d’une parabole et d’un téléviseur que les sœurs ne se lassent pas de regarder.

    * Nous avons hésité à poser la question de peur de connaitre la réponse… «Avez-vous reçu le couffin de Ramadhan ?». Yamina qui rampe sur le visage n’a peut-être jamais esquissé un sourire, mais là, elle rit de notre ignorance.

    * Nous aurions voulu vous montrer l’endroit où se trouve la bicoque en pierre des deux sœurs, un endroit infesté de serpents et de rats, alors que les insectes vivent carrément à l’intérieur. ..

    * Pourtant, après la publication de notre reportage, des milliers de bienfaiteurs ont dit être prêts à aider ces femmes, le maire et les services des affaires sociales leur ont rendu visite… Après ? Plus rien. La campagne était terminée. Terminé également le stock de nourriture offert à l’époque, Ramadhan est très dur, dans des conditions aussi dures et misérables.

    * Yamina et Soltana étaient heureuses de nous voir à quelques minutes de la rupture du jeûne. Elles nous ont conviés à partager leur repas… Ces figues de barbarie qu’elles ont appris à cueillir même en rampant, elles ne ressentent plus la douleur des épines qui leur écorchent la peau…

    * Il était difficile de rester dans cette masure. Les femmes se rappellent leur mère qui prenait soin d’elles, et leur père mort depuis bien longtemps. La mère est décédée il y a six ans, et depuis, les deux sœurs rôdent dans les fourrés à la recherche d’un petit quelque chose à manger. Pire. Dans ce village de Mezizoui, relevant de la localité de Bouilef qui, elle, dépend de l’APC d’Amirat Aras (daïra de Bainen), la vie est impitoyable. Il est impensable de croire que les deux sœurs n’ont rien eu à se mettre sous la dent à la rupture du jeûne. Elles ont réussi le soir à obtenir un bout de Zlabia d’un bienfaiteur. L’âge et l’handicap ne leur permettent pas de ramper 5 kilomètres jusqu’à la maison de leur autre sœur pour avoir de la nourriture, mais celle-ci leur apporte dès qu’elle peut, un peu à manger pour tenir quelques jours.

    * Malgré l’état de délabrement, la misère, le spectre de la mort qui plane sur le taudis, un taudis qui n’est pas raccordé au réseau d’eau potable, les deux femmes ne manquent pas de remercier le bon Dieu, ainsi que tous les donateurs qui ont eu une attention pour elles. Soltana nous confie que dès qu’il n’y a plus de nourriture, elle a peur de la mort.

    * Nous partons en emportant cette phrase dans nos têtes. Nous essayons de contacter le maire d’Amirat Aras qui est aux abonnés absents. A la direction des affaires sociales de Mila, personne ne veut nous parler, car le directeur (en congé) a donné l’instruction de ne pas répondre à la presse. Les services de l’insertion sociale ont pour leur part reconnu que la distribution du couffin connait un retard et ont promis que l’opération touchera en premier les deux sœurs… à supposer que celles-ci puissent tenir tête à la misère et à la faim et vivre aussi longtemps pour recevoir ce couffin.

    Nasser et Nassim A. / Version française Zineb A.

    #30959
    Dziriyatnaute

    Lounja

    C’est vrai que cet article fait froid dans le dos

    #30960
    Dziriyatnaute

    moumout

    C’est inadmisible, que Dieu soit avec ces femmes pendant RAMDHAN

    #30961
    Dziriyatnaute

    magnolia

    bien que le sujet date mais je voulais le remonter car quand on avance dans le temps les choses sagravent et sont encore plus difficile meme si larticle parle que de 2 femme Yamina et Soltana moi je me demande ya combien de Yamina et Soltana en algerie…la aussi je dis une chose, lune des lois divine disent ma ja3a fakiroun ila bitoukhmati ghaniy…

    #30962
    Dziriyatnaute

    kipina

    les lois divines ne suffisent pas à rendre les gens plus compatissants,
    la religion s’arrête-t-elle à la porte des mosquées?? ET DANS LA PRATIQUE
    QUE FONT LES(dits) CROYANTS FACE A CE GENRE DE SITUATION? COMMENT PEUT-ON ACCEPTER
    CELA?

    #30963
    Dziriyatnaute

    magnolia

    je pense qu on algerie il ya 3 probleme majeur, le vol, le manque dorganisation et de ressencement des cas necessiteux qui doivent avoir la priortie mais auss un manque flagrant au niveau des associations qui prennent en charge les differents problemes dans les differents secteur sante, pauvrete…etc.
    malheruesment meme les ame charitable parfois donne avec un etat depsrit choufiniya et ne cherche pas vraiement ces personne necessiteux pr les aiders.
    c pr sa chaque famille doit privilegier ceux de sa famille qui ont besoin avant de passe a dautre si tt le monde fait sa on serais certain que tt le monde pourra manger.

    #30964
    Dziriyatnaute

    kipina

    magno en attendant les assos, et l’état qui s’en fout.
    celui qui qui n’a pas de famille doit creuver de faim?
    si aider sa famille est une obligation à mon avis
    aider les plus démunis est une nécessité c’est aussi mon avis.
    et pont besoin de passer des journées entière à évoquer dieu et ses saints
    si les mains ne se tendent pas vers les plus démunis, c’est aussi mon avis.
    triste pays, triste réalité.

    #30965
    Dziriyatnaute

    magnolia

    pr sa je blame les gens qui vivent a cote les premiers c les voisins car c les premier qui savent la situation parfois avant la famille, le bouche a oreille circule comme du vend pr faire passer les autre nouvelles mais quand le sujet necessite de passer le message tt le monde devient muet.
    en premeir c lentourage proche ceux qui habite la region.

    #30966
    Dziriyatnaute

    kipina

    d’accord avec toi, le bouche à oreille sert plus à colporter des ragots qu’à voir le voisin qui crève de faim. :,-( :,-(


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