La recherche d’approbation parentale


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Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par magnolia, 7 h 17 min, 2 avril.

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    Dziriyatnaute

    Lounja

    [size=28]La recherche d’approbation parentale [/size]

    Chers amis, la question philosophique du jour est : Sommes-nous réellement indépendants dans nos choix ou recherchons-nous toujours l’approbation d’autrui ? Combien d’hommes et de femmes peuvent affirmer se ficher complètement de l’approbation d’autrui pour réaliser un projet important ? Il ne s’agit pas ici de se contenter de demander un avis ou un conseil, mais de rechercher, consciemment ou non, une sorte de permission d’agir. La plupart d’entre nous souhaitons l’approbation de nos actes ou de nos choix par nos proches, notre conjoint ou nos parents… Le problème est que la recherche systématique de l’approbation d’autrui est souvent source de souffrance. Lorsque l’on se préoccupe trop de ce que vont penser nos parents, ou plus généralement notre famille, de nos actes ou de nos choix et que cela génère un sentiment de frustration, il faut peut-être se remettre en question. En effet, si vous vous estimez capable de prendre vos propres décisions, pourquoi souhaiter qu’elles soient entièrement approuvées par autrui ?

    Quand la recherche d’approbation vous freine

    Il est fréquent que soit soulevée sur notre forum la question de l’approbation d’un mariage entre deux jeunes adultes par leurs parents. Bien sûr, dans les familles traditionnalistes il y a le protocole, qui exige que l’on fasse approuver son union par ses parents. Ce problème est fréquent dans les familles orientales où, par ailleurs, le fait de se conformer aux désirs de ses parents, même à l’âge adulte, est vécu comme un devoir par tous ceux qui suivent les traditions. Mais le fait que des couples soient tourmentés à l’idée que leurs parents désapprouvent leur union est en réalité une préoccupation universelle. Même si dans certaines familles l’on vous dira que chacun est libre de faire ce qu’il veut, on s’apercevra que, dans les faits, l’affirmation doit être nuancée. Ainsi, une jeune femme d’origine italienne nous expliquait que ses parents lui avait dit que si l’homme de sa vie était une personne d’origine non-européenne, ils s’en accommoderaient, tout en l’avertissant gentiment de leur éviter ce désagrément avec un “Mais si tu peux, évites…”. Le message a été perçu comme ambigü par la jeune femme que nous évoquons. En effet, le “mais” qui nuance la première affirmation de ses parents laisse supposer qu’elle prendrait le risque de les décevoir dans le cas où son partenaire n’était pas du goût de ses parents… Certains, pour ne pas décevoir les attentes de leurs parents, renoncent donc à une relation amoureuse et se soumettent docilement à leurs attentes. En outre, il ne faut pas se borner à croire que les parents qui obtiennent de leurs enfants un comportement docile usent forcément de violentes menaces. Ils expriment souvent leur veto par le non-dit ou avec des phrases subtiles suggérant leur déception, accompagnées d’un soupir qui en dit long sur leur “désarroi”. Et quand l’enfant, ou plus exactement le fils ou la fille adulte, se soumet au désir de ses parents en renonçant à son projet, ce n’est en général que pour le regretter plus tard. En effet, peut-on construire une vie d’adulte épanouie sur des bases aussi fragiles, faites du renoncement de ses propres désirs ? Et comment réussir sa vie d’adulte si l’on recherche systématiquement une approbation totale de ses parents ? Cette angoisse est souvent un puissant frein dans la vie. Les personnes qui en souffrent ont peur de prendre des décisions qui les engagent et ont une peur paralysante de l’échec… On comprend bien que derrière cette recherche d’approbation il y a la peur de décevoir, de perdre l’amour de ses parents. Cet obstacle est hélas difficile à surmonter car, souvent, le sujet n’a pas conscience du fait que son angoisse le paralyse, ou alors, bien que conscient du problème, n’envisage pas la possibilité de passer outre le regard désapprobateur de ses parents.

    Comment s’affirmer

    L’obstacle psychologique en question est d’autant plus difficile à surmonter qu’il se transmet de génération en génération. La plupart du temps en effet, les fils et les filles héritent des inquiétudes viscérales de leurs parents. On découvre que les désirs des parents expriment la pression qu’ils ont eux-mêmes subie lorsqu’ils étaient sous l’autorité de leurs propres parents. Les parents inquiets donnent des enfants inquiets ! Le problème de fond réside dans le fait que les parents n’ont pas acquis de valeurs individuelles assez solides leur permettant de les transmettre à leurs enfants… Même s’il existe des cas exceptionnels. Il arrive également que des parents aient des attentes contradictoires. Telle mère, par exemple, veut que sa fille soit plus libre qu’elle ne l’a été plus jeune et projette sur sa fille le désir d’émancipation de sa jeunesse, mais en même temps, ne peut s’empêcher de lui imposer les dogmes de son éducation traditionnelle. De cette façon, la fille perçoit un message contradictoire et ne peut en tirer des valeurs claires et structurantes. Précisons qu’il y a des inhibitions saines et que l’enseignement d’un savoir-vivre permet à un individu de vivre avec ses semblables de façon appropriée. Le manque de repères découlant d’une absence totale d’éducation (même basique) engendre elle aussi certains maux, comme l’incapacité chez l’enfant à ressentir de la compassion pour autrui .etc., néanmoins, de puissantes contradictions dans l’éducation parentale sont déroutantes. C’est le cas lorsqu’un parent dit à son enfant qu’il est important d’épouser la personne que l’on aime, tout en lui faisant comprendre que son devoir est d’accepter un mariage arrangé ! Pour pouvoir se dégager de l’emprise psychologique exercée par ses parents – à supposer que l’on en ait réellement la volonté ! – il faut pouvoir être clair avec ses propres désirs et objectifs dans la vie. Et puis il faut savoir (et accepter) que certains parents sont gênés par la réussite de leur fils ou de leur fille, même si cela est paradoxal dans la mesure où ils veulent son bonheur. En effet, il s’agit d’un paradoxe indépendant de l’amour qu’ils éprouvent pour leur enfant, qui est davantage lié à un sentiment de culpabilité (ils pensent : “en tant qu’ascendant, j’aurais dû réussir en premier pour montrer le chemin à mon enfant”). Enfin, certains parents veulent voir en leurs enfants la prolongation de ce qu’ils sont, de ce fait, ils peuvent mal vivre le fait que ces derniers se démarquent d’eux. Si vous êtes prêts à voir vos parents tels qu’ils sont et à les considérer comme des personnes qui ont leurs faiblesses, alors non seulement vous leur pardonnerez leurs éventuels caprices, mais en plus, vous serez capable de surmonter votre besoin d’approbation systématique !

    Auteur : L’équipe de Orientale.fr
    Mis en ligne : Lundi 15 Juin 2009 à 04:32 CEST.

    #37113
    Dziriyatnaute

    magnolia

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