Le karakou


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Ce sujet a 10 réponses, 8 participants et a été mis à jour par amane, 13 h 55 min, 28 mars.

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  • #9501
    Dziriyatnaute

    chahrazadz1955

    Le karakou, ce costume d’apparat et de luxure, est intimement lié à l’histoire d’Alger la blanche. Les modes ottomane, levantine ou andalouse ont influencé son évolution.

    Au 16ème siècle, Alger éclate de richesse, elle est l’une des plus riches villes de Méditerranée. On y dénombre 850 000 habitants au 17ème siècle (contre 10 000 en 1830) : elle “dépasse alors Palerme, Rome, Marseille ou Venise”. Mais l’absence de famille royale, sous les Ottomans, fait qu’il n’y avait pas de richesse tapageuse explique Leyla Belkaïd. Un luxe discret en somme, mais qui sait se faire fastueux pour les fêtes dont raffolent les Algériennes, depuis des siècles….

    Aujourd’hui, ce costume, qui fait partie intégrante de la culture algérienne et algéroise en particulier, redevient “tendance”! Les couturiers de la capitale rivalisent de créativité! Il en va de même pour les couturières de Blida, Médéa qui ont leur cachet. A Alger, les femmes portent le karakou avec le sarouel ou avec le pantalon bouffant (dont son origine viendrait des cavaliers des steppes d’Asie). A Tlemcen, le karakou est également très prisé, mais on constate que les couturiers préfèrent le réaliser avec une jupe évasée ou une jupe sirène. Une cliente nous a même dit que ce type de karakou était typiquement tlemcenien.

    Mais pourquoi ce costume, pourtant si élégant n’arrive pas à “percer” dans le monde? Pourtant sa coupe très moderne et féminine a inspiré les plus grands couturiers. De plus, son avantage réside dans le fait qu’il peut être travaillé dans plusieurs matières différentes, rehaussé de fils d’or, des perles, de broderie… alliant le traditionnel et le “design”. Chaque algérienne aura un karakou différent de sa voisine puisque c’est un pur produit artisanal…

    Bref ! Ce vêtement se prête aux créativités les plus folles ! Mais la créativité, il n’en manque pas en Algérie, il manque peut être un évènement qui permettrait de canaliser la création et de rendre hommage aux stylistes de mode, aux brodeuses et à toutes ces personnes qui travaillent dans l’ombre avec passion pour réaliser un karakou toujours unique et sublime !
    Le karakou est le vêtement traditionnel qui rassemble toutes les algériennes, il est porté dans les quatre coins du pays… Récit d’un vêtement mythique!

    Ce vêtement est né à Alger au XV ème siècle, et était porté au départ par l’aristocratie algéroise lors de fêtes, mariages, cérémonies de circoncisions… cet habit qui a des siècles d’existence à su s’enrichir d’influence diverses. Il exprime parfaitement le raffinement des sublimes algéroises. Le karakou est composé d’une veste brodée de fils d’or réalisée par des orfèvres de l’artisanat. La réalisation d’un karakou qui est une pièce unique peut duré une année entière ou plus.

    La broderie est réalisée sur du velours de bonne qualité, le choix de ce tissus s’est réalisé car il exprime le luxe et le raffinement et cette matière est résistante.

    Ce vêtement n’a cessé de se moderniser au fil des siècles, appelé “Ghlila” vers le 15 ème siècle, il devient le “karakou algérois”, la différence entre les deux costumes est que la Ghlila possède un décolleté, et le karakou est cintré à la taille. Quand aux broderies, elles sont restées linéaires, aux motifs géométriques, avec également des représentations de végétaux. La devanture de certains caracos sont brodés de beaux paons. Il va sans dire que le motif le plus répandu à cette époque-là reste le modèle décoratif caractéristique d’une veste masculine appelée kabbut (caban). Ce dernier est agrémenté de rosaces. Les Algéroises relèvent ce motif circulaire sur le caban pour ses décorations brodées au fil d’or. A cette époque, le velours est indissociable de la veste de cérémonie algéroise, car moins coûteux que le brocard et il résiste mieux sur le textile européen.
    Ainsi, le caraco des années 1930 du XXe siècle « associe un buste dont la coupe est inspirée de la casaque à basques européenne à des manches issues de la ghlila djabadouli algéroise et une ornementation inspirée de celle des cabans masculins ». Cent ans après la conquête d’Alger, la veste de cérémonie a subi des transformations. Elle est de moins en moins répandue mais perdure tout de même. Le caraco de cérémonie devient une pièce rare, et vers le milieu du XXe siècle, les décorations circulaires brodées sont troquées contre de simples broderies avec de petites boutons lignés sur la devanture. Cependant, le caraco conserve sa forme cintrée qui s’évase à partir de la taille. On assiste durant ces années-là, à l’apparition d’un modèle droit et court, nécessitant moins de velours. Il s’agit d’un boléro sans manches qui remplace parfois le caraco. Entre le XIXe siècle et le milieu du XXe siècle, la société algéroise a subi des mutations profondes. Le costume algérois a, lui aussi, subi des métamorphoses. Le caraco, descendant du costume ouvert, fait de brèves apparitions durant la guerre de Libération nationale. Après l’indépendance, l’amélioration du niveau de vie de la population s’accompagne d’un renouveau du caraco algérois. Des variations de formes s’opèrent, présentant ainsi des manches courtes, des décolletés divers, des décorations aux motifs de fleurs, de papillons et d’oiseaux ainsi que de paillettes et de petites perles de couleur claire. Les débuts des années quatre-vingt sont ponctués d’un modèle de caraco printanier, plus classique et plus imposant. Le caraco retrouve sa coupe originale, cintrée, évasée à partir de la taille et aux manches longues. Les broderies, réalisées à la technique de fetla ou de medjboud, sont axées sur des motifs végétaux. Des spécialistes reconnaissent aujourd’hui que la qualité de certaines broderies faites à la main a toutefois perdu de sa finesse et la précision des ancêtres des siècles précédents. En effet, plus que Tlemcen ou Constantine, Alger a enregistré la disparition partielle de son artisanat local durant la période coloniale, ajouter à cela la qualité des velours et des fils dorés ou argentés.


    #114670

    ce que t’as ecrit c’est trés instructif merci, par contre les karakou sur les photos j’aime pas sauf le 2eme en violet, mais bon les gouts et les couleurs ça ne discute pas

    #114671

    j’ai remarquer dernièrement une nouvelle tendance pour les “seroual” des karakou que j’ai vu dernièrement une marié le porté au lieu d’un seroual chalka ou mdaouar ils font un genre de seroual comme boudalioua ou comme les algérois l’appel seroual loubya mais un peu cour comme un panta cour (j’ai pas trouver de photo sur le net pour vous montré)
    alors je voulais savoir si vous aimer ça!!! :confus:

    #114672

    y a personne pour me répondre?!! 🙁

    #114673

     D’apré ce que jé compris c pantallon ALLADIN c’es ca ?

    #114674

    oui oui c ça mais plus cour, mon cousin qd il a vu il ma dis on dirai un cavalier lol
    es ce que c’est jolie? pcq le panatlon de mon karakou j’ai pas decidé comment je v le faire :je-reflechis:

    #114675

     C tré joli et tré tendance aussi, ma voisine a porté nhar hannatha avec le pantallon ALLADIN tré cour et dé chaussur courbé doré wawwww je te raconte pa  

    #114676

    oui c vrai on ce moment c la tendance de porté des karakou avec pontalon loubiya et c fini les karakou en velours il font avec du tissue

    #114677

    c’est la tendance de porter serwal loubya mais personellement je pefere serwal chelka ou mdower c’est plus jolie à porter avec un haut broder de fétla et mejboud :mariage:

    #114678

    je trouve cela tellement beau  :lov

    #114679
    Dziriyatnaute

    amane

    le karakou est indémodabe moi je le porte chaque occasion j’ai un de fetla en Move et autre de Mejboude en BRIKe


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