Éducation

Je fais face aux caprices de mes enfants

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Les caprices d’enfants sont monnaies courantes de nos jours. Ils sont même parfois encouragés par les parents, malgré eux. Quand ils sont attirés par la facilité, les parents sont alors tentés de céder aux caprices de leurs petits chéris. Petits conseils et manière d’agir pour faire face aux crises.

Très tôt, les parents sont confrontés aux caprices de leurs enfants. Ceux-ci peuvent se montrer très colériques lorsqu’ils se voient refuser quelque chose, comme un jouet, par exemple.

«Les caprices sont une manière pour l’enfant d’attirer l’attention des parents vers lui. Ainsi, il apprend à s’affirmer tout en testant l’autorité de ses parents», indique Stéphanie Adjémian, psychologue.

Il faut noter que chaque enfant peut se montrer capricieux, même s’il ne le fait pas de manière régulière. Souvent impressionnés et déstabilisés par la colère de leurs enfants, certains parents éprouvent la crainte de devoir les contrarier et acceptent de se plier à leurs «ordres». En effet, il est difficile, après une longue journée de travail de faire face aux cris. L’humeur est souvent à la détente et à la tranquillité du corps et de l’esprit. Certains ne sont donc pas en mesure de réaliser de grands efforts pour affronter un enfant capricieux.

«C’est dans l’air du temps, les parents font de moins en moins preuve d’autorité vis-à-vis de leurs enfants. Il y a 25, 30 ans, les parents étaient encore assez fermes. Aujourd’hui, les nouvelles générations font de moins en moins preuve d’autorité. A force d’entendre de part et d’autre qu’il est important de laisser la liberté à l’enfant, ils craignent de paraître trop sévères», explique la psychologue.

L’absence auprès de leurs petits, la majeure partie de la journée, amène aussi bien des adultes à culpabiliser. Ils pensent qu’en accordant à leurs bambins, par exemple, la liberté de regarder la télévision plus longtemps en semaine, est un moyen de compenser cette absence. Pour bon nombre de spécialistes, les parents sont responsables du comportement de leurs enfants. En agissant sans imposer de limites, ils font de ces petits êtres, une sorte «d’enfants rois», en permanence insatisfaits.


L’importance de rester sur sa position

Pour être crédible aux yeux de ses enfants, il est nécessaire de faire preuve de fermeté. La fermeté, n’est pas synonyme de méchanceté, de hurlements, de violence, de paroles humiliantes… Non bien au contraire, un parent doit apprendre à rester maître de ses émotions et ce, quelle que soit la situation.

Pour avoir de l’impact auprès de son enfant, il est important de parler sur un ton assuré en le regardant droit dans les yeux. Ainsi, il comprendra le rôle et la responsabilité des parents. Il est également recommandé d’expliquer les refus, afin que le petit puisse comprendre les raisons qui vous ont empêchées de céder à leur caprice.

«Pourquoi ne pas proposer des activités différentes, afin de compenser et d’éviter les frustrations chez l’enfant capricieux ? Chanter une chanson, lui lire une histoire, ou encore lui proposer d’aller aider en cuisine, peut permettre d’éviter les grandes scènes de colère», ajoute la psychologue.

Par ailleurs, il est primordial que les parents se mettent d’accord sur la manière d’éduquer leurs enfants. Les contradictions peuvent aussi les encourager à faire de plus en plus de caprices. Mounira, 36 ans, est une jeune maman d’un petit garçon de 3 ans. Alors, qu’elle essaye d’instaurer des règles, son mari, dit-elle, « casse tout » ce qu’elle essaye de construire.

« Notre petit garçon nous fait des scènes de colère monstres partout, aussi bien à la maison, que dehors, au magasin, au parc, par exemple. Dès que nous refusons de le laisser plus longtemps sur la balançoire, de jouer avec lui au ballon, parce qu’il faut rentrer à la maison, il sa fâche, se roule par terre, se tape même la tête contre le sol, parfois… C’est très dangereux, cette attitude me fait peur et en plus, cela me gêne devant les gens. Je suis sûre qu’ils doivent penser que nous sommes de mauvais parents ! Pour éviter les cris, mon homme me dit : «laisse-le, après tout il est encore petit, je n’aime pas l’entendre sangloter autant le pauvre»… Malgré moi, je cède mais à l’intérieur, je bous ! Souvent d’ailleurs, nous nous disputons à cause de la manière dont chacun à de voir l’éducation de notre enfant. Je ne veux surtout pas qu’il soit «pourrit gâté» ! s’exclame la jeune femme.

Difficile de faire face aux caprices des petits, mais céder, ne fait que repousser l’échéance à plus tard. Cette action risque, d’ailleurs, de rendre la tâche encore plus délicate, car l’enfant aura déjà pris de mauvaises habitudes et ne comprendra pas pourquoi sa demande suscite le refus. Pour les parents qui redoutent de mal agir, Stéphanie Adjémian, signale qu’il est impératif de ne pas se fixer de barrières trop hautes. La frustration ne sera que plus grande, si les objectifs fixés ne sont pas atteints.

«Je préconise de donner le meilleur de soi, sans vouloir atteindre la perfection. Nul n’est parfait dans l’absolu. En effet, chaque parent se verra reprocher quelque chose, dans l’éducation de son ou de ses enfants, mais l’important est de transmettre de bonnes valeurs », ajout-elle.

Il est important de suivre ces conseils dès les premiers mois de vie afin d’éviter les peines et les frustrations.

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