Couple

Je veux refaire ma vie, mais mon entourage s’y oppose !

ma famille refuse que je refasse ma viePas évident d’aller à l’encontre des conventions sociales. Dans certains esprits, une femme veuve ou divorcée doit s’occuper de son foyer et ne pas envisager de renouer avec l’amour. Quand elles ne baissent pas les bras, les femmes qui l’envisagent, doivent se battre pour faire accepter leur nouvelle relation amoureuse. Elles nous confient leur désarroi face à leur situation.

Une femme séparée, par exemple est déjà mal perçue par une bonne partie de la société. Si elle émet le désir de refaire sa vie, cela peut déclencher davantage de foudres de la part de son  entourage. En effet, famille et/ou enfants, peuvent refuser de voir cette femme, qui est pourtant en droit de partager ses sentiments, passer le restant de ses jours en compagnie d’un autre homme, que son ex-époux. Elle ne commet pourtant aucun pêcher, mais lorsqu’elle se heurte aux vetos, elle est la proie de brimades et de remarques désobligeantes… Elle qui a si longtemps agi seule, gérer son foyer sans l’ombre d’un homme et qui s’est pliée aux conventions sociales apprend, malgré elle, à faire face aux critiques. Se sentant incomprise, elle ne sait plus sur quel pied danser et faire valoir ses souhaits. Si ces pressions morales et sociales empêchent certaines femmes veuves ou divorcées, de tisser des liens affectifs avec un autre homme, d’autres plus téméraires osent affronter les qu’en-dira-t-on.

Habiba, 47 ans, Mes enfants n’acceptent pas de voir un autre homme prendre « la place » de leur père
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«J’ai 47 ans, Je suis veuve, j’ai deux enfants, de 19 et 22 ans. J’ai rencontré un chic type au travail et nous songeons à nous marier. Le problème est que mes enfants ne souhaitent pas en entendre parler. Quand j’évoque la possibilité de leur présenter, ils refusent catégoriquement de le voir. Ils prétextent ne pas être prêts mais surtout, ils pensent que cet homme viendra remplacer leur père. Je leur explique pourtant que leur papa ne sera jamais remplacé, qu’il gardera toujours une place très importante dans nos cœurs. Ils ne veulent rien entendre et je ne sais plus comment réagir à cette situation. Je suis partagée entre le désir de prendre ma vie en main, mais aussi celui de ne pas les contrarier. Difficile, de faire face aux doutes, de faire accepter, cet homme qui n’est qu’un inconnu à leurs yeux, mais que j’aimerais tant qu’ils découvrent», indique Habiba, 47 ans.

La maman c’est sacré ! Diront beaucoup et pour eux, il est inconcevable de l’imaginer en compagnie d’un autre homme, que leur propre père. Si certains enfants refusent d’accepter le choix de leur mère, c’est en partie lié à la peur de ne plus être le centre d’intérêt, de se sentir exclus.

Fatima, 35 ans , « Ma famille n’a pas confiance en mon futur époux »

L’inconnu fait peur au départ, et il est normal de ressentir quelques réticences, quelques gênes avant que la relation avec une personne étrangère à la famille, ne s’établisse. Cependant, certaines personnes ne semblent faire aucun effort pour accepter le futur époux de leur fille et ce, même s’il pourrait faire son bonheur. Fatima, 35 ans, est confrontée à cette situation. Divorcée depuis deux ans et sans enfants, elle souhaite connaître, à nouveau l’amour.

«J’ai rencontré Ismaël, il y’a tout juste un an. Les choses sont allées très vite entre nous, il a tout de suite été question de mariage. J’ai clairement exposé mes attentes dès le départ, même si je suis divorcée, je ne suis pas une femme « légère » ! Bien intentionné, mon homme ne s’est pas enfui, au contraire, il s’est davantage attaché à moi. Le problème est que mes parents, mes frères et soeurs, n’acceptent pas cette nouvelle relation. Ils me disent que c’est trop tôt, que je ne suis pas sérieuse, que cela ne se fait pas de se marier après un divorce récent… J’ai beau leur dire que je me sens prête, que je ne souhaite pas rester sur un échec, rien n’y fait, la peur de ce que pense ou dira l’entourage, les voisins, prime sur mes aspirations. Bien qu’elle ait déjà reçu mon homme, ma famille ne le supporte pas. Pourtant, il est bien éduqué, il se comporte bien avec moi et avec eux. Il sait discuter, il est propre, il a une bonne situation… Il pourrait être le gendre idéal, mais non, mes parents, trouvent le moyen de me notifier, qu’il n’est pas assez bien pour moi ! Je trouve cette manière de penser désolante et j’espère vivement que les choses changeront», confie la jeune femme.

Par crainte des a priori des uns et des autres, beaucoup de femmes décident de ne pas officialiser leur relation, de la taire. Finalement, même si cette situation les frustre, et quitte à se retrouver dans le pêcher, elles vivent tout de même pleinement leur histoire d’amour.

Crédit photo : Eugenio Marongiu

Darine Habchi
Journaliste spécialisée en presse féminine, j'aime découvrir et continuer d'apprendre sur l'être humain. Ma passion est de partager avec vous des sujets de sociétés parfois difficiles et tabous. Je vous souhaite une bonne lecture sur le site.

Un commentaire

  1. Apres un divorcée c’est pas simple de refaire confiance mais faut pas restée sur un échec
    Au contraire pour ma part ma maman m’encourage à avancer à fonder et je ne perd rien au moins j’aurai essayer

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