Parfums

Le parfum, une parure éternelle

Miss Dior

Voici que des effluves parfumées nous transportent et que ce voyage peut nous mener jusqu’aux confins de la civilisation…

L‘histoire du parfum est intimement lié à celle des premières civilisations.

Les peuples de certaines civilisations lointaines croyaient que la fumée parfumée aidait les morts à passer dans l’au-delà. C’est pourquoi ils brûlaient leurs morts avec du bois et de l’encens.

La toute première méthode de fabrication du parfum diffère grandement de nos techniques actuelles. Les Égyptiens, spécialistes du parfum funéraire, brûlaient les bois, les fruits, les fleurs et les épices pour laisser échapper du parfum. Ce n’est que bien plus tard qu’apparut la technique de macération. Au tout début, ces mêmes égyptiens laissaient tremper dans de la graisse des fleurs ou des résines et laisser macérer un certain temps pour obtenir plusieurs affinages.

La première eau de toilette s’appelait le Kyphi. Elle était obtenu grâce à un subtil mélange de raisins, de miel, de genièvre, de jasmin ou de myrrhe. Néfertiti prenait des bains de jasmin, avant de embaumer son corps d’huile de santal et d’ambre.

Les Grecs et les Romains aussi étaient de grands amateurs de parfums. Ce sont les premiers à le démocratiser et à l’utiliser en guise d’exhausteur de goût dans leurs plats. Les Romains inventent même le sapo, l’ancêtre du savon, une pâte moussante à base de graisse animale et de cendres de saponaires. À cette période, Rome était considérée comme la capitale du parfum.

Au Moyen Age, le parfums retrouvent un intérêt certain grâce aux Arabes qui utilisent la technique de l’alambic (distillation) pour fabriquer du parfum. C’est le médecin et chimiste Avicenne qui développera la technique de la distillation.

En Europe, c’est lors de la période de la Renaissance que certains souverains, dont Catherine de Médicis, encouragent le développement de l’industrie du parfum à Grasse. A cette époque, le parfum servait surtout à cacher les mauvaises odeurs corporelles.

Au XVIIIe , l’hygiène est de mise. La cour de Louis XV est baptisée la “cour parfumée”. L’usage d’un parfum différent chaque jour est prescrit pour les courtisans. C’est l’avènement des préparations fleuries.

Le XIXe siècle voit naître la parfumerie moderne, avec la chimie de synthèse qui permet de stabiliser les arômes.

Même si l’heure actuelle, le parfum est démocratisé, son pouvoir de séduction demeure intact.

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