Éducation

L’enfant dans la société Algérienne

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Khaled est un enfant de 13 ans, cet enfant a l’habitude d’errer jusqu’à 23h. Dehors avec ses amis, il a appris à fumer et à chiquer, il est allé jusqu’à touché à la drogue et l’alcool.

Khaled n’est ni un orphelin ni un enfant de la DAS, c’est tout simplement un enfant délaissé par ses parents, bientôt il quittera le collège qu’il juge futile et fatiguant il se mettra à voler, et à consommer de la drogue de plus en plus.

Là ses parents crieront partout que malgré leur bonne “éducation” leur fils a choisi le mauvais chemin. Khaled n’est qu’une illustration de notre vie sociale beaucoup d’enfants ressemblent à Khaled, ayant pourtant des portables, leurs parents ne leurs appellent que pour leur demander d’apporter le pain et le lait sans les questionner sur le lieu où se trouve leur enfant.

On dit bien l’enfant car de nos jours les filles comme les garçons ne sont pas protégé, et comme dans le cas de Khaled, les parents ne crient qu’après que la peine soit infligée jamais avant.
Est-ce réellement la faute de Khaled de s’être adonné à la drogue ? La réponse est toute faite : NON.

Où étaient les parents durant tout ce temps ? N’ont-ils pas vu leur fils sombrer dans l’enfer malgré son jeune âge ? Voyons la réponse qu’ils ont avancée :
Le père : « je travaille du matin au soir, une fois à la maison j’essaye de me reposer »
La mère : « j’étais trop occupé par le ménage, en plus j’ai 6 enfants je ne peux pas m’occuper de tout le monde, leurs faire à manger et leurs repasser leurs vêtements est déjà suffisant, on était pas aussi capricieux jadis. Et on ne demandait pas autant d’attention de nos parents ».
Là on se demande qui éduque les sept enfants ? On sait qui leur donne à manger et qui leur achète des choses or l’éducation donné est quasis nul où demeure le problème.

Un autre cas, un président d’une association culturelle à Bejaia témoigne :

« j’ai travaillé comme animateur dans un CEM, une fois on m’a appelé afin de contacter le père d’un élève absent depuis quinze jours, car il habitait mon quartier, je pars chercher le père, en le trouvant je lui explique que son fils s’est absenté depuis quinze jours déjà et personne de sa famille n’a signalé la cause, le père me répond “j’y vais toute de suite, est-ce que je trouverais le directeur au primaire ?”
Quelle fut ma surprise par sa question je lui réponds :” non, votre fils est au collège”, et le père me dit simplement :” depuis quand ? Je ne savais pas que mon fils a eu sa 6ème” ».

Où était ce garçon depuis quinze jours ? On se demande, il a pourtant un père mais il est aux abonnés absents.
Un autre témoignage tout aussi grave, une jeune animatrice de chorale qui travaillait à la maison de la culture de Bejaia dit :

« je croyais qu’un enfant ne savait rien de la vie sauf l’école et la maison, en enseignant le chant islamique j’en témoigne le contraire qu’un enfant, faute d’éducation, sait des choses qu’il ne devrait pas savoir en plus qu’il ne peut pas les assumer, une fois j’ai fait la rencontre d’une fille de 14 ans, qui m’a révélé étant footballeuse depuis toute petite, qu’à l’âge de 8 ans une femme la violée dans les vestiaires, et depuis elle a emprunté la voie de l’homosexualité, de là j’ai téléphoné à sa mère en lui disant qu’il faut qu’elle sache où va sa fille, elle m’avait répondu d’une voix narquoise qu’elle savait où aller sa fille en me sous-entendant que je n’avais pas à lui montrer ce qu’est l’éducation, je crois que c’est à cause de sa mère qu’elle ne peut pas s’en sortir ».

Des témoignages d’abandons des parents dans le domaine de l’éducation sont multiples, les facteurs en réalité sont simples :

– Un père n’ayant jamais été lui-même dorloté par son père ne sait pas y faire avec son fils, et pour lui la meilleure éducation est celle de la rue, car elle rend plus fort.

– La mère pressant de terminer les taches ménagères avant treize heures, afin de ne pas perdre une miette de son feuilleton turc.

Mais à quoi bon délaisser nos enfants pour des choses inutiles ? N’oublions pas que demain eux aussi nous jetterons pour ces mêmes choses et nous devrons assumer car on ne récolte que ce qu’on sème.
Faut le dire et ne pas nier que la responsabilité de l’échec de l’éducation revient aux parents en premier lieu, mais elle revient toute aussi à la société. Nous devons sauver nos enfants de cette dérive, car une fois le virage emprunté à toute vitesse ça sera trop tard. A bon entendeur.

Ayadi Zineb

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