Psycho

Les rumeurs, je les gère, ou pas !

rumeur

Indifférence, colère, mépris, a chaque personne sa manière de contourner les rumeurs qui planent sur son sujet. Les « il paraît que »… captivent les attentions mais sont cependant si blessants.

Les commérages émanent parfois de quiproquos, mais sont souvent précédés d’une intention de nuire. Pour se rendre plus intéressant aux yeux des autres, certains n’hésitent donc pas à trouver des personnes fragiles ou sensibles pour leur faire du mal. Si écouter les rumeurs circuler sur autrui peut paraître amusant aux yeux de certains, lorsqu’elles visent sa propre personne, cela l’est moins. Il y a des femmes qui réagissent avec calme et recul et d’autres qui paniquent et s’emportent. Une chose est sûre : dans tous les cas, les bruits qui courent autour de soi ne font jamais plaisir à entendre. Il faut donc apprendre à ne pas accorder trop d’importance aux dires des uns et des autres et rebooster sa confiance. Ce n’est certes pas facile, d’autant que notre société contemporaine trouve souvent ces fondements sur l’image et les apparences. Il ne faut donc pas perdre de vue que c’est justement cette image qui donne naissance aux « ragots ». D’ailleurs, plus le sujet est jeune et plus il se laisse offenser, il ne fait pas encore bien la distinction entre l’être et le paraître, puisqu’il construit sa personnalité.

Regonfler son estime de soi

Pour éviter que les rumeurs ne les atteignent certaines font mine de ne pas être touchées, même si au fond elles sont blessées. Elles tentent de renforcer leur caractère. C’est le cas de Lamia, 33 ans, maman d’une petite fille et divorcée. Son image de femme émancipée, sans mari, ne plaît pas à tout le monde.

« Depuis mon divorce, j’alimente les discussions de beaucoup de personnes, aussi bien ma famille, mon entourage professionnel, mes voisins… J’ai eu droit à de nombreuses histoires bâties autour de mon ex-mari, de mes mœurs… Au début cela m’atteignait au plus haut point, mais aujourd’hui, je fais abstraction des paroles de ces personnes. D’ailleurs, lorsque quelqu’un vient me répéter ce qu’il a entendu à mon sujet, je refuse d’entendre ou alors, je change de sujet avec subtilité ».

Utiliser des moyens de détourner l’attention sur soi, comme l’humour ou l’auto-dérision est un bon moyen pour contourner les dires des uns et des autres. Quand ce n’est pas suffisant, d’autres marquent complètement leur détachement des autres, afin de ne plus subir les ouï-dire.

Cultiver son indifférence

Chacun sait que rester de marbre devant des potins destructeurs n’est pas évident, mais pourtant, certains jouent cette carte-là. Nadia, travaille au sein d’un journal. A chacune de ses nouvelles embauches, elle a eu droit aux mêmes commérages à son sujet.

« La rumeur qui circulait le plus à mon encontre était que je n’étais pas là par hasard. Pour beaucoup, mes compétences n’étant pas à la hauteur du poste que j’occupe, j’ai dû recourir à « une promotion canapé ». Au départ, je me mettais dans tous mes états, surtout que j’ai travaillé dur pour accéder à cet emploi. Il m’arrivait même de me mettre en colère, mais à force de me heurter aux mêmes problèmes à chacun de mes nouveaux emplois, j’ai compris que la médisance et le passe-temps des jaloux, de ce qui n’ont rien à faire de leur vie ! », s’indigne la jeune femme.

Finalement, faire l’objet de potins et autres messes-basses prouve que l’on s’intéresse à soi. D’ailleurs, certaines personnes, comme les stars, se servent de la rumeur pour accroître leur notoriété. Et vous, connaissez-vous la dernière ?

Par Darine Habchi

Darine Habchi
Journaliste spécialisée en presse féminine, j'aime découvrir et continuer d'apprendre sur l'être humain. Ma passion est de partager avec vous des sujets de sociétés parfois difficiles et tabous. Je vous souhaite une bonne lecture sur le site.

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