Culture

Les tatouages faciaux des vieilles dames berbères algériennes : décryptage

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Vous vous êtes sûrement déjà demandé que représentaient les tatouages qu’arboraient la plupart de nos grands-mères et surtout pourquoi l’étaient-elles ? Ces dernières, qui étaient tatouées dès leur jeune âge, ne savent souvent pas quoi répondre. Ce que l’on sait c’est que les femmes étaient pour la grande majorité, issues d’un milieu rural.

Une anthropologue algéro-iranienne, Yasmin Bendaas a entrepris un sérieux travail de recherche en interrogeant les vieilles femmes auressiennes (son père vient des Aurès). Elle a partagé ses travaux sur le site chaouiatattoos, intitulé The Story of Algeria’s traditional tattoos.

Les tatouages de ces femmes sont “primitifs” et se matérialisent sous la forme de traits ou de points sur différentes parties du visage et du corps.

L’anthropologue nous apprend que ces femmes étaient “marquées” par une tatoueuse, appelée “adasiya”. Les adasiya étaient des gitanes, venues du Sahara, de Sidi Aysa ou d’Oran, qui voyaient à dos d’âne. Elles dessinaient le visage des petites filles à leur guise.

Toujours d’après Yasmin Bendaas, cette pratique a été abandonné avec la disparition des adasiyas et après l’indépendance de l’Algérie. Et pour cause, ces tatouages avaient pour objectif de rendre ces femmes moins attirantes aux yeux des soldats français pendant la période coloniale. La portée était donc politique.

Mais ce n’était pas la seule raison. Yasmin explique que ces tatouages soulignaient la féminité de ces futures femmes tout en les protégeant des maladies.

Voici un lien pour en savoir plus : https://chaouiatattoos.wordpress.com/

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