Chroniques

Les tumultes d’une jeunesse algérienne

Chronique de Tsorun

tumulte de jeunesse algérienne

1ère partie

Akram : Tous mes amis n’ont qu’une seule idée en tête concernant leur avenir : partir…
Je ne vais pas jouer les hypocrites et dire que moi, patriote dans l’âme je ne quitterai jamais mon pays, je suis juste réaliste, je sais que pour partir et vivre la tête haute, il faut avoir les moyens, le niveau, le diplôme (et pas n’importe le quel) et pour finir un esprit ouvert, large et tolérant pour bien s’intégrer.
Du coup moi, mon avenir je ne le vois pas en panorama mais en puzzle, chaque étape qui vient je me projette jusqu’à sa fin pas plus, comme on dit : on ne met pas la charrue avant les bœufs (ou un truc du genre) comment le pourrais-je si je n’ai même pas de charrue.

J’ai 24 ans fraîchement « diplômé » de l’université, plongeur le jour (pas dans le domaine maritime, mais dans la restauration, quoi que j’aurais bien aimé le premier ) et « hitiste » la nuit, vous connaissait pas ? C’est le premier domaine vers le quel se tourne la jeunesse de mon pays, soit par manque de domaine (ça, c’est ce qu’ils disent) soit par fainéantise, ça consiste à se trouver un beau mur dans une grande artère de la ville où l’on peut délicatement s’adosser, ou mieux s’assoir si l’architecture du mur le permet, c’est la jet set murale quoi !

Actuellement j’ai beaucoup de brouillons de projets en tête, mais la plupart sont soit trop farfelus soit ils ont besoin de beaucoup de ressources (financières bien sûr) ; moi fils de charpentier et d’une femme au foyer, ayant 4000 Da dans mon CCP, vestige d’une vie d’étudiant, je ne vois pas comment je pourrais me lancer, il me faut bien évidemment un sacré coup de pouce, que je cherche ardemment !

Adossé au mur prés de mes collègues, je parais pensif, l’un d’eux m’interrompt dans mon élan désillusoire :
– Hey Akram, t’es ou là ?
– Oh tu sais Rafiq, je suis avec vous, c’est juste que je n’ai pas trop le moral aujourd’hui
– Ah bon ? Que s’est-il passé, tout va bien dans la famille ?
– Oui, c’est juste que je m’ennui un peu depuis que j’ai finit mes études.
– Pourquoi ? Tu travail bien chez Selim ou il t’a mis à la porte, t’as sûrement du casser ses assiettes chinoise !
– Oh non ! Je ne vais pas risquer ma vie à casser ses précieuses assiettes, j’en prend grand soin !
– Alors quoi ? Tu n’aimes pas le boulot ? Je t’ai prévenu que tes petites mains ne résisteront pas à ses produits vaisselle bon marché !
– Te moques pas de moi Rafiq, je n’ai pas trop le moral aujourd’hui.
– Oh ça va, désolé m’dame de vous avoir vexé !
– Mais pourquoi t’es propos font souvent allusions aux femmes, tu sais, tu ne pourras pas vivre avec ta misogynie en Europe !
– Ok le féministe, au lieu de te mettre sur tes grands chevaux et entamer un discours élogieux sur la veuve et l’orphelin, dis moi plutôt ce qui tourmente ton âme sensible.
– Rien que tu ne puisses comprendre, là, t’es trop dans l’humour pour compatir.
– Tu aggrave ton cas l’ami, tu me donne raison « âme sensible », allez raconte, promis je ferais des efforts pour me mettre à ton niveau émotionnel, désolé c’est plus fort que moi, mais c’est la dernière vanne, vas y raconte…
– C’est juste que… je ne veux pas finir ma vie adossé à ce mur les vêtements empestant l’huile à fritures bas de gamme de chez Selim.
– Oh tu sais je peux toujours t’avoir une place dans la barque de Hamou, juste à coté de moi, ce n’est pas du luxe, mais la destination en vaut les souffrances.
– T’es sérieux Rafiq ? Tu comptes réellement mettre les voiles en noir ?
– C’est ça ou périr adossé à ce mur qui en a marre de nous, s’il pouvait parler…
– Il doit y avoir une autre solution, ou au moins un départ légal…
– T’es trop naïf Akram !
– Peut être… Apres tout, ça fait 9 mois depuis que j’ai quitté la fac, je n’ai pas encore « dégusté » niveau chômage…
– Arrête de te cramer les neurones dans une voie en cul de sac, y’a pas d’issues, n’est ce pas les amis ?
– Ouais, y’a que du chômage ici. Disent en chahuts les autres.

Démoralisé, je finis par leur donner raison mais au fond je ne suis pas convaincu, j’essai de dormir mais le sommeil m’a abandonné…
A 3h du matin je reste devant l’écran de mon ordinateur, écoutant de la musique, jouant un jeu de carte, et de temps à autre je jette un coup d’œil au profil de Sylia sur Facebook ; Sylia est une ancienne étudiante de ma fac, elle était major de ma promo, à ce qu’on m’a dit elle a décroché un job dans un établissement bien réputé 2 mois après notre graduation ; et c’est à peine si elle sait que j’existe, on a eu un exposé à faire ensemble en 1ere année et puis c’est tout, et moi aussi fou que cela puisse paraître, je compte l’épouser…
Eh oui, vous devez bien vous en douter, sinon pourquoi un jeune homme comme moi s’acharne-t-il tant pour se faire une situation, alors que le taux de chômage a atteint son apogée et que la crise économique bat son plein…
Je disais donc que je compte l’épouser, mais pour cela j’ai intérêt à me trouver un job et ce, le plus vite possible, cette jeune femme est le genre de personne, qui a déjà tout vu à son âge : elle a vécu dans plusieurs pays avant de revenir en Algérie, son père est un ambassadeur à la retraite, du coup pour être à la hauteur il faut avoir un minimum, un travail stable, un toit descend et un certain niveau de vie…
Moi je ne suis jamais sortie du pays, enfin si, j’ai pu aller en Tunisie une semaine après avoir obtenue mon baccalauréat, mais j’ai toujours rêvé de voyager, même de faire le tour du monde, comme Sylia …
Si je pouvais être payé pour voyager je serais riche, tellement j’aurais fait tout les coins de ce bas monde…
Et soudain, mon esprit s’illumina, et les idées s’enchaînaient l’une après l’autre…
Du tourisme, voilà un domaine quasi inexploité !
Et surtout du tourisme qui serra dirigé vers l’intérieur du pays et non à l’extérieur…

2ème partie

Sylia : voilà plus de 6 mois que je travail dans cette boite, et presque la totalité me dévisage du regard, bent flen « fille de quelqu’un » est là, ils croient tous que je suis ici parce que mon père est un ami du patron et que je suis ici seulement car j’ai été pistonnée, certes j’ai utilisé toutes les cartes pour être là ou je suis aujourd’hui, mais je mérite ma place et j’ai bûché comme une forcenée durant mes études, j’ai été major de promo durant tout mon cursus et j’assume, aujourd’hui faut avouer sans piston on a peu de chance de travailler, ça aurais était tout bonnement idiot de ne pas tenter ma chance, afin de ne pas froisser mes « collègues »…

Bref je suis assez dégoûtée car je suis un peu comme la pariât de service, toutes les femmes me dévisagent au boulot, et les hommes mon Dieu, ils croient que si je tombe dans leurs filets, ils auront gagné le jackpot, un titre social, une assurance vie et une retraite anticipé…. Ah les hommes !

Seul point positif je jouis de ma paye, ce n’est pas que je manquai d’argent, mais Mon argent a une odeur différente, celle de Ma sueur de Mes efforts…

A part ça ma vie n’a rien d’une fiesta, une vie normale d’une jeune femme algérienne, c’est-à-dire boulot, maison, dodo… des fois sorties, et les sorties ne sont pas très fameuses, à part le shopping et encore si entre magasin et magasin on est pas accostées par une meute de jeunes hommes très « romantiques » , inutile de vous dire que c’est de vrais gentlemen…

Bref, ma vie d’adulte commence, et moi je n’arrive pas trop à suivre, ma mère n’arrête de me dire qu’il est temps pour moi de trouver une « stabilité » à ma vie, bien sur par stabilité elle veut dire un mari « wlid l’halal » comme on dit, mais moi je me sens bien comme ça, je ne sens pas le vide à combler par un mari, et les maris ça ne tombe pas du ciel…

Bien entendu, je ne dirais pas non à un vrai prince, avec la courtoisie qui va avec, un homme qui courtise une femme dans notre société est automatiquement étiqueté de « hallab », pour notre société un « homme » est sensé faire le beau et celle qui a la chance d’attirer son regard qu’elle s’estime heureuse elle fait partie des 50 premières filles à avoir attiré son regard…

Du coup actuellement je préfère être seule que mal accompagné ; mais c’est vrai qu’au fond de moi j’aimerais bien vivre un amour parfait, mais la perfection est une utopie, alors je préfère garder les pieds sur terre ; mes amies n’arrivent pas à me comprendre pour elles le mariage c’est un aboutissement en soit, l’homme finira par s’adapter à nous mais moi je trouve ce raisonnement biaisé, la mariage doit être fait car on s’est déjà adapter l’un à l’autre… Porter la robe blanche être choyée comme une princesse c’est bien beau mais ça ne durera qu’un jour contrairement au mariage qui durera pour le restant de nos jours, et puis moi ça n’a jamais était mon rêve la robe blanche et toutes les babioles qui vont avec…
Aujourd’hui c’est le week-end je retrouve une bonne copine de la fac, elle est déjà mariée et en attente d’un petit bébé, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas revue !

– Bonjour Sylia comment vas-tu ? Que deviens-tu ?
– Coucou Imene, je vais bien merci, j’ai trouvé un boulot, je m’adapte, et toi la vie de mariée et de future maman ?
– Ouh lala c’est tout un travail, mais j’aime bien ma nouvelle vie.
– El hamdoullah, l’essentiel c’est d’être bien et en bonne santé.
– Oui tout à fait, et toi y’a-t-il un heureux élu dans ta vie ?
– Oh non tu rigoles ?!
– Non Sylia je suis sérieuse, à la fac t’attirai plein de regard, il doit bien y’avoir un qui t’as tapé dans l’œil, ou même au travail, non ?
– Au travail, pitié non, soit ils sont mariés soit ils sont attiré par mon porte monnaie on mon nom de famille, alors non c’est le désert de mon coté.
– Tu me fais rire, t’as raison d’être méfiante avec tout ce qu’on entend parler sur les demoiselles qui sont abandonnées ça fait peur.
– Oh oui c’est malheureux, que dieu nous protège.
– Et tu n’as gardé aucun contact avec les amis de fac ?
– Euh non pas vraiment, c’était juste des connaissances je ne me suis jamais liée d’amitié avec un garçon j’étais trop occupée à bûcher.
– Ah d’accord, dommage il me semblait bien qu’il y’en avait un à qui tu as fait de l’effet tout au long du cursus.
– Ah bon ? Je ne dois pas le connaître alors.
– Ah lui il te connaissait bien pourtant, mais bon ça fait longtemps depuis notre graduation.
– Oui en effet, bientôt un an, il a bien dû trouver une autre muse, les garçons ça passe vite à autre chose.
– Si tu le dis, après tout je ne le connaissais pas bien… Aller on bouge il faut que je fasse de la marche pour que le petit descende.
– Ca va il a le temps tu es à 7 mois…
– Oui mais faut faire de l’activité physique.

On a marché pendant deux heures, en faisant des arrêts par ci par là dans les boutiques pour bébé et de maternité, ça ma fait du bien cette sortie, c’est bien de renouer avec nos amis.
En rentrant j’ai acheté de la pâtisserie pour ma mère elle adore les éclairs.

– Voilà pour toi maman chérie, ta gâterie préférée.
– Oh pourquoi tu me fais ça à moi, c’est déjà assez dur avec mon régime comme ça !
– Maman ce n’est rien c’est juste un petit éclaire, je voulais te faire plaisir moi.
– Tu me feras plaisir en te trouvant une stabilité !
– Maman on ne va pas recommencer avec ça, tu crois que si j’avais quelqu’un je ne lui aurais pas dis de venir pour qu’on se marie !
– Tu sais le fils de la voisine est bien, et il cherche une épouse, je peux te mettre en contact avec sa maman.
– Oh maman pitié pas ça, je ne peux pas, pour le moment ça ne m’intéresse pas !
– Et pour quand tu vas t’y intéresser ?
– Quand j’en aurais envie, et puis ou est le mal si je ne me mari pas !!
J’avoue que cette histoire de « stabilité » commence à m’agacer énormément, comme si la femme ne pouvait pas être stable sans mari, c’est ahurissant !

J’étais tellement agacée que je n’ai pas trouvé sommeil, et à un moment le garçon dont m’a parlé Imene m’intriguait, qui était-ce ? J’ai repassé mes années de fac en boucle pour trouvais le petit discret, mais je n’y voyais rien, ma curiosité m’a trop stimulé j’ai donc laisser un sms à Imene pour connaître le nom du garçon, tout en y repensant…

3ème partie

Akram: 8h du matin, toujours éveillé, j’ai passé la nuit à échafauder des plans sur la comète, je suis peut être réellement naïf, mais tant pis je préfère voir la vie enjolivée plutôt que me flétrir l’esprit de pessimisme.

A 10h je suis allé voir les papiers requis pour ce genre de projet, et si je pouvais bénéficier de crédit bancaire ou du coup de pousse du gouvernement avec l’ANSEJ ; on m’a demandé une montagne de paperasse, le crédit bancaire à oublier, l’ANSEJ peut être, on m’a dit que la procédure prenait du temps, je vais quand même tenter ma chance, je pourrais toujours laver des assiettes et des verres chez Salem en attendant…

Après l’effort, le réconfort, j’ai retrouvé les amis adossés à notre mur avec Hamou qui leurs vendait du rêve avec ses histoires de barque et d’exil Italien, je me demande combien il en reçoit par tête, ça doit être cher, vu qu’il s’est payé une voiture toute neuve avec un prix dont ma bouche n’arrive pas à le prononcer correctement tellement je n’ai pas l’habitude ; mais j’y pense il a les moyens pour me donner LE coup de pousse !
– Hey Hamou, je peux te parler d’un truc tout à l’heure
– Je le savais, tu ne peux pas y résister, l’Italie l’ami, c’est l’Italie qui t’attend à l’autre bout de la rive ! Dit Hamou.

Ne voulant m’étaler d’avantage devant les autres, j’ai juste rit pour que la discutions sur le chômage reprenne comme à son habitude.
C’est Hamou qui m’a raccompagné dans son « Bolide », je m’y suis plu car c’était plus confortable que mon lit en martelât de laine conçue par ma grand-mère.

En rentrant, on a bien discuté, à ma grande surprise il ne m’a pas pris pour un fou, mais il ne m’a pas encouragé non plus, l’argent tout compte fait n’était pas totalement à lui, apparemment c’est tout un réseau qu’il faut consulter avant de jouer avec l’argent de tout le monde, il m’a promit de leur en parler, mais j’ignore encore si c’est sans « intérêts » m’impliquant dans de beaux-draps.
Les mois ont passé sans que Hamou me reparle d’argent, j’avoue qu’à force j’ai presque laissé tomber ; mais un beau jour est arrivé et on en a reparlé, il m’a dit qu’ils voulaient me rencontrer pour voir à peu prés la somme à me prêter et s’assurer que j’étais capable d’honorer ma future dette.
J’avoue que d’un autre coté, j’avais peur, c’était un saut vers l’inconnu que je m’apprêtais à faire, Hamou je le connais, mais les « autres » non et je ne veux pas m’impliquer dans des magouilles illégales.
Le lendemain à midi, Hamou m’attendait en bas du block ou j’habite, je suis monté dans sa voiture l’estomac noué, j’appréhendais la fameuse rencontre.
-Salem Akram, comment tu vas ? Tu stresses à ce que je vois. Dit Hamou
-Oui j’avoue, énormément même !
-Ne t’inquiètes pas, ça va bien se passer. On y va ?
– Allons-y.

Hamou m’a emmené devant un vieux bâtiment, dans un cartier à la périphérie de la ville, les alentours semblaient déserts, mais je suppose qu’à cette heure là c’est tout à fait normale.
On est monté au 5eme étage, j’étais un peu essoufflé et je commençai à suer de stress ; Hamou quant à lui semblait bien dans ses baskets, il martelait la porte à coup de poing comme si c’était chez lui, une minute plus tard le bruit de clés et de serrures se faisait répété ; la porte était munie de plusieurs verrous, elle s’ouvre finalement et donne sur un visage agacé et mal rasé :
-Oh Hamou ! Je t’ai demandé de ne plus agresser la porte, il y’a une sonnette là, elle est faite pour être utilisée ! Dit l’homme au visage agacé, puis ses yeux se tournèrent sur moi :
-C’est lui le jeune rêveur dont tu nous as parlé ?
-Oui, en chaire et en os ! Dit Hamou ; Bon tu nous laisses passer ?

L’homme au visage agacé nous laisse finalement passer ; la porte armée de verrous donne sur un couloir lugubre et étroit, c’était un petit appartement 4 pièces (d’après les portes que j’ai compté), j’en ai visité qu’une seule, celle ou étaient le reste des « autres », Hamou est entré le 1er, moi j’ai attendue devant l’entrée de la pièce quelques secondes avant qu’on m’appelle.
-Salem ! Dis-je.
-Salem, dit un homme de grande taille et à l’allure intimidante, tout de suite après j’ai su que c’était le chef.
– Bon allons droit au but, je suis Nacer et le chef ici c’est moi ; on m’a dit que tu voulais de l’argent, ici on ne fait pas de la charité, tu veux de l’argent, comme tout le monde, alors pourquoi devrais-je te prêter de l’argent, l’argent de notre dure labeur ? Sache que si ce n’était pas Hamou qui m’a demandé de t’accorder une chance, tu ne serais pas ici ; vas-y je t’écoute.
-Euh…Et bien…Parce que c’est un investissement. Dis-je
-Un investissement hein? Et que va-t-il me rapporter ?
-Une nouvelle rentrée d’argent, un plus qui ne serra pas lié à la météo marine, c’est un revenue stable.
– Stable, dis-tu ? Comment peux-tu en être certain ?
-C’est un domaine quasi vierge Mr Nacer, c’est rentable à 100%, il faut juste du temps au départ pour faire du marketing ; les gens aujourd’hui veulent voyager, changer d’air, emmener leurs enfants dans des airs de jeux, au cinéma, au parc…Les gens veulent vivre Mr, ils veulent prendre de vrai vacance, sortir, voir du pays…
-Et comment comptes tu t’y prendre ; car même si je te prêter le capital de mes gains, tu ne pourras pas refaire le pays, et construire des parcs d’attractions.
-Non, en effet, mon rôle à moi la dedans, c’est de faire l’intermédiaire entre les parcs et tout les aires de loisir et les gens qui veulent se distraire l’esprit, en tout cas pour un début…
-Pour un début ? Qu’envisages-tu d’autre ?
-Et bien je me suis dit, qu’avec le temps, on aurait acquis de la clientèle et on pourrait investir plus, en organisant, des excursions, des sorties, des road trips c’est un tout nouveau concept qui va attirer surtout les clients entre 20 et 40 ans, et puis pourquoi pas une chaîne d’hôtels comme but ultime…

Nacer éclate de rire, suivit par ses congénères, ils ont rit un bon bout de temps, je me suis sentie tout petit avec mes rêveries.
-Écoute petit, c’est bien beau tout ça, je t’assure, mais c’est un peu fou de penser à une chaîne d’hôtellerie, il faut du temps beaucoup de temps, pour amasser une somme assez importante pour pouvoir construire ne serait-ce qu’un seul hôtel, sans parler des terrains de constructions, des papiers que cela requière…Akram c’est ça ? Je suis prêt à te prêter de l’argent avec un seuil à ne pas dépasser, je te donne le temps pour me rembourser, mais j’ai droit à 40% de tes bénéfices seulement car tu es jeune je ne veux pas te briser mais une fois ton capitale double de valeurs, j’en aurais 60%, réfléchis y bien, car une fois d’accord y ‘a pas de retour en arriéré !

4ème partie

Sylia; Des mon réveille j’ai vérifié mon téléphone pour voir si j’avais eu une réponse de la part d’imene, et effectivement c’était le cas…Akram c’était le prénom de mon admirateur secret…

Plus le temps de rêvasser, j’ai du me préparer pour aller travailler, dur journée passée à être épier par les collègues…

Une fois finit je suis rentrée de suite à la maison, envie de ne rien faire, une sorte de fatigue morale m’est tombée dessus, j’ai mis un film à regarder sans vraiment regarder, puis j’ai finit par m’ennuyer je suis allée nourrir ma curiosité, j’ai tapé le nom complet de mon admirateur sur un moteur de recherche, j’ai cliqué sur son profil facebook, profil inaccessible, il faut être son « amie » pour y accéder, une photo de profil représentant un livre fermé, j’ignore ce qu’elle est sensé représenter, d’ailleurs j’ai du mal à me souvenir réellement de ce bonhomme, son nom me dit quelque chose car on a fait un exposé ensemble, mais c’est tout, physiquement je ne saurais dire, car je ne l’ai pas trouvé spécial, alors là son caractère, il était trop réservé et c’est tant mieux car s’il était trop entreprenant je n’aurais pas fais d’exposé avec !

« Je l’invite ou pas ? » telle est la question qui me taraudait !

Les mois ont passé sans que je puisse réellement y penser, puis vint le jour des amoureux ou je n’ai pu m’empêcher d’avoir un pincement au cœur et me dire moi aussi j’aurais aimé avoir une boite de chocolat une rose rouge et une lettre enflammée d’amour… Mais bon je ne suis pas Meg Ryan et Tom Hanks n’habite pas Bâb El Oued que je sache… Il faut sérieusement que je reprenne mes esprits, ça n’a jamais était mon genre « l’amour », mais si ma mère avait raison, et si je finissais ma vie seule ?!

Je me suis remise à penser à ce fameux Akram, et si, et si lui était un Tom Hanks ??? Mais je n’avais aucun moyen de le savoir, mon seul lien avec lui était Imene l’heureuse maman de Haithem, elle doit avoir d’autres chats (couches) à fouetter que de parler d’un espoir de Tom Hanks en cet Akram. Je dois trouver un moyen ne serait ce que pour satisfaire ma curiosité insatiable !

J’ai finit par créer un nouveau compte facebook sous un nom masculin, car si je l’invitais avec mon vrai compte, je ne pourrais connaitre sa vrai nature s’il est toujours mon « admirateur secret ».

Tout les jours je me connecter à ce compte pour voir s’il m’a accepté, et pour pouvoir en savoir plus sur lui …

Deux semaines sont passées et toujours aucune nouvelle, je me suis sentie un peu bête de faire tout un tralala pour une histoire tirée des « on dit », c’est vrai personne ne peut m’assurer qu’il était vraiment intéressé par moi à part lui, et là ça va faire plus d’une année qu’on a finit les études, si ça se trouve il doit être marié, et moi je vais harceler un homme marié !

Ce week end je suis sortie avec ma maman, elle voulait prendre l’air et je croisais les doigts pour qu’elle ne me reparle pas encore de mariage déguisé sous le nom de « stabilité »… Mais là aussi je me mettais les doigts dans les yeux, bien sur qu’elle m’a parlé de mariage, mais cette fois je n’ai fais qu’écouter pour ne pas que ça dégénère.

Le soir même je me suis installée devant mon ordinateur à écouter de la musique bien déprimante pour bien me lamenter sur mon sort, faut croire que j’aime bien faire ça… Mais je n’ai pu m’empêcher de me connecter à mon faux comte et surprise : Mr Akram a daigné d’accepter mon invitation ! L’occasion rêvée de fouiller de fond en comble son fameux profil !

Premier constat : ce n’est pas un mordu de football et de « wayway » grand point positif pour lui, il ne s’attarde pas sur sa description : ouf ce n’est pas un narcissique, mais c’est mauvais pour moi je n’en saurais pas plus que ça si je m’arrête là sur cette investigation… Il va falloir dialoguer … J’hallucine je n’arrive pas à me reconnaître, ce type je le connais même pas et à cause d’une histoire qui datte et dont je ne suis même pas sure je me suis lancé dans des magouilles que je qualifiais de « pathétique » y’a quelque mois de cela…. Je dis ça mais mes doigts sont entrain de tapoter sur le clavier un message formel pour Mr Akram (je l’appel Mr car il me semble hautain je ne sais pas pourquoi, je me fais des idées, je suis devenue une de ces filles qui agissent comme des groupies et fonts des scénario à partir d’un regard, mais que m’arrive-t-il !), je disais donc que j’avais écrit un message formel, mais le problème c’est qu’il était trop formel, et trop sans faute d’orthographe ou erreur de syntaxe pour un jeune homme qui parle avec une connaissance, je dois y remédier, quelques voyelles enlevées par là, des « kho » par ci, et un smiley pour couronner le tout, et enfin je me décide à appuyer sur le bouton « envoyer » mon cœur bas la chamade je suis prise d’un grand suspens, ça y’est message envoyé, plus de marche arrière….
Courriel 21 sur 10474

5ème partie

Akram : Une fois sortie du repaire de Mr Nacer, j’ai eu les jambes qui tremblotaient, à vrai dire j’étais pas mal impressionné par ce gars et surtout ses sbires aux traits menaçants, les yeux rouges sans doute du aux substances illicites que ces gars fumaient/s’injectaient ou autre, je suis rentré à pied car Hamou était retenu par Mr Nacer, je me demande s’il le sermonne ou bien il lui tire des informations sur moi…
Sur le chemin du retour juste avant du sortir vers la grande artère qui menait à la ville, j’ai sentie des pas derrière moi, j’ai eu l’impression d’être dans un thriller digne de Quentin Tarantino j’ai eu une monté d’adrénaline qui m’a permise de courir jusqu’à la route principale, ou j’ai par chance trouvé un taxi passant par là, j’y suis monté en refermant la porte rapidement, j’ai même faillit dire au chauffeur « roule, roule ! » …
Une fois à la maison je me suis empressé de prendre une douche froide pour me calmer un peu, après la douche, il me manquait juste un petit remontant un truc à manger, avoir peur ça donne faim ; à la cuisine y’avait ma mère qui préparait le déjeuner, elle a tout de suite reniflé ma peur tel un berger allemand :
« – Qu’as-tu donc Akram ? Tu ne sembles pas dans ton assiette, et en plus ce n’est pas dans tes habitudes de te lever à l’aube, vas y raconte. »

J’ai tout déballé, tel un fils à maman, mais il fallait bien que j’en parle au tour de moi au cas où on trouverait ma dépouille dans Oued El Harrach, je ne lui ai bien sûr pas parlé de Sylia, sinon elle aurait demandé son adresse pour aller faire « El Khotba ».

Mais lui parlé m’a bien ouvert les yeux sur d’autres possibilités de financer mon projet sans me jeter dans la gueule du loup pour autant, comme le crédit hypothécaire, le prêt sur gage avec la BDL même si bien sur ce n’est pas accessible à tout le monde, ou au pire comme à dit ma mère vendre son or pour ne pas avoir de crédit, si on ne considère par le fait qu’une fois prospère je dois lui refaire sa cuisine en mode high-tech comme gage.
Je suis allé travailler malgré mes tourments, une fois finit adossé à mon mur favoris pour laisser vivre le cliché, toujours rien de spécial du coté des hitiste, j’espérais ne pas voir Hamou se pointer, malheureusement j’ai été déçu il s’est pointé avec son monologue publicitaire à propos de l’exil via sa barque de la mort, en rentrant il s’est joint a moi malgré que j’ai tout fait pour l’éviter.
« – Alors t’as pris ta décision ?<
Interrogea Hamou
– Non pas encore.
Dis-je.
– Tu leur as fait bonne impression ce matin !
– Ah bon ?
dis en feintant un air réjouit
– Oui ils ont hâte de connaître ta décision.
– Dit hamou, n’y a-t-il pas un gage sous cette réjouissance ?
– Comment ça ? De quoi tu parles ? »
me lança t il avec un regard furieux.
J’ai du me fourvoyer en pensant qu’il pouvait être sincère avec moi, bien sûr que non il fait partie des malfrats je suis décidément trop naïf !
J’ai finit par ajouter : «- Rien laisse tomber, je te donnerai ma réponse demain. » pour m’échapper et rentrer seul.

A crois que je suis devenu insomniaque : 2h du matin toujours les yeux ouverts comme si je venais de faire 12 h de sommeil, je laisse tomber l’idée de dormir, je prends mon vieux pc et je me connecte histoire de vérifier mon facebook et faire une petite partie d’MMORPG (massively multiplayer online role-playing game), une fois en ligne, je découvre une invitation d’un certain Aymen qui a fait ses études dans la même fac que moi et dans la même période, je l’ai peut être connu, j’accepte par curiosité, il est hors ligne, je fait un tour dans le profil de Sylia, et je lance la partie de jeu vidéo.
Le lendemain journée monotone, toujours la même routine, boulot, hite, maison, quoi que dans la phase hite j’ai du faire face au problème de Hamou, j’ai du être franc et ferme à propos de ma décision, bien qu’au fond de moi j’ai peur que cette histoire ne se termine pas sur ce point…

Allongé sur mon modeste lit, je vérifie mes mails et mon facebook, je trouve que cet Aymen m’a laissé un drôle de message style macho bad boy poli :
« Salem Kho, Je suis Amen B……, jcrois k’on skoné on a fait la fac kifkif, jvoulé k’on gard un chwiya de kontakt, au plézir de te lir kho »

Je ne me souviens pas avoir connu un tel phénomène, mais qui sait peut être que c’est juste un façon d’être dans le virtuel, je lui répond cordialement et je m’endort trop crevé pour faire un partie de jeu vidéo.

6ème partie

Le lendemain matin je me sentais comme une sorte de torchon cuisine qu’on a oublié de laver et de rafraîchir, en d’autres termes je me sentais lessivée, et je devais encore affronter une journée de boulot avant le week end !

J’étais d’humeur maussade, je n’ai même pas pris la peine de me maquiller avant d’y aller, grosse erreur de ma part, touts mes chers collègues hommes et femmes à l’exception du patron m’ont fait la remarque « ça va, tu n’es pas malade ??? »…
Mais bon je m’en fou au fond, ce n’est pas leurs réactions qui vont m’atteindre et puis ou est le mal à ne pas se maquiller en sortant de chez soit, je devrais le faire plus souvent, ça m’éviterai de me ruiner en matière maquillage avec des rouges à lèvres à 4000 DZD ; en rentrant j’avais complètement oublié que c’était le réveillon, il parait qu’il faut faire le plein de carburant avant la nouvelle année, j’avais absolument pas envie de faire 1h de chaîne à la pompe à essence et encore moins de me disputer avec le « pompiste » misogyne qui me dévisage à chaque fois en insistant du regard sur mes talons aiguilles, résultats des courses : je suis rentrée directement à la maison avec 3 barres d’essence dans mon réservoir, bon j’avoue ce n’était pas très intelligent de ma part surtout que plus tard je l’ai amèrement regretté en voyant le montant s’afficher sur la machine quand j’avais fait le plein…

Bref ce 31 décembre là, je suis rentrée direction mon lit, pas d’humeur à fêté quoi que ce soit encore moins cette année qui s’annonçait sèche et aride que ce soit question climat ou question bourse d’argent, on va tous casser nos tirelire et nous asseoir sur leurs décombres après avoir épuiser nos économies en roulant en voiture ou en payant nos factures d’électricité, je ne vois pas pourquoi je devrais fêter l’arriver de cette année !
Je me suis connectée sur facebook, je déteste cette mauvaise habitude que j’ai acquis, je trouve d’ailleurs que ça devient mal sain !
Mais bon…je vérifie directe mes messages et je trouve une réponse de Mr Akram, en cliquant sur ouvrir, je sentais que mon cœur allait sortir de ma poitrine et se coller à l’écran pour lire en premier le fameux message… Message qui s’est avéré être une déception car OUI BIENSUR Mr n’ai pas trop bavard avec les inconnus, je devrais être rassurer car c’est un signe qu’il n’est pas à la portée de tout le monde, mais tout de même mon plant d’espion sous couverture tombe à l’eau aussi vite que mon rêve de rencontrer mon Tom Hanks…..
J’hésitais à lui envoyer un message du genre : « Hey Ducon descends de ton piédestal et parles moi un peu ! »
Ou : « Bon c’est moi Sylia, voilà t’es content ?! Allez dis moi quel est ton vice ? Car vois tu ma chère mère veut me caser, et moi malgré toute mes réticences, inconsciemment j’essaie de me chercher un mari, et bon je ne suis pas aller bien loin, car on m’a dit que tu avais des prédisposition à l’être vu que tu étais mon admirateur secret durant tout notre parcours universitaire, et par idiotie j’ai tenté de te soutirer des informations à ton insu grâce à mon fake profile d’Aymen (remarque c’est pas bien ingénieux ce n’est pas loin d’Akram) mais voilà c’est tombé à l’eau je n’ai pas la patience de contrer ta « smata » alors vas y fais moi plaisir donnes moi tes défauts et qualités pour qu’en on finisse car j’en ai marre de cette mascarade, et ton profile franchement, on airait cru que tu t’apprêtés à t’engager dans daesh sans te faire choppé tellement ça manque d’information ! Alors vas y je t’écoute ? »
Après avoir tapé se brouillon dans la case d’édition j’ai eu l’ingénieuse idée de m’écrouler sur mon clavier en pleurant comme une madeleine et comme par le plus GRAND des hasards ma tête est tombée pil poils sur le bouton « Entrée ».
Avant de me rendre compte de la plus grande bourde que j’ai pu faire dans toute mon existence, j’ai passé 20 minutes à pleurer et à me lamenter sur mon sort, j’en avais marre de ma routine, je m’ennuyais dans ma vie, et mon boulot me saoulait entourée de ces vautours qui n’attendent qu’une chose que je vacille pour mieux tomber… En levant ma tète j’ai regardé l’écran, et la mon cœur a voulu sortir pour s’envoler par la fenêtre et me laisser seule face à ma bourde car il ne pouvait plus tenir à ce rythme !
« Mais quelle idiote je suis ! Non mais quelle CONNE !!! » Hurle-ai-je alors qu’on avait des invités pour le réveillant.
J’ai passé la nuit à prier le bon dieu pour qu’il puisse ramollir la cervelle d’Akram ainsi il croira qu’Aymen son ancien camarade de fac lui fait une farce !
« BONNE ANNÉE 2016 ! » criaient mes parents avec leurs inviter.

7ème partie

Akram : Cela fait un mois que j’ai laissé tomber toutes sortes de projets, je préfère avoir à faire à la routine plutôt que de me mettre les doigts dans les yeux encore une fois ; alors c’est partie pour une journée à laver des assiettes, des verres et des couverts tout en essayant de laver ma déception, 7h plus tard j’accrochais mon tablier qui fut un temps, était blancs ; je suis passer par Selim pour avoir un maigre revenu de quoi tenir quelques semaines et payer la connexion internet sans demander l’aumône à mes vieux parents.

J’ai finit par rentrer chez moi, me promenant dans la rue avec ma vieille musique dans les oreilles, perdu dans mes pensés, je n’ai pas prêté attention, aux deux lascars qui suivait mes pas avec grande discrétion, à quelques mètres du quartier j’ai ressentit un coup de poing droit dans le ventre, et le son de la musique s’arraché à mes oreilles avec mon téléphone portable, le seul son que je parvenais à entendre tout accroupis essayant de calmer la douleur, était celui des pas accélérer des mes lâches assaillants .

Je ne sais pas comment j’ai finit par rentrer à la maison et me terrer dans mon lit jusqu’au lendemain matin, j’ai été réveil pour le bruit des enfants du voisinage faisant tout un raffut pour aller à l’école, il était… Quelle heure est-il au juste ? Je n’ai plus de téléphone, j’ai dû me lever, j’ai pris mon petit déjeuner il était 8h passé, j’ai pris la petite somme d’argent de la veille dont j’ai eu la bonne idée de la mettre à l’abri dans la poche interne de mon blouson, j’ai finit par me payer un mois de connexion internet.

Je suis rentré à la maison il était encore tôt pour aller au travail, je me suis attelé devant mon ordinateur, cela fait quelques temps que je me suis pas connecté : connexion interrompue car non payée…Bref avant de me vider la tête sur une bonne partie de Word Of Warcraft, j’ai voulu d’abord jeter un coup d’œil sur mon facebook histoire de voir ou va le monde ; Grosse surprise !

Un drôle de message envoyé par cet étrange Aymen, qui d’après lui c’était Sylia, j’ai été attaqué par un immense fou-rire, puis j’ai voulu jouer le jeu, j’ai répondu par un message dans le même ton que celui que j’ai reçu, je l’ai envoyé en sifflotant un air de Korn, Word Up plus exactement ça tombait à pique avec la situation, vous savez la chanson avec ces paroles « We don’t have the time for psychological romance No romance, no romance, no romance for me mamma (On a pas le temps pour une romance psychologique, pas de romance, pas de romance, pas de romance pour moi maman) » en me balançant dans ma chaise et tout à coup je me suis arrêté net avant de tombé la tête la première et dieu que ça faisait mal ! Le choc après que l’idée m’est passé par la tête était à en faire trembler un titan : « ET SI C’ETAIT REELEMENT SYLIA ??? ».

J’ai essayé de rectifier le tire au péril de ma vie avec un message du genre « Sérieux, t’es qui ? » ; j’ai tout de suite regretté de m’être connecté, en plus le message m’a été envoyé le 1er janvier, y’a pas mal de temps déjà, c’est peut être un canular qui sait…

Je suis allé au travail, rien de nouveau, toujours la même routine, les mêmes assiettes, les mêmes personnes, bref la même journée qui se répète, sauf que cette fois ci, j’avais hâte de rentrer histoire de vérifier ma messagerie, tout au fond de moi j’ai eu l’égo flatté à l’idée que ça soit réellement Sylia.

J’ai vite rangé mon tablier, j’ai enfilé ma veste à la vitesse de superman (bon un peu plus lent que ça, c’est l’effet Sylia qui parle !) et je suis vite sorti, avec un pas vif direction home sweet home !

Dix minutes plus tard j’ai finit par remarquer que y’a vais des pas régulier derrière moi depuis que je suis sortit de chez Selim, j’ai accéléré la cadence histoire de voir si je me faisais des films ; Ho zut ce n’est pas un film ! On m’a pris en filature !!! Mais c’est quoi ces histoires fichez moi la paix je ne suis qu’un pauvre bougre de plongeur dans un fast food miteux avec de fausses assiettes chinoises achetez au rabais au marché d’el Djorf… mais pourquoi j’ai ces idées en tête alors que je devrais me concentrer à courir ?!

J’ai sprinté comme un somalien, je n’arrive même plus à retenir la détente de mes jambes, il faisait nuit, mais il y’avait quand même des voitures qui passaient dans les ruelles ou je courais comme un malade, jusqu’à ce que j’en sois percuté par une, j’ai roulé sur moi-même sur le capot de la voiture, puis sur le bitume, tout sonné j’arrivais à peine à me relever quand j’aperçus une gueule que j’avais déjà vu et qui foncé sur moi en me tirant par le coude et me fourrant dans le siège arrière de la voiture qui m’avait renversé, mais oui c’ était le lascars d’hier celui qui m’avait faucher mon téléphone !

Mais attendez une minute ! Je me fais enlever là !

 

La suite bientôt ….

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