Haute couture

L’Oriental Fashion Week de Paris : Des créateurs entre glamour et modernité

Un nouveau rendez-vous mode qui va sûrement devenir incontournable dans le monde de la mode orientale s’est déroulé du 10 au 17 avril au salon du Bristol, luxueux hôtel parisien. Initiée par l’agence de communication L&H Partners (gérée par Linda Adadi et Hind Mimouni-Joudar), la première édition de l’Oriental Fashion Week a eu pour but de promouvoir et fédérer des créateurs orientaux de la nouvelle génération. L’Oriental Fashion Week illumine d’un nouveau jour cette autre couture qui a su gagner la reconnaissance de toutes les places internationales de la mode. Les créateurs-participants venus de tous horizons ont dû présenter une collection originale spécialement conçue pour cet évènement. Les créateurs présents étaient : Laila Benmlih, Meriem Benamour pour Mahe Mi, Yasmina Chellali, Hoda Haddad, Rosa Kanno, Emma Meston, Albert Oiknine, Said Belhadfa, Hany El Behairy et Max Chaoul qui clôtura la semaine par une collection de robes de mariées. Dziriya.net a le plaisir de vous dresser un portrait des créateurs présents.

 

Yasmina Chellali

Egérie de la mode algérienne, Yasmina Chellali a habillé certains des grands noms du star system
international, mais elle se distingue avant tout par le regard très avant-gardiste qu’elle porte sur le
patrimoine vestimentaire de son pays.
S’inspirant des costumes régionaux typiques, elle seule a su redonner ses lettres de noblesse à la robe chaouie,
au karako et au pantalon bouffant algérois. Déclinés en organzas éclatants, en soies lumineuses, en
broderies sophistiquées, ses créations sorties tout droit des tableaux orientalistes entrent de plein pied dans
l’avenir le plus radieux.
Laila Benmlih

Albert Oiknine

Silhouette élégante, couleurs chatoyantes, somptuosité des étoffes, transparence des dentelles, broderies
scintillantes de perles et de strass, les caftans d’Albert Oiknine s’identifient au premier regard : les ceintures
corsets aux lacés savants, les décolletés sagement sensuels et le gonflé des jupons constituent sa griffe
personnelle.
Fidèle aux techniques artisanales ancestrales acquises dans l’atelier familial, le styliste sculpte ses robes
comme d’authentiques oeuvres d’art. Ses bijoux de satin rendent hommage à l’univers du théâtre et du
cinéma autant qu’à la culture marocaine. Mais ils constituent avant tout un hymne à l’éternel féminin
universel, au-delà des clivages culturels, sociaux ou générationnels.

Meriem Benamour pour Mahe Mi

Fer de lance du célèbre atelier marocain Mahe Mi, Meriem Benamour a su harmoniser expérience et
inventivité pour créer un style inimitable de beauté, de fraîcheur et d’audace. Ses caftans évoluent avec
l’aisance la plus totale entre les codes traditionnels et l’énergie des courants les plus modernes.
Des couleurs vives tranchant sur le noir le plus gothique, des superpositions laissant apparaître des jambes
aux collants striés de noir et de blanc, des manches évasées portées comme des gants fabuleux, des robes
ouvertes sur des bas résilles et des talons aiguilles, … l’effet est saisissant de séduction et d’extravagance.

Emma Meston

Emma Meston est fascinée par le bijou en majesté. Cette française amoureuse des beaux objets anciens se
tourne progressivement vers la création de parures ornementales extrêmement élaborées puisque son principal
matériau est … la dentelle de métal.
Rehaussées de pierres précieuses, de strass, de brillants, ses créations vont conquérir le coeur des grands
couturiers. Depuis la minerve gracieuse jusqu’au corset bijou, elle explore toutes les facettes d’un univers qui
trouve parfaitement sa place dans toutes les cultures. La rencontre s’imposait d’elle-même.

Max Chaoul

Né à Lyon, Max Chaoul hérite d’un patrimoine textile extrêmement fertile qui lui a inspiré son style
incomparable. Adoubé par les plus grands stylistes, travaillant pour Agnès B. ou Castelbajac, c’est avec ses
robes de mariées qu’il va connaître le succès et gagner des prix plus prestigieux les uns que les autres.
Comme le mariage demeure une cérémonie essentielle dans la culture orientale, les robes de Max Chaoul
rencontrent d’autant plus de succès qu’elles s’ornent avec brio des plus belles dentelles et des broderies les
plus fines. L’Oriental Fashion Week se devait donc de fermer ses portes sur pareille apothéose.

Rosa Kanno

Japonaise d’origine, née au Brésil, française d’adoption : trois puissantes sources d’inspiration pour cette
créatrice hors pair dont les robes rayonnent d’une féminité éclatante.
Matières fluides drapées près du corps comme un paréo ou plissées amplement dans une forme kimono, jupes
courtes sagement coquines ou pantalons évasés d’inspiration asiatique, les créations de Rosa Kanno jouent
sur la luminosité des soieries, la sculpturalité des satins, la fluidité des mousselines. Parsemées de ces
broderies « Origami » dont elle a le secret, ses tenues respirent une sensualité faite de retenue et de
sophistication.

Saïd Belhadfa

Ce génie de la couture débute son parcours dans le théâtre en dessinant des costumes de scène : son talent le
conduit de son Maroc natal à Broadway.
C’est là que Saïd Belhadfa se découvre une vocation de créateur de mode, initiant des modèles dont le
raffinement n’a d’égal que la sophistication. Robes du soir ajustées dont les manches évasées évoquent le
caftan marocain, doux manteaux de mousseline superposés en plis harmonieux, broderies incomparables de
sobriété, la pureté de ces parures les rendent plus belles encore.

Photo : Adrian Buckmster

19 avril 2010
Crédit photo : Crédit photos : Alexandra Babonneau

Répondre