Chroniques

One two three Viva l’Algérie : Nationalisme de pacotille

One two three Viva l Algérie

Depuis bientôt quelques années maintenant, on remarque une effervescence vis-à-vis de l’équipe nationale, bonne ou mauvaise (selon l’opinion de tout un chacun), elle a obtenu le soutien moral de la part de leurs fans qui se compte à plus de trente cinq millions d’Algériens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Plus encore, les Algériens ont eu une réaction unanime, dans le gain tout comme dans la perte, on observe le soutien permanent de ces fans sans lâcher prise. L’esprit de solidarité et d’entre aide est présent, et il se fait sentir par les banderoles, drapeaux, chapeaux aux trois couleurs, ainsi que les klaxons à chaque approche d’un match ou après l’avoir remporter.

Or, un bémol s’impose ; si toute cette énergie de solidarité se dirigeait vers quelque chose de plus important, ne serais-ce pas mieux ?

Je sais, j’en suis même sûre, qu’en disant ça, je prends le risque que le lecteur ou la lectrice zappe mon article parce que j’ai posé cette question qu’on n’aime point lire ou entendre. Mais attendez que je puisse avancer mes arguments, une fois en lisant un livre de droit j’ai trouvé cette phrase que je souhaite partager avec vous:

«Un peuple peut demander son droit car c’est dans ses prérogatives, obligeant l’Etat à lui répondre, mais le peuple peut se tromper dans le droit qu’il demande car cela peut paraître inutile voir néfaste»,

si cette dernière n’est pas claire j’explique : on a demandé à l’Etat de nous aider à aller en Egypte, Soudan, et en Afrique du Sud, surprise ! Elle l’a accordé. Aussi, sur un site communautaire -du coté de la société civile- on a aperçu des pétitions tel que « on veut Chaouchi au mondial » beaucoup l’ont signé, et ont vu leur vœu exaucé. On se doit d’être réaliste, partir en Egypte ou dans un autre pays pour suivre l’équipe nationale, ou bien faire cette pétition n’a pas répondu aux attentes socio-économiques.

Quelle énergie et quel gaspillage, l’argent des différents voyages pouvaient servir à reloger les sans abris, à donner de quoi manger aux familles pauvres, aux handicapés, ou à offrir des couches et du lait aux bébés. Les pétitions pouvaient tout aussi encercler un autre sujet, mais ça n’aurait pas marché, car les vrais problèmes on les met de coté, ainsi on ose dire que tous les autres pays sont mieux que nous en accusant leur progrès.

Quelle énergie et quel gaspillage, la société Algérienne se veut capable de suivre son leader sportif, or ses droits elle ne les demande point tout en pratiquant que rarement ses obligations.

Quelle énergie et quel gaspillage, la société Algérienne rêve en marchant en arrière mais pas en avant, le but c’est de conquérir ses propres droits non parler sport, pour être plus claire, ce n’est pas que l’Etat qui est fautive, car elle se conduit toujours en protectrice alors qu’on est dans une économie de marché, or c’est aberrant de voir que même la société civile ne prend pas ses responsabilité et s’attend à ce que l’Etat se conduit comme dans les années soixante-dix.

L’entre-aide entre les deux parties se doit c’est comme ça qu’on bâtit un pays, mais de s’attendre que l’autre fasse ce qu’est dans nos attributions, c’est une énorme erreur.

Oui, il faut se réveiller et voir un avenir meilleur pour notre pays, pas d’une façon verbale, sachez (et je parle pour moi aussi) que le one, two, three, viva l’Algérie ne sert guère a réglé les problèmes dû à la société, attendre que l’Etat bouge, ne mène nulle part, car c’est la société qui doit bouger, quand l’Etat fournit des matériaux et qu’elle voit que la société est assez lente pour répondre et travailler, faut pas s’attendre à ce qu’elle va refournir une autre fois, et le manque de confiance s’installe dans les deux camps car chacun se dit légitime dans ses raisons et accuse l’autre partie de ne pas le prendre en considération.

Donc bougeons, cherchons nos droits, changeons les choses, nous sommes jeunes nous sommes capables de déplacer les montagnes, donnons nous les moyens de progresser, et arrêtons de nous préoccuper des choses secondaires qui ne nous mèneront pas aussi loin.

N’accusant plus la société dans sa globalité, arborons une nouvelle méthode de pensée en se certifiant que nous sommes tous responsables autant que nous sommes, chacun doit faire un travail sur soi, une méditation, chercher et acquérir un savoir car chercher à progresser c’est progresser toute la société.

Pour que vive notre Algérie, on doit s’y mettre, avec nos responsabilités, avec nos personnalités, on pourra changer le cour des choses, on pourra voir notre pays faire un bond en avant, se redresser même renaître de ses cendres. Il est temps, avant que ça soit trop tard, de faire cette prise de conscience et de ne plus attendre que l’autre fasse ce qu’on peut faire par nous-même, dorénavant quand on dira vive notre pays on saura qu’on ne le souhaite pas juste pour le football, mais qu’on le souhaite pour que ce pays avec sa grande beauté et élégance naturelle, ses richesses, ainsi que son peuple qui sera solidaire dans tout les domaine perpétue dans la prospérité…one two three viva l’Algérie.

Ayadi Zineb

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