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Portrait de la boxeuse Anissa Meksen

27 ans révolus et une carrière déjà au sommet : championne de boxe Thaï, boxe française, Ko, 92 victoires dont 32 par KO et seulement 3 défaites. Cette machine de guerre au coup de point redoutable et au joli minois, c’est Anissa Meksen, une franco-algérienne pleine de challenge et d’ambition qui a hissé très haut les couleurs de la France. Découverte…

Cette française d’origine algérienne est née à Nancy d’une mère constantinoise et d’un père annabi. C’est à l’âge de 12 ans qu’elle commence à boxer. Sa rigueur et son travail lui permettent d’obtenir son premier titre de championne du monde à 18 ans. A partir de 22 ans, elle s’oriente vers d’autres disciplines comme le K1, le kick Boxing ou encore la boxe thaï. En terme de palmarès, elle comptabilise à ce jour, 9 titres de championne du monde, 5 titres de championne d’Europe et 11 titres de championne de France ! Sa force est d’avoir, à la fois, de la technique et de la puissance qu’elle met en scène de manière efficace. La boxe, avant d’être un sport de combat, est un spectacle, Anissa Meksen joue le jeu. Elle maîtrise l’art de la communication à merveille, n’hésitant pas à commercialiser des casquettes et des t-shirts estampillés de son nom.

Malgré sa passion pour ce sport, Anissa priorise ses études, elle obtient d’ailleurs un double master à 24 ans. Un Master option enseignement du sport et un second, option entraînement des athlètes de haut niveau, ainsi qu’un brevet d’État d’éducateur sportif second degrés en boxe.

Quand on lui demande pourquoi avoir choisi la boxe, elle explique que ce sport lui a permis d’avoir confiance en elle et de dépasser ses limites. Aujourd’hui, l’ambition d’Anissa est de rester numéro un et surtout de gagner en notoriété même si elle reste, malgré toutes les difficultés, respecté par tous les observateurs de boxe. Pour Anissa, le problème qui se pose se situe au niveau de l’organisation des championnats qui sont beaucoup moins nombreux pour les femmes.

“La boxe reste moins rentable que d’autres sports, alors quand on est une femme c’est encore plus compliqué”, explique-t-elle à notre rédaction. Elle ajoute que “la plupart des combats de boxe sont masculins, sur dix combats il y en a neuf combats pour hommes, donc c’est dur de trouver sa place.”

Financièrement, elle tient grâce à de nombreux sponsors et à une team en béton, avec en tête, Benoît qui s’occupe de son management et de son entraînement. “Tous m’aident à ne rien lâcher ! Je suis une des rares sportives en Boxe Pied-Poing qui vit de son métier mais au vu des sacrifices que l’on fait on espère toujours plus…” déclare-elle.

Car effectivement, des sacrifices, elle en fait. En tant qu’athlète de haut niveau, son quotidien n’est pas banal !

“Je m’entraîne deux fois par jour soit 3 à 4 heures 5 jours sur 7, ma vie est liée au sport. Pas de loisirs si ce n’est à travers la boxe.”

Dziriya.net – 22/03/16

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