Haute couture

Quand le karakou algérois inspire les grands noms de la mode

Le karakou est un vêtement qui tire sa source de l’époque ottomane. Cette veste cintrée en velours brodée dépeint au mieux le style et le raffinement de la femme algérienne.

Bien qu’exclusivement algérois à l’origine, ce costume s’est démocratisé dans toutes les régions du pays. Chaque algérienne qui se respecte possède au moins un karakou dans son dressing. Ce vêtement reste un intemporel chic et moderne même s’il ne s’est jamais vraiment rénové au fil des années.

Le karakou est traditionnellement façonné dans du velours et les broderies qui le constituent sont le mejboud ou la fetla. Ces deux broderies sont réalisées à base de fil d’or, leur constitution différent notamment au niveau du diamètre du fil. Le mejboud étant une broderie fine alors que la fetla est plus épaisse. À noter également que la méthode de travail entre les deux broderies est complétement différente, le mejboud étant une broderie beaucoup plus difficile à réaliser. Enfin, le karakou se porte avec un sarouel chelka ou mdaouer ou bien un badroune.

L’Algérie française a permis à de nombreux artistes de s’inspirer de ses traditions et de sa culture. Les orientalistes en sont la plus belle preuve, mais il n’y a pas que les artistes peintres que les richesses culturelles de ce pays ont séduit.

En effet, cela est beaucoup moins connu mais quelques grands créateurs de mode français se sont inspirés du karakou. Cet engouement, qui remonte à plusieurs décennies, est naît notamment grâce à Yves Saint Laurent, qui rappelons-le, est né à Oran. Ses références algériennes sont récurrentes dans ses créations. Ce styliste de génie qui selon des sources fiables, aurait souhaité défiler en Algérie, mixait les styles et les cultures. C’est d’ailleurs l’une de ses forces.

Mais il n’est pas le seul, d’autres stylistes comme Elsa Schiaparelli, Valentino (une maison italienne mais qui défile à la fashion week de Paris), Christian Lacroix, Dolce & Gabanna ou encore Lesage se sont surpris à exécuter cette pièce unique.

Même si cet intérêt ne fait que révéler l’aura et la préciosité du karakou, on regrette cependant qu’aucun d’entre eux n’ait eu « l’audace » de mentionner l’origine de leurs inspirations. On l’admet, l’Algérie ne brille pas culturellement en Occident, mais quand même …

Dziriya.net – 29/12/15

Tags : karakou

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