Grossesse

Le suivi de votre grossesse : tout ce qu’il faut savoir

suivi de grossesse semaine après semaine

La grossesse est un moment excitant mais aussi tellement angoissant. Votre corps change à une allure folle, le petit être qui grandit en vous a besoin de toute votre énergie pour bien grandir et se développer correctement. Durant ces neuf mois, vous devrez faire attention à ce que vous manger en privilégiant certaines catégories d’aliments alors que certains mets vous seront strictement interdits. Chaque semaine apporte son lot de questions et d’angoisses, c’est pourquoi votre magazine Dziriya Magazine vous propose un suivi complet de votre grossesse mois après mois et semaine après semaine pour affronter cette grande aventure de manière plus sereine. N’hésitez pas à nous poser toutes vos questions, nous y répondrons avec l’appuie de professionnels de la grossesse.

3 échographies indispensables

Soit une échographie par trimestre, chacune doit être réalisée à une période précise et a un objectif précis. Ces trois visites ne sont pas obligatoires mais fortement recommandés, elles sont prescrites dans le cadre d’une grossesse normale. Si la grossesse s’avère pathologique, votre praticien vous prescrira plus d’examens. Par exemple, si vous êtes susceptible de faire une fausse couche, on vous demandera de réaliser une échographie à quelques semaines de grossesse pour voir si l’oeuf est bien implanté. Rassurez-vous, l’échographie est sans risque pour vous et votre bébé.

La première échographie : la plus émouvante

La première échographie va vous permettre de rencontrer votre bébé pour la première fois, un grand moment d’émotion donc ! Mais cela n’est pas vraiment le but de cette visite. Elle sert avant tout à confirmer votre grossesse mais surtout à définir avec précision la date exacte du début de grossesse par rapport aux mensurations du foetus. Elle vous permettra donc de connaître la date présumée de votre accouchement à quelques jours près. Outre les mesures des membres, il faudra vérifier l’épaisseur de la nuque, la clarté nucale qui servira à détecter une anomalie de la trisomie 21. L’échographiste ne fera pas que prendre les mensuration du bébé, il vérifiera la vitalité de son coeur. Enfin, le spécialiste pourra également mesurer la longueur du col utérin afin de vérifier que tout se passe bien. L’échographie de la “morphologie embryonnaire” doit être réalisé vers la 11ème semaine de grossesse et ne dépasse 20 minutes.

La seconde échographie dite de morphologie

Souvent difficile à réaliser par votre médecin en raison des mouvements vigoureux de votre foetus, cette échographie dure plus longtemps. Elle doit être réalisée de la 20ème à la 22ème semaine de grossesse et sert souvent à déterminer le sexe du bébé. A ce stade, le bébé est bien formé et tous ses organes sont en place et son système nerveux et musculaire fonctionnent correctement. Il nage dans son liquide amniotique (sa quantité est vérifiée) et il bouge énormément. Cette échographie est donc l’occasion de détecter d’éventuelles anomalies et d’observer chacun de ses membres et organes (cerveau, coeur, foie…) et d’en donner une mesure exacte. C’est vraiment une échographie du détail qui permettra de savoir si la croissance du foetus est normale. On en profitera également pour observer le placenta et vérifier si le cordon ombilical est normal. La face sera également vérifiée et le diamètre de la tête mesuré.
En cas de suspicion d’anomalie, une amniocentèse pourra être demandée. Cet examen, bien qu’angoissant, est indolore. Pour réaliser une amniocentèse, il faut prélever, à l’aide d’une seringue impressionnante, 20 ml de liquide amniotique. Elle permet de rechercher d’éventuelles maladies génétiques ou chromosomiques dont la trisomie 21. Mais elle permet aussi de rechercher certaines infections feotales.
L’amniocentèse, la biopsie de trophoblaste et la ponction du sang foetal sont des moyens invasifs de diagnostic prénatal.

Quelques discussions sur notre forum en rapport :

Dépistage prénatal : le triple test

La troisième échographie pour préparer à l’accouchement

Elle doit être réalisée entre la 30ème et la 32ème semaine de grossesse. C’est généralement la dernière échographie avant l’accouchement, elle permet de s’assurer que le foetus poursuit un développement normal et de vérifier le type de présentation (s’il est retourné ou en siège). Si votre bébé n’a toujours pas pis la position finale, ne vous inquiétez pas, certains bébés se retournent plus tardivement et s’il ne se retourne pas de lui-même, certains spécialistes effectuent des manipulations sur votre ventre pour le faire bouger.
Appelée échographie « biométrique et morphologique », elle va permettre de mesurer le feotus que l’échographiste ne pourra pas voir en entier du fait de sa taille trop grande. Les mesures principales seront prises (périmètre crânien, abdominal, fémur) afin d’estimer son poids et sa taille. Si bébé est trop gros (plus de 4kg à la naissance), le spécialiste pourra vous demander d’effectuer des analyses en vue de détecter un diabète gestationnel.

Au cours de cette échographie, le bien-être foetal sera vérifié en s’assurant que le volume du liquide amniotique est dans les normes. Il faudra vérifier également que les organes se développent normalement et tout particulièrement les organes qu’ils n’étaient pas possible d’analyser plus tôt, comme la moelle épinière, les poumons, les reins, les voies urinaires et digestives. Voici un petit passage du récit de Myriam lors de l’échographie du troisième trimestre :

Cette échographie m’a bouleversé, moi et mon mari avons même eu le plaisir de voir notre fille uriner juste après avoir bu son liquide amniotique. Comble du bonheur, nous avons eu la chance d’avoir une échographie 3D de son corps et de son visage alors qu’on avait rien demandé. Comme elle bougeait un peu, le médecin n’a pas pu avoir les mesures précises, la photo de son visage n’était donc pas précise, notre petite avait donc un nez un peu large mais elle était magnifique.

Mon suivi chez la sage-femme ou le gynécologue ?

Souvent boudée par des mamans soucieuses d’avoir un bon suivi, la sage-femme tient pourtant un rôle important et possède une formation qui lui permet de suivre efficacement une grossesse dite classique. Malheureusement, en Algérie, la sage-femme jouit d’une très mauvaise réputation, pourtant, elle est une spécialiste de la grossesse physiologique, naturelle qui n’a pas de complications. D’ailleurs, c’est généralement la sage-femme qui assure l’essentiel des entretiens prénataux (elle peut prescrire une échographie, une prise de sang ou une analyse d’urine) et les accouchements, que ce soit dans un hôpital ou dans une clinique privée. Aussi, elle a l’avantage de se concentrer sur votre bien-être et ont plus de temps à vous consacrer. Certaines proposent même des cours de préparation à l’accouchement. La grossesse est donc moins stressante. Elle est également à même d’établir un suivi même après l’accouchement de sa cliente. C’est l’interlocuteur idéal pour suivre les suites de couches, elle vous aidera à faire face aux petits bobos de l’après accouchement comme l’épisiotomie, les saignements ou autre. Si une de ces patientes présente une grossesse à risque, c’est le gynécologue obstétricien qui prend le relais. Votre grossesse est à risque si vous avez une de ces pathologies (diabète gestationnel, hypertension artérielle, grossesse gémellaire ou multiple, une menace d’accouchement prématuré, un décollement placentaire, une toxémie gravidique…), associées ou non à des prédispositions tels que l’âge (plus de 35ans), les antécédents médicaux ou une obésité.

Si vous souhaitez, vous pouvez en discuter sur notre forum. Voici quelques discussions qui pourront vous intéresser :
Le métier de sage-femme
Épisiotomie ratée

Ma grossesse d’un point de vue médical

Surveiller la tension

La prise de la tension est systématiquement effectuée à chaque visite (médecin, sage-femme, gynécologue…), elle permet de mesurer la pression artérielle et de détecter une souffrance foetale (le bébé n’est pas assez oxygéné car la pression artérielle perturbe les échanges entre la maman et le bébé).
Une bonne tension artérielle doit se situer autour de 12-7. Si elle est trop basse, cela est souvent sans danger, il s’agit tout simplement d’une grosse fatigue qui nécessitera du repos. Un arrêt maladie pourra vous être prescrit si vous travaillez. En revanche, une tension trop haute peut être plus inquiétante. Au-delà de 14-9, on parlera d’hypertension. L’hypertension provoquée lors de la grossesse, en dehors d’une hypertension avérée et sous traitement, est gravidique. Elle peut parfois s’accompagner de présence de protéines dans les urines et d’œdèmes. Ces symptômes peuvent signifier une prééclampsie ou une toxémie gravidique. Rassurez-vous, si vous êtes bien suivie, votre médecin vous prescrira un traitement pour faire diminuer la pression et vous pourrez poursuivre votre grossesse sous surveillance car les risques encourus par la mère et le foetus ne sont pas négligeables.

Les examens sanguins de la grossesse

Le test de diagnostic de la grossesse 100% fiable : détection de l’hormone Béta-HCG

Les analyses sanguines sont effectuées tout au long de la grossesse. La première analyse sanguine, à réaliser le matin (période durant laquelle l’hormone est plus concentrée dans le sang) et sans être à jeun, dès le 10ème jour après la fécondation, servira à confirmer votre grossesse en détectant l’hormone Béta-HCG et son dosage pour établir la date précise de la fécondation. L’hormone gonadotrophine chorionique est sécrétée uniquement pendant la grossesse par le placenta qui se forme lorsque l’embryon est implanté dans la muqueuse utérine. C’est cette hormone qui va permettre la survie de l’oeuf en maintenant les sécrétions ovariennes. LA Béta-HCG augmente progressivement pour atteindre son dosage maximal entre la 8ème et la 12ème semaine de grossesse pour ensuite diminuer. Si cette hormone n’augmente pas au tout début de la grossesse, cela peut signifier que la grossesse s’est arrêtée. Un taux très élevé de cette hormone peut signifier une grossesse gémellaire. Mais seule une échographie pourra valider cette thèse.

Comment comprendre le dosage de l’hormone Béta-HCG

Si le taux est < à 3 UI/L, on peut exclure une grossesse sauf si elle date de moins de 10 jours. Si le taux dépasse les 3 UI/L, le test est positif.

Voici un tableau donnant une moyenne du taux au cours des 17 premières semaines d’aménorrhée.

Semaines d’aménorrhée Moyenne en mIU/ml
4 semaines 50
5 semaines 1500
6 semaines 28000
7 semaines 57000
8 semaines 94000
9 semaines 87000
10 semaines 76000
11 semaines 67000
12 semaines 57000
13 semaines 48000
14 semaines 37000
15 semaines 27000
16 semaines 22000
17 semaines 18000

Comme vous pouvez le constatez, le taux culmine au cours de la 8ème semaine d’ahménorée, soit la 6ème semaine de grossesse pour diminuer progressivement.

Les prises de sang sérologiques

Ensuite, vous aurez à effectuer des prises de sang afin de faire un bilan sérologique et de dépister des contaminations ou des maladies infectieuses. Les plus importantes sont la toxoplasmose, la syphylis, le VIH, l’hépatite B, la rubéole ou encore la cytomégalovirus. Même si les analyses sont négatives, leur contrôle sera nécessaire tout au long de la grossesse.

Calendrier de grossesse semaine après semaine

Voici maintenant tous les articles pour suivre votre grossesse semaine après semaine.

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