Actualités

Une tunisienne peut aujourd’hui epouser un non-musulman

femme-tunisienne-mariage droit

Il semblerait que le gouvernement tunisien souhaite aller au bout du principe de l’égalité homme femme érigé sur la base des codes de la société occidentale en faisant fi des commandements issues des lois islamiques.

C’est un fait : la société civile tunisienne est parmi la plus libre du monde arabo-musulman au niveau des droits des femmes. Et le printemps arabe, qui a pourtant eu des répercutions dramatiques dans certains pays, n’aura visiblement pas pu ébranler ces droits.

Le gouvernement qui se voulait moins libéral que le précédent a osé modifier une loi que même Bourguiba n’avait osé toucher. Décidé à répondre en faveur d’une association qui avait déposé plainte pour l’abrogation de la circulaire numéro 216 du 5 novembre 1973 qui encadrait l’union des Tunisiennes de confession musulmane, le président Béji Caïd Essebsi en a fait explicitement et officiellement la demande lors de son discours du 13 août dernier à l’occasion de la fête de la Femme. Ces associations, dont le Collectif pour les libertés individuelles, avaient exposés le fait que ces circulaires (dont celles de 1973) étaient contraires à la Constitution qui stipule l’égalité entre hommes et femmes.

Dans sa circulaire signé le 8 septembre, le ministre de la Justice Ghazi Jeribi rappelle que la circulaire numéro 216 est contraire aux articles 21 et 41 de la Constitution tunisienne et contraire aux accords internationaux signés par l’Etat tunisien.

Auparavant, les Tunisiennes qui épousaient un non-musulman devaient présenter un document capital pour valider son mariage : le certificat de conversion.

« Tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et tous les textes semblables, ont été annulés. Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint »,

a écrit sur les réseaux sociaux Saïda Garrach, avocate, militante féministe et depuis peu (21 juillet 2017) porte-parole de la présidence de la République.

Une avalanche de vives réactions on été constaté à travers tout le pays mais aussi dans les autres pays musulmans, beaucoup de personnes pensent que le gouvernement tunisien ne respecte pas les préceptes fondamentaux de l’islam. Mais pour se défendre, les autorités ont tenu à nuancer que cette nouvelle circulaire ne parle pas de musulmanes mais uniquement des femmes Tunisiennes qui étaient considérées comme musulmanes de faits par l’administration du pays.

2 commentaires

  1. Je suis d’accord avec toi Samo. en plus je trouve que le gouvernement a d’autres chats beaucoup plus importants à fouetter, tels que l’economie, l’education, la santé etc….
    En plus je ne comprends pas pourquoi les autres pays ( par la j’entends les pays arabes) se mêlent.
    Enfin c’est une distraction de moins pour parler des vrais problèmes.
    Cela m’a étonné que ce soit la décision de Beji Caïd Essebssi car il est tellement vieux!,
    Ravie de te croiser par ci par la…

Leave a Response

Chargement...