7 questions à Fatma Omar

L’auteure du roman “Lumière d’Argile” répond aux questions de Dziriya Magazine.

Pouvez vous vous présenter?
Fatma Omar, 34 ans, 2 enfants et je suis née à El Asnam.
Actuellement employée administrative chez Ernst & Young Luxembourg depuis 10 ans, où je m’occupe d’une partie de la communication interne.
J’ai fait des études de Lettres et de Langues à l’UFR de Metz et j’ai également un BTS secrétariat trilingue.
J’ai repris mes études en parallèle et j’ai opté pour une licence en communication.
Pendant mon temps libre, je bouquine et j’aime aussi chiné quand j’ai le temps, j’aime les brocantes.
A côté de cela, je suis très déco, pas forcément pour chez moi, j’ai un intérieur assez classique, même s’il est coloré, mais j’aime voir ce qui ce fait de neuf, ici et ailleurs … Je suis aussi un peu écolo je crois, j’aime la nature, les promenades en forêt … j’essaie de militer comme je peux pour l’environnement !

Comment vous est venu l’idée d’écrire et de faire un roman?
J’ai toujours écrit et j’ai aussi un rôle d’écrivain publique, c’est à dire que je fais beaucoup de lettres administratives pour mon entourage.
A l’école, lorsque nous avions des dissertations, des discussions à produire, j’aimais déjà écrire sur les thématiques proposées, j’allais à la bibliothèque et je lisais tout ce que je pouvais sur le sujet, ensuite je rédigeais … assez longuement …. C’est comme cela que j’ai remarqué mon goût prononcé pour l’écriture, j’aimais bien m’étaler, déborder, m’opposer et exposer mon point de vue le plus largement possible. Ainsi de fil en aiguille, j’ai eu envie d’écrire autrement ….
En général je débouche toujours sur des questions un peu métaphysiques, existentielles, sur des questionnements, plus que sur des réponses.
D’ailleurs, j’ajouterai que le déclic fut aussi la matière « philo » étudiée au lycée, elle ne m’a pas aidée à « savoir écrire », mais cette matière a vraiment déclenché quelque chose de plus dans mon envie d’écrire. Ce roman, je l’ai pensé longtemps et j’ai eu un déclic en 2006 l’année pendant laquelle je l’ai écrit.

Parlez nous de votre premier roman “Lumière d’Argile”?
Le récit se déroule en Egypte, il y a quelques siècles. Le héros se prénomme Settir. C’est un jeune sculpteur, passionné par son métier qu’il a appris de son père, sculpteur célèbre et reconnu dans son pays. A ce dernier – décédé deux ans plus tôt – il a fait une promesse : celle de sculpter une pièce exceptionnelle, nouvelle, rare et jamais imaginée auparavant. Une pièce qui donnerait un souffle nouveau à la sculpture et une orientation nouvelle à l’art en général.
Pour cela il doit se rendre chez le maître des sculpteurs, Socco afin qu’il lui enseigne les meilleures techniques, celles qu’il a su enseigner à son père et qui firent sa gloire.
Chez lui à l’âge de 19 ans et y restera des années. Il voyagera aussi, beaucoup. Il est poursuivi par « l’obsession du créateur » : c’est-à-dire son désir absolu de créer la sculpture.
Les aventures de ce héros l’emmèneront en Arabie, en Libye … Il réalise sa vie à travers sa recherche. C’est un parallèle permanent entre sa vie et ses pièces.
En fait c’est vraiment l’histoire d’une quête et ce n’est pas tant l’histoire d’un artiste sculpteur que je raconte mais c’est le récit d’un homme qui se pose une question simple et universel : quel est le sens de ma vie ? Il va sillonner le monde arabe pour trouver une réponse à cette question en tentant de trouver le chemin qui mène au bonheur, qui est le but de tout un chacun ! Les artistes quels qu’ils soient ont ce p’tit truc en plus, cette petite intuition qui fait qu’ils arrivent à bien exprimer cette quête au trésor qui est le bonheur !

Vous aimez l’art…
J’aime l’art en général, les artistes peintres et les autres connus ou moins connus, je vais souvent à des expositions, dès que je peux. Mais j’aime particulièrement la sculpture et j’avoue que ces pièces en trois dimensions savent me faire frissonner parfois … Il y a de magnifiques recueils de sculptures pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer … je citerai un sculpteur que tout le monde connaît mais dont je ne me lasse jamais de contempler les oeuvres, Rodin bien sûr !

Pourquoi avoir choisi la sculpture comme thème du roman?
J’ai choisi la sculpture, car j’aime beaucoup cet art. J’ai quelques statuettes chez moi dont une dans mon salon que je regarde souvent et c’est elle dont j’ai eu aussi envie de parler !

Et pourquoi l’Egypte?
L’Egypte est le berceau du monde. C’est aussi un pays arabe et comme ce livre est sous forme de conte et qu’il rappelle un peu les milles et une nuits, l’Alchimiste … je pense que c’est un bon endroit pour ce genre d’histoire. Car c’est aussi un livre où la forme est aussi importante que le fond, c’est elle qui donne le ton et le côté féerique de l’histoire.

Est-il prévu une édition en Algérie?
Il faut poser la question à l’éditeur.

 

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