Ces algériennes qui ont pris leur envol

Autrefois les tabous, les interdits et la mentalité ne faisaient pas de cadeaux à la femme algérienne. Le poids de la culture, des traditions et des “qu’en dira-t-on” empêchaient les femmes d’aller bien loin dans leurs ambitions professionnelles. Ce n’est plus le cas maintenant.

Il y a à peine quarante ans, la jeune fille arrêtait ses études pour s’occuper de son foyer et pour se marier très jeune. Les plus chanceuses allaient jusqu’à l’université la plus proche. Très peu travaillaient et presque aucune ne voyageait seule sauf pour celles qui se mariaient avec des algériens résidants à l’étranger. Pour les autres, l’instruction s’arrêtait, les déplacements étaient limités. Car pour les parents, la famille, le mari… le rôle de la femme est de tenir son foyer.

L’Algérie a changé, la société mais surtout les mentalités aussi. Un souffle nouveau a balayé certains préjugés. Les bancs d’universités se sont remplis de jeunes filles, les emplois ont accueilli les demoiselles et les dames et lorsque son bonheur ou ses ambitions ont commencé à dépasser les frontières, l’algérienne contemporaine n’hésite plus à composter le billet de l’avenir.

Femmes algériennes de l’étranger ou d’Algérie, ont appris à aller plus loin, à se forger ailleurs pour se découvrir et se lancer dans l’aventure.

Sortir du quartier, du foyer, de sa ville et même du continent ou elles ont grandi, pour s’ouvrir aux portes de l’éducation ou du travail et représenter leur pays dans toutes les villes du monde dans de nombreux domaines est devenu plus courant. Stylistes, infographes, diplomates, étudiantes, médecins, journalistes… la liste est longue des algériennes qui font notre fierté et celle de leur famille en dépassant les préjugés d’antan.

Vivre l’exil comme un déchirement, comme un sacrifice, mais aussi comme une force de caractère car elles assument leur choix. Seules et loin de tout repère, elles se sont construites en tombant et en se relevant, au rythme du courage et animer par la volonté même si la pression sociale est encore là.

C’est faire preuve de courage que de rester dans son foyer et se sacrifier pour les autres, mais c’est encore plus courageux que de se trouver une voie car même si les temps ont changé, l’algérienne à du mal à couper le cordon ombilical. Mais lorsqu’elle sort les ailes, elle sait prendre son envol.


A vos témoignages.

Ibtissem Aouam

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