Chronique d’un amour déchu

On dit que les contraires s’attirent, l’histoire que je vais vous conter ne dément pas vraiment le proverbe.

Tout commence par un banal après midi du mois de septembre, j’avais tout juste fini les cours quand je reçois un sms de mon ami sarah, à vraie dire avec sarah nous étions un peu plus qu’amie, on nous a toujours dit que nous étions cousine, bien que nous ne portions pas le même nom de famille mais on aurait des ancêtres en commun.
bref dans son sms, elle me demande de la rejoindre ce soir pour regarder un film chez elle et manger une pizza, la maison sera vide, sa mère sera chez les voisins et ses freres en vadrouille comme d’habitude.

Je sors très peu le soir, en général après les cours, c’est direction la maison, mais là, vu que sarah habite une rue derrière chez moi, je me suis dis pourquoi pas.
A 19 ans, j’avais pas vraiment l’impression d’être comme toutes les filles de mon age, je préfère passer mon temps à la bibliothèque et à réviser mes cours que de courir après les loisirs, j’étais tout le contraire de sarah, elle m’encourageait toujours à m’amuser et à me lâcher, je l’adorer je la trouvais insouciante et libre dans sa tete, tout ce qui me manquait à moi.
En rentrant à la maison, j’ai pris une douche histoire de me rafraichir, j’ai repasser un coup de maquillage histoire d’enlever la fatigue de la semaine et j’ai mis une petite robe toute simple avec une paire de ballerine, bien que je soit une fille un peu coincé dans le genre j’adorais la mode et les nouvelles tendances.

c’est donc toute pimpante que je sonne à la porte de Sarah, elle m’accueille avec un large sourire.
” salut ma poule, me lança t-elle, ça va ?
– Oui et toi ? elle va bien tata?
– Ouhai ça va, maman est aller aidé chez les voisins, il prépare le mariage de leur fille pour la semaine prochaine et ils sont en plein gâteau.
– ah d’accord ! tu veux regarder quoi comme film? j’ai pensé au temps d’un autumn, j’ai trop envie de le revoir!
j’ai vu les yeux en amande de sarah se plisser, elle est d’une grande beauté, elle avait les cheveux longs, les yeux noisettes et la peau très blanche, je l’appelais parfois “la kahina”, elle était la représentante de cette beauté kabyle.
” tu sais, me dit-elle, je vais encore chialer toutes les larmes de mon corps et j’ai un peu mal la tête.
Je me suis mise à rire, et à ce moment là, on sonna à la porte.
“t’attend qui ? c’est peut-être un de tes frères.
– Mes frères rentrer à 20h? heu…je crois pas.
Sarah alla donc ouvrir et moi je suis resté dans le salon, j’entendais une voix masculine qui s’avançait vers ma direction.
– Sirinne, je te présente Mehdi, le frère de la futur mariée, c’est maman qui l’envoie, ils ont besoin de sniwa pour les gâteau”
Je lui lança un “salut” et lui me rétorqua “enchanté”
il se mit à parler avec sarah qui se débattait avec la vaisselle du placard.
“j’en peux plus de ce mariage ! vivement la fin, dans ma chambre ya de la semoule et du miel ! pff”
sarah riait au éclat, et elle lui dit ” tu verra quand ça sera ton tour”.
sarah lui donna 4 sniwa et en repartant il me lança ” au plaisir mademoiselle”….


La soirée en la compagnie de sarah fut un enchantement, nous avons finalement regardé ” un dîner de con” tout en papotant.

Le lendemain commença une autre partie de ma semaine, j’ai passé ma journée a bipper des articles dans un hypermarché, c’était un ptit boulot d’étudiante que je me suis dégotée histoire de compléter ma bourse, vous l’aurez compris, à 19 ans j’avais peu de temps dans ma vie.

J’ai à peine franchi le pas de la maison que ma mère me dit
” ya la mère de rachid qui est venu prendre le café”
– elle veut quoi ! d’un ton énervé !
– bein toi ! depuis qu’elle ta vue faire le ménage à la circoncision du petit kamel, elle arrête pas de me courir après.
– pff, n’importe quoi ! son fils c’est un mec qui tient les murs et en plus elle veut une femme de ménage et pas une femme, laissez moi tranquille avec votre mariage, moi je suis trop jeune ! vous voulez tous m’enchaîner !
Ma mère riait, je savais très bien que jamais elle accepterait cette union mais ma réaction la faisait rire.

Le soir je suis retournée chez sarah, on a organisé une soirée entre fille, avec imene, notre amie d’enfance.
Imene, sacré Imene, elle était une bouffée de fraîcheur, mes meilleurs fous rire, je les ai eu avec elle, même dans le malheur elle nous faisait rire.
tandis qu”elle nous racontait son vendredi passé au consulat ” je les entendait deja à deux rue plus loin les zouzous qui se battaient pour un ticket..,
sarah sortit 3 cigarettes, qu’elle s’empressa d’allumer tout en ouvrant la fenêtre.

C’était un truc complétement c*n qu’on faisait, on crapotait de temps en temps une cigarette, on se sentait femme et libre
enfin c’est ce qu’on croyait.
” au faite, j’ai un scooop pour syrinne !!! dit sarah
on regarda sarah d’un air ébahi !
– ya mehdi qui ma parlé de toi, je les croisé ce matin et il m’a posé des tas de question sur toi.
– hein ? le mec d’hier,mehdi? il ta dis quoi?
– il ma demandé ton age, ce que tu faisais, et surtout si t’avais un mec.
– quel mehdi? s’exclama imene?
– Mehdi H…, son père tient le restaurant vers la mairie.
– ohh sérine, il est beau goss, en plus il fait de la boxe à haut niveau.
– sa m’intéresse pas du tout ! déjà y’a pas de place dans ma vie pour un mec et ce type il m’a l’air arrogant, tout ce que je déteste!
genre j’ai toutes les filles à mes pieds..
Bref le sujet fut vite bâclé, et nous avons continuer à nous marrer toute la soirée, avec elles, on s’ennuyait pas, contrairement à moi.
le lendemain comme tous les dimanches, je suis allée au parc faire mon jogging, en arrivant vers la piste, j’entends un homme derrière moi me dire:
– salut syrinne ? On est matinal à ce que je vois.
je me retourne et je constate que mehdi se tenait devant moi, en mode sportif, c’est vrai il était craquant, grand, brun, avec des yeux noisettes

– on peut savoir ce que tu fait là? mon ton était agressif, et j’avoue je sais pas pourquoi j’étais en mode énervée
– je cours comme tous les dimanches, ya pas que toi qui court
– c’est bizarre ça fait 6 mois que je fais ce parcours et je t’ai jamais vu !
– ok j’avoue, je vais pas ici d’habitude, parce que franchement un parcours de 5 km c’est pour les fillette !
je voulais te voir, te parler, te demander si ça te dit de prendre un verre ou aller au cinéma”
je devais faire une drôle de tête à ce moment là, parce qu’il me lança “quoi? faut t’emmener à l’opéra?”
– non merci ça ne me dit rien ! tu perds pas le nord toi?
– ok ok , je vois le genre.
– c’est à dire? j’étais vexée par cette remarque
– c’est à dire fille coincée bourgeoise qui se croit supérieur aux autres et mieux que les autres !
Son visage était à quelques cm du mien et je sentais son parfum qui ne le cachons pas me faisait beaucoup d effet.
– primo je suis loin d’être une bourgeoise et deusio, je ne sors pas avec des mecs comme ça moi ! j’ai des valeurs !

C’est là que j’ai constaté qu’il avait bien l’allure d’un boxeur, et ça franchement, c’est sexy.
– alors accepte juste une invitation, viens au mariage de ma soeur, sarah y sera tu sera pas toute seul.
il s’est mis à courir en criant “à samedi prochain”.

J’étais sûre que c’était sarah qui lui avait dit ou me trouver, dans ma tête c’était “je vais la tuer !!”
Le samedi suivant, me voila, perché sur 15 cm d’escarpin, moulé dans une robe rouge arrivant jusqu’au genou.
J’avais fais un brushing et je me suis maquillé de façon simple, j’avais quand même mis mon rouge “p*tasse” comme l’appelais imene, je le réservais pour les mariages.
Je me trouvais ridicule, d’un coté j’étais là à me faire belle et d’un autre coté, je savais que ce type, c’était tout le contraire de moi, et ce genre de type m’énervait plus qu’autre chose.

il était environ 22h quand moi et sarah nous avons franchi la salle des fêtes, c’etait une régle chez sarah, ne jamais arriver a 19h comme indiqué sur la carte, sa fesait plouk pour elle.

Tandis que je cherchais des yeux 2 places pour mois et sarah, et tandis qu’il était debout près du dj, mon regard croisa le sien…


Après cet échange de regard intense, nous avons prie place autour d’une table ou il y’avait une famille avec plein de marmot, nous avons passé le repas autour d’un brouhaha pas possible.

J’ai jamais compris pourquoi dans nos mariages, les familles se croyaient obligé de ramener toutes leurs marmailles.
ps pour le futur : si pas de baby-sitter, pas de mariage.

Vers minuit, moi et Sarah on dansa sur la piste; c’était quelque chose quand même, on se croyait seul au monde, on dansait le kabyle, le chaoui, sur du Claude François, on avait même pas encore 20 ans et on kiffait la vie.

Vers 2h, on est allé prendre l’air dans le petit jardin de la salle, il y’avait pas mal de monde, certains fumaient d’autres mecs buvaient tranquillement à l’abri des regards.
On bavardait avec Sarah quand Mehdi surgit derrière nous.
” alors les filles on s’amuse?
– Oui, comme des folles ! lança Sarah.
– cette robe te vas bien Syrinne.
– je lui ai répondu “merci”
j’ai même pas pu prononcer autre chose, j’étais cristallisé devant lui, mon dieu, ce type m’attirait.

Il était 5h du matin quand on décida de prendre fin à la fête, le lendemain je suis restée toute la journée a la maison à traîner dans mon lit, épuisée par la veille.

Les semaines qui suivaient furent mornes, bien sure je pensais à lui mais j’avais pas eu l’occasion de le revoir, j’alternais maison, école et boulot.

les vacances de la Toussaint arrivait enfin, j’allais pouvoir souffler enfin !

Pour célébrer le premier jour de nos vacances, on décida Sarah, iméne et moi, d’aller à la vogue.
On mangeait de la barbe à papa tout en essayant d’attraper un ourson dans la machine à arnaque, tu essayes je ne sais combien de foi d’attraper un ourson qui en vaut en réalité même pas 1 euros.

Sarah me donna un coup de coude, en me soufflant à l’oreille,” il ya Mehdi la bas, regarde”.
Effectivement il était là, avec ses potes, ils riaient comme des ânes.

Sarah se précipita vers eux ( je la hais parfois), ” hey ! qu ‘est ce tu fout là !”
il s’avança vers nous, nous salua avec sa main, il inséra une pièce dans le manège et en un temps record, il saisie une peluche qu’il me donna.
“merci, c’est sympa”, voila les autres mots qui sont sortis de ma bouche.

Il me dit, “sa te dit d’aller faire un tour avec moi” et là iméne répondit à ma place” bein bien sure qu’elle peut ! attend on a dit à nos parents on rentre à 22h il est que 21h!”. J’avais juste envie de lui dire que 22h c’est dans une heure.

C’est ainsi que je me retrouva seul avec lui, j’ai dit aux filles qu’on se retrouvait à l’entrée de la vogue à 21h45 et me voila posé à une terrasse avec lui à boire un coca.
Dans ma tète, je me disais que j’étais complètement folle, j’avais peur d’avoir donné l’image d’une fille qui avait cédé trop vite et d’un autre coté je me disais qu’il fallait que je me décoince un peu :

“Parle moi de toi Syrinne un peu, je ne sais rien de toi !
– moi non plus, je ne sais rien de toi.
– Mehdi 23 ans, je bosse avec mon père au resto familiale, boxeur à mes heures perdus, je suis pas intéressant
– moi encore moins, je pense, Syrinne 19 ans, étudiante en immobilier, c’est tout.
– je suis ure qu’il y a beaucoup de chose à dire sur toi.
on a passé notre temps à bavarder de tout et de rien, je crois que je les juger trop vite, j’ai trouvé qu’il avait un humour fin et qu’il était pas si arrogant que sa.
Il me raccompagna au point de rendez-vous avec les filles et sur le chemin il me donna son numéro
” je vais pas faire le mec relou parce que c’est pas mon genre, mais si t’a envie de me rappeler, fais-le, parce que tu me plais”.
je pense qu’a ce moment là je suis devenu rouge comme une tomate.

Les filles voulaient tout savoir de cette entrevue, je leur raconta dans les moindres détails, elles étaient encore plus enthousiasme que moi “Syrinne, l’intello avec Mehdi, le beau boxeur ! qui l’aurais cru”. Là je trouvais qu’elle s’emballai vite, parce que il ne s’est rien passé du tout.

Le lendemain j’ai lui ai envoyé un message “très sympa cette entrevue avec toi” voilà il avait mon numéro !! j’en revenais pas.
J’attendais maintenant ce qu’il allait me répondre.

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