Dziriya magazine Forums Forum Général le foyer musulman

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  • #13557
    tchilo
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    bonjour tous le monde

    Au nom de Dieu, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.

    Louange à Dieu, nous Le louons et nous implorons Son secours et Son pardon. Nous recherchons secours auprès de Dieu contre le mal qui est en nous et nos mauvais actes. Quiconque Dieu décide de guider ne peut s’égarer et quiconque Dieu égare ne pourra être guidé. Je témoigne qu’il n’y a de Dieu que Dieu, Dieu Unique, qu’il n’a ni associé ni partenaire et je témoigne que Mohammed est son sujet et son Messager.

    La maison est une bénédiction

    Dieu (le Très-Haut) dit : {Et Dieu a fait de vos maisons une habitation…} (16/80)

    Ibn Kathir (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : “C’est ainsi que Dieu, Béni et Exalté soit-il, mentionne sa totale bénédiction à tous ses sujets : il leur a donné des maisons qui sont des demeures calmes dans lesquelles ils peuvent se retirer comme des havres qui les protègent et leur offrent toutes sortes d’avantages”.

    Qu’est-ce que la maison représente pour chacun d’entre nous? N’est-ce pas le lieu où on mange, où on se repose, et on dort, l’endroit où on apprécie les moments d’intimité passés avec sa femme?

    N’est-ce pas le lieu où on peut se retrouver seul avec sa femme et ses enfants?

    N’est-ce pas la maison qui permet de couvrir et de protéger la femme?

    Dieu nous dit : {Restez dans vos foyers, et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’islam (Jahilliah)} (Les Coalisées 33 :..)

    Si on pense à ceux qui n’ont pas de foyers, ceux qui vivent dans des abris, ou encore dans les rues, ou comme réfugiés éparpillés dans des camps provisoires, alors on se rend compte de la bénédiction d’avoir un foyer. Quand on écoute un sans abri dans le désarroi nous dire :”Je n’ai nulle part où aller, pas d’endroit fixe où je pourrais m’installer. Quelquefois je dors dans telle ou telle maison, d’autres fois dans un café, dans un parc ou encore au bord de la mer; et je garde mes habits dans ma voiture.

    Quand Dieu a puni les Juifs de Banu Nadir, il leur ôta cette bénédiction et les éjecta de leur foyer, comme Il dit : {C’est Lui qui a expulsé de leurs maisons, ceux parmi les gens du Livre qui ne croyaient pas, lors de premier exode}. Ensuite Il Ajouta : {Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, vous qui êtes doués de clairvoyance.} (L’exode 59 :..)

    Il y a également beaucoup de raisons pour lesquelles on doit faire attention à maintenir son foyer en ordre.

    1) Se protéger soi-même et sa famille du feu Eternel de l’Enfer; et les préserver du châtiment de l’Enfer : {Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des anges rudes, durs; ne désobéissaient jamais à Dieu en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne.}

    2) La grande responsabilité de chef de famille lors du jour du Jugement Dernier.

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Dieu demandera à chacun de ses bergers (ou de personne responsable) s’il a pris soin de son troupeau (ce dont il est responsable) ou non”.

    3) Le foyer permet de se protéger, de maintenir à distance le mal et de garder ses mauvaise intentions loin des gens. C’est un refuge prescrit par l’islam au cours de moments de conflit (querelles ou tribulations).

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Il y a cinq choses à faire qui nous permettront d’être toujours avec Dieu : rendre visite aux malades, sortir faire le djihad, négocier la paix en respectant le chef du parti ou de la tribu, ou s’asseoir chez soi de telle manière à nous soyons en sécurité des autres et de manière à ce que les autres le soient aussi par rapport à nous”.

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Un homme sera en sécurité s’il reste en temps de conflit”.

    Le musulman peut se rendre compte de ce conseil quand il réside à l’étranger, où il est incapable de modifier le mal autour de lui. Alors il aura un refuge qui le protégera des actes illicites, protégera sa femme de s’exposer de manière gratuite et de se découvrir, et éloignera une mauvaise compagnie à ses enfants.

    4) On passe la plupart de notre temps chez nous, en particulier quand il fait très chaud ou très froid, quand il pleut, tôt ou tard dans la journée, ou en sortant de l’école ou du travail. Ce sont ces moments que l’on devrait consacrer à l’adoration et aux œuvres licites, auquel cas on ferait n’importe quoi.

    5) Ce point est le plus important car il s’agit de l’attention qu’on devrait porter à construire une société musulmane. En effet la société est constituée de foyers et de familles qui forment des tas de maison et d’immeubles. L’ensembles de foyers constituent les quartiers et ces derniers, les sociétés. Si les tas de maisons et les immeubles sont sains, les sociétés seront construites sur les lois de Dieu, assez solides pour affronter l’ennemi face à nous et remplies de bonté que le mal ne pourra pénétrer.

    #295274
    tchilo
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    Chapitre 1 – La formation du Foyer

    Faire le bon choix quant au choix de son épouse

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves hommes et femmes. S’ils sont besogneux; Dieu les rendra riches par sa grâce. Car la grâce de Dieu est immense et Il est Omniscient} (La lumière 24 🙂

    Le chef de famille doit choisir une femme à la conduite droite et qui lui convient en fonction des conditions suivantes citées dans différents hadiths : “On choisit sa femme en fonction de 4 critères : sa richesse, sa famille, sa beauté, sa piété. Choisissez celle qui est la plus pieuse. Dieu vous rendra riche”.

    “Le monde ici-bas n’est que temporaire et seule une femme avec une bonne conduite pourra constituer la plus grandes des joies”. (Mouslim, 1468)

    “Soyez reconnaissant, rappelez de votre Créateur et une épouse croyante qui vous aidera a construire le vie de l’au-delà.” (Hadith sahih rapporté par Ahmad, 5/282 et At-Tirmidhi et Ibn Mâja de Thawban)

    Selon un autre hadith : “Le meilleur trésor que vous pourriez avoir est une épouse avec une bonne conduite, qui vous aide dans vos affaires mondaines et religieuses”. (Hadith sahih rapporté par Al-BayHaqi, 4285)

    “Marriez-vous à quelqu’un d’affectueux et de fertile car Je serais fier de votre progéniture abondante le jour du Jugement dernier”. (Hadith sahih rapporté par Ahmad, 6/195)

    “Je vous conseille de vous marier avec des filles vierges à cause de la fraîcheur de leur appareil génital, de la douceur de leurs lèvres et car elles se contentent de peu.” (Hadith sahih rapporté par Ibn Maajah, 624)

    Une épouse qui a une bonne conduite est source de bonheur alors qu’une mauvaise épouse est des quatre éléments qui vous mènent au désespoir, comme il a été dit dans le hadith sahih : “Un des éléments de joie est une femme qui a une bonne conduite, quand vous la regardez vous vous sentez bien, quand vous êtes absent vous pouvez lui faire confiance aussi bien en ce qui la concerne qu’en ce qui concerne vos biens. En revanche avec une mauvaise épouse, la situation inverse se produit, à savoir quand vous la regardez vous vous mettez en colère car elle ne fait que de riposter verbalement et quand vous êtes absent vous ne pouvez pas lui faire confiance en ce qui la concerne elle et vos biens.”

    Aussi, il est primordial de considérer la situation où il s’agit d’une demande en mariage à une musulmane. Il convient d’accepter en fonction des conditions suivantes :

    Le Prophète sala allahou alayhi wassalam dit : “Si quelqu’un vient vous voir et que vous êtes réjoui de sa religion et de sa personnalité, alors mariez-le à votre fille (ou votre sœur..) sinon il y aura conflit et grande corruption dans cette région.”

    On doit passer les bonnes questions, en vérifiant la véracité des faits et les sources, en rassemblant les informations adéquates pour qu’il n’y ait pas de corruption ni de destruction de la cellule familiale.

    Une femme et un homme qui ont une bonne conduite construiront un foyer qui repose sur de bonne mœurs dans la mesure où : {Le bon pays, la végétation pousse avec la grâce de son Seigneur; quant au mauvais pays, (sa végétation) ne sort qu’insuffisamment et difficilement.} (Al-A’raf 7 :58)

    Essayer de guider sa femme

    Si votre femme a une bonne conduite, il s’agit d’une bénédiction en effet, qui provient de la générosité de Dieu. Si elle n’a pas de bonne moeurs; alors le chef de famille a pour devoir de s’efforcer de la guider. Cette situation se produirait quand :

    Un homme se marie à une femme qui n’est pas pieuse car d’abord il n’était pas pieux lui-même; ou bien il a pu se marier à elle dans l’espoir de la guider, ou encore sous la pression de sa famille, par exemple. Dans ces cas-là, il doit vraiment se battre pour la guider.

    Ce dernier doit aussi se rendre compte à l’issu ses efforts que seul Dieu guide qui Il veut. Il est le Seul à réformer la conduite des gens. Une des bénédictions de Dieu à l’égard de son esclave Zakarya alayhi assalam se produisit de la sorte : {… Et nous guérîmes son épouse…} (21/90)

    La guérison peut être physique ou de type religieux. Ibn ‘Abbas (que Dieu agrée le père et le fils) dit : “Elle était stérile et ne pouvait avoir d’enfants, ensuite elle a eu un enfant.”
    ‘Ata (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : “Elle s’exprimait mal et Dieu améliora son comportement.”

    Il y a différentes manières de guider sa femme ou de modifier son comportement :

    Veiller à corriger son adoration pour Dieu dans tous ses aspects comme il est mentionné ci-dessous :

    – Essayez de renforcer son Iman (sa foi)
    – Encouragez la à prier la nuit (Quiyam al-layl)
    – Encouragez la à lire le Coran
    – Encouragez la à mémoriser les invocations et se rappeler des moments appropriés et des occasions où il faut les prononcer
    – Poussez la à faire l’aumône
    – Inciter à lire des livres islamiques nécessaires
    – Encourager la à écouter des cassettes islamiques utiles qui seraient susceptibles d’accroître sa connaissance et de renforcer sa foi et ne pas arrêter de lui fournir ce type de matériel.
    – Il faudrait qu’elle choisisse de bonnes amies pieuses, avec lesquelles elles pourraient tisser des liens de forte amitié, avoir de bonnes conversations et rendre des visites utiles.
    – Protéger la du mal et faire barrage à tout ce qui pourrait l’y mener en l’éloignant des mauvaises compagnes et des mauvais endroits.

    #295275
    tchilo
    Membre

    Chapitre 2 – La Création d’une Atmosphère de Foi dans Son Foyer

    Faire de son foyer un lieu de rappel de Dieu

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “La ressemblance d’une maison dans laquelle on invoque Dieu et une maison dans laquelle on n’invoque pas Dieu est celle qui existe entre les vivants et les morts respectivement.”

    Nous devons faire des nos foyers des endroits où Dieu y est invoqué de différentes manières, que ce soit dans vos cœurs, verbalement, durant sa prière, en lisant le Coran, en discutant des sujets islamiques, ou en lisant différentes sortes de livres islamiques.

    Combien de foyers sont morts aujourd’hui car il n’y a plus d’invocations de Dieu comme il a été mentionné dans les hadiths. A quoi ressemblent ces foyers quand tout ce qu’on y entend est de la musique de Satan avec des instruments, des chants, des médisances; des calomnies et des commérages?

    A quoi ressemblent ces foyers quand ils sont remplis de mal et de pêchés comme le mélange de sexes illicites et un exposition gratuite entre les cousins qui ne sont pas mahrams et les voisins qui rentrent chez soi?

    Comment les anges peuvent-ils entres la maison dans ces conditions-là? Revivifiez vos foyers avec toutes sortes d’invocations, puisse Dieu vous bénir!

    Faites de vos foyers une qiblah

    La maison doit être un lieu d’adoration.

    Dieu (le Très-Haut) dit : {Et nous révélâmes à Moise et à son frère : “Prenez pour votre peuple des maisons en Egypte, faîtes de vos maisons un lieu de prière et soyez assidus dans la prière. Et fais la bonne annonce aux croyants.} (Jonas 10 :…)

    Ibn ‘Abbas (que Dieu agrée le père et le fils) dit : “On leur a ordonné de faire de leurs résidences des lieux de prières.”

    Ibn Kathir (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : “Ceci – et Dieu sait mieux – s’explique par le fait qu’ils faisaient face à un gros conflit; à savoir Pharaon et son peuple. Comme Dieu dit, on leur ordonna de beaucoup prier : {Ô les croyants! Cherchez secours dans l’endurance et la Salat. Car Dieu est avec ceux qui sont endurants.} (La vache 2 :..)

    Et comme il a été rapporté par le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم), quand il était soucieux de quelque chose, il priait.

    Ceci explique l’importance de l’adoration à la maison, en particulier à des moments où les musulmans sont en position de faiblesse, comme à certains endroits où les musulmans ne peuvent pas prier face aux mécréants. Dans cette situation on pourrait penser au mihraab de Maryam, qui était son lieu d’adoration comme Dieu le dit : {… Chaque fois que celui-ci (Zacharie) entrait auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture…} (la famille d’Imran 3 :3)

    Les compagnons (رضي الله عنهم) priaient chez eux mises à part les prières qu’ils devaient faire ou les prières obligatoires (qu’ils faisaient en groupe à la mosquée). Et il existe une histoire émouvante à ce sujet. Mahmoud Ibn al-Rabi’ al Ansari rapporta que : “Utban Ibn Malik – qui était un des compagnons du messager (صلى الله عليه وسلم) et était l’un des Ansars présents à Badr – vint vers le Messager de Dieu et lui dit : “Je perds la vue et je guide mon peuple dans la prière. Quand il pleut la vallée qui me sépare d’eux s’inonde et je ne peux pas me rendre à la mosquée pour les guider dans la prière. Ô Messager de Dieu, je voudrais que ma maison devienne un lieu de prière.”
    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) lui répondit : “je m’en occuperai, in cha Dieu.”
    ‘Utban dit : “Le lendemain le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) et Abou Bakr vinrent le matin. Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) demanda la permission d’entrer. J’accepta. Il ne s’assit pas jusqu’à ce qu’il entra dans la maison et à ce moment-là il dit : “Où veux-tu que prie dans ta maison?”
    Je lui montra un coin de la maison. Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) se leva, fit le Takbir et nous nous mîmes en rang derrière lui. Il fit deux rak’at et salua à la fin de la prière.” (Hadith sahih rapporté par Al-Boukhâri, 1/519)

    Un entraînement spirituel

    Aicha (raa) dit : “Le messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) priait le qiyam la nuit, et quand il faisait le witr il disait : “Lève-toi et prie Ô Aicha.”” (Mouslim, 6/23)

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Puisse Dieu bénir l’homme qui prie la nuit et qui réveille sa femme pour prier et qui lui verse de l’eau sur le visage si elle refuse.” (Hadith sahih rapporté par Dâwoud, 34).

    Encourager les femmes de son foyer à faire l’aumône est une autre manière d’accroître sa foi. C’est quelque chose de très important que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) encourageait quand il dit : “Ô femmes! Faîtes l’aumône car j’ai vu que vous constituiez une grande partie de la population en Enfer.” (Al-Boukhâri, 1/405)

    Une des nouvelles idées est d’avoir chez soi une boîte pour faire des dons aux pauvres et aux nécessiteux : tout ce que vous mettrez dans cette boîte leur appartiendra car il s’agit de leur vaisseau dans le foyer musulman.

    Si les membres de la famille voit un exemple parmi de personnes qui jeûnent les jours du Bid (Le 13ème, le 14ème et le 15ème de chaque mois de l’Hégire) les lundi et les jeudi, pendant le Tasou’a et el_’achoura (le 9ème et le 10ème du Muharam), pendant ‘Arafat et souvent pendant le Muharam et Cha’ban, ce sera une bonne raison pour que les autres membres en fassent autant.

    Faire attention aux invocations et aux du’as qui sont sunnah et qui doivent être intégrer à la maison

    Les invocations en entrant à la maison :

    Mouslim rapporta que le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Si vous rentrez chez vous et Si vous récitez le nom de Dieu quand vous rentrez chez vous et quand aller manger alors Satan dit :”Tu n’as pas d’endroit où tu puisses rester et tu n’as rien à manger “. S’il ne prononce pas le nom de Dieu quand il mange, alors Satan dit :”tu as un endroit où rester et de quoi manger.” (Ahmad, al-Musnad, 3/346; et Mouslim, 3/15).

    Abou Dâwoud rapporte dans ses sunnah que le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Si quelqu’un entre et dit : “Bismillah tawakkaltou ‘ala Allah, la hawla wa la quwata illa billah (Au nom de Dieu, je mets ma confiance en Dieu, l’aide et la force ne peut provenir que de Dieu), alors on lui répond : “on prendra soin de toi, tu seras guidé, tu auras ce que tu veux et tu es protégé.” Satan restera loin de lui et un autre démon lui demandera : “Que peux-tu faire d’un homme qui est guidé, entretenu et protégé?” (Hadith sahih rapporté par Abou Dâwoud et At-Tirmidhi, 499)

    L’imam Mouslim rapporta que Aicha (que Dieu l’agrée) dit : “Quand le messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) rentra chez lui, la première chose qu’il fit était d’utiliser le siwaak.” (Mouslim)

    Il faut constamment réciter la sourate La vache pour éloigner Satan

    Il y a de nombreux hadiths qui concernent ce sujet comme : “Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Récitez la sourate de la vache dans vos maisons car Satan n’entre pas dans les maisons où cette sourate est récitée.” (Mouslim 1/539)

    Un autre hadith a été rapporté en ce qui concerne les deux dernières ayyat de ce verset. Il décrit l’effet produit quand on les récite : “Dieu écrit un document 2 000 ans avant de créer les cieux et la terre, qui sont conservés près du Trône et Il en a révélé 2 ayyat avec lesquels il a conclu la sourate el-Baqarah. Si ces deux ayyats sont récités dans une maison pendant trois nuits consécutifs, alors Satan ne s’en approchera pas.” (Ahmad)

    #295276
    Anonyme
    Invité

    Dis moi Tchilo tu les prends d’où ces textes? d’un bouquin ou d’un site?

    #295277
    tchilo
    Membre

    bonjour feline

    wache raki ? labass ?

    pour ta question , les articles je les reçoie par mail (mes amis), je fais aussi des recherches et je compare les diferentes sources pour les fatwa , ou tous simplemet je pose des question.

    #295278
    Anonyme
    Invité

    je vais bien merci :mode: j’espère que toi également

    ok merci pour ta réponse :yes

    #295279
    Anonyme
    Invité

    Merci Tchilo pour ce partage barakAllahoufik

    #295280
    tchilo
    Membre

    Chapitre 3 – La Connaissance Musulmane dans son Foyer

    Apprendre à sa famille

    C’est une obligation que le chef de famille doit exécuter en obéissance à Dieu : {Ô vous qui avez cru! Préservez sa personnes et vos familles; d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres…} (L’interdiction 66 :6)

    Ceci est un principe de base en ce qui concerne l’éducation et l’enseignement de sa famille ainsi que de les pousser à faire ce qui est bien et ne pas faire le mal. D’après les commentaires des interprètes de cette ayya, ce devoir appartient au chef de famille.

    Qudatah dit : “Il doit leur ordonner d’obéir à Dieu et leur interdire de Lui désobéir et les diriger vers le chemin en accord avec les commandements de Dieu et les aider à le faire.”

    Dahhaak et Muqatil ont dit : “C’est le devoir du musulman d’enseigner à sa famille, y compris son entourage et ses femmes esclaves ce que Dieu leur a ordonné de faire et ce qui leur a interdit de faire.”

    ‘Ali (que Dieu l’agrée) dit : “Enseigne-leur et apprends-leur la discipline.”

    At-Tabari (rah) dit : “Nous devons enseigner à nos enfants et à nos épouses la religion et l’amour de Dieu; et tout ce dont ils ont besoin pour avoir de bonnes mœurs.”

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) avait l’habitude d’encourager l’enseignement des domestiques femelles, qui étaient esclaves et que pensez-vous de vos enfants et de vos épouses qui eux sont libres?

    Al-Boukhâri (que Dieu lui fasse miséricorde) dit d’après un hadith sahih : “Chapitre : un homme qui enseigne à ses esclaves femmes et à son épouse”. Alors il cita le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Il y a trois personnes qui seront récompensés deux fois : …Un homme qui a une femme esclave à qui il apprend bien les bonnes moeurs, et qui lui enseigne le savoir de manière efficace et ensuit il la libère en la mariant : Il aura deux récompenses.”

    Ibn Hajar (que Dieu lui fasse miséricorde) dit en commentant sur ce hadith : “Le chapitre : l’enseignement d’un homme à ses femmes esclaves et sa femme.” A ce moment-là, il cita le hadith du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : “Il y à trois personne qui auront deux récompenses :… un homme qui a une femme esclave et qui lui enseigne les bonnes manières et le savoir convenablement et ensuit qui la libère en la mariant : celui-ci aura deux récompenses.”

    Ibn Hajar (que Dieu lui fasse miséricorde) dit en commentant sur ce hadith : “Le chapitre principal se rapporte principalement respectivement aux femmes esclaves et aux épouses par analogie, à savoir enseigner à sa femme ses devoirs envers Dieu et la Sunnah du Messager. Mais ce chapitre insiste plus sur l’éducation qu’on donne à sa femme qu’à ses femmes esclaves.”

    Avec tout ce qu’un homme a à faire, il peut oublier de s’accorder du temps pour l’éducation de sa femme. Il faut qu’il y remédie en casant du temps pour sa famille et même pour le reste de son entourage et de tenir un cercle d’étude chez lui. Il peut donner la possibilité à tout le monde de connaître l’heure d’étude et les encourager à venir chez lui régulièrement de manière à ce que cela soit un investissement profitable pour lui mais aussi pour les autres. Quelque chose de semblable se produisit lors du temps du Prophète (صلى الله عليه وسلم).

    Al-Boukhâri (que Dieu lui fasse miséricorde) dit :”Chapitre : est-ce qu’on peut accorder aux femmes un jour exclusivement pour la recherche de connaissance?” et cita le hadith d’Abou Said al-Khudri (que Dieu l’agrée) : “Les femmes disent au Prophète (صلى الله عليه وسلم) : les hommes nous rassemblent toutes dehors et nous ne pouvons te voir pour que tu nous assigne un jour pour nous quand nous avons la possibilité de venir te voir. Alors un jour il mit de côté un jour où ils pouvaient se voir pour l’étude.”

    Ibn Hajar dit : “On rapporta quelque chose de similaire par le biais de Sahl Ibn Salih de la part d’Abou Hourayrah. En effet d’après ce qui a été rapporté le Prophète dit (صلى الله عليه وسلم) : “Le rendez-vous est dans telle ou telle maison ” et il vint vers eux et leur parla.”

    Ce qu’on peur retirer de cette leçon c’est qu’on doit faire de l’enseignement aux femmes dans leur maison et on peut se rendre compte à quel point les femmes des compagnons étaient réjouies à l’idée d’apprendre. Orienter l’enseignement seulement pour les hommes et non pas aux femmes est un manque grave de discernement de la part des chefs de famille et des da’iwats.

    Des lecteurs peuvent se demander ce qu’on doit leur étudier une fois qu’on a mis un jour de côté et que l’on a mis nos familles au courant de ces jours d’études. Par quoi doit on commencer?

    – Je suggère qu’il faudrait commencer par un programme simple pour enseigner à la famille en général et les femmes en particulier en ayant recours à ces livres :

    Le tafsir d’Al-‘Allamah Ibn Sa’di, intitulé Taysir al-Karim Al-Rahman fi Tafsir Kalam al-Manan qui est publié dans sept volumes est écrit dans un style simple. Vous pouvez le lire et en enseigner les versets et certains passages.

    Riyad al-Salihin : Vous pouvez avoir des discussions au sujet des ces hadiths ainsi qu’à propos des notes de bas de page et des leçons qu’on peut en retirer. Vous pouvez aussi avoir recours au livre Nuzhat at Muttaqin.

    Hasan al Huswa bima thubita an Allahi wa Rasoulihi fi’l-Nuswah de al-‘Allamah Sidiq Hasan Khan.

    Il est important aussi d’apprendre aux femmes quelques-unes des ahkam du fiqh comme les règles de pureté (la taharah) et des saignements des menstrues, de la salat, de la zakat, du jeûne et du pèlerinage si elles peuvent y aller. On peut leur enseigner les règles du maharim (qui est membre de la famille qui est mahram et qui ne l’est pas), les règles de la photographie et du chant et ainsi de suite. Parmi les sources les plus importantes des ces sujets sont les fatwas (les règles ou les édits) des chercheurs, comme les collections des fatwas de Cheikh ‘Abd al-‘Aziz Ibn Baz et Cheikh Mohammed Ibn Salih al-‘Uthaymin et d’autres chercheurs que ce soient des fatwas ayant été enregistrés ou écrites.

    Il faut également inclure dans le programme de l’enseignement des femmes et de la famille est de leur rappeler les conférences données par des chercheurs du savoir dignes de confiance auxquelles ils peuvent assister de manière à ce qu’ils aient une variété de sources excellentes pour apprendre. On ne doit pas oublier non plus les programmes de l’Idha’at al-Kuran al-Karim. Une autre manière d’enseigner est de rappeler aux membres de la famille des jours particuliers où les femmes peuvent se rendre aux librairies islamiques pour emprunter des livres selon les règles de la chari’a à savoir le port du hijab, etc.

    10) Commencer à se faire une bibliothèque islamique dans votre propre maison

    Avoir une bibliothèque islamique chez soi est une autre manière d’aider l’enseignement de votre famille et de développer leur compréhension de la religion pur leur permettre d’adhérer à ses règles. Elle n’a pas à être exhaustive. Il faut choisir de bons livres, les mettre dans des endroits accessibles à tous et encourager les membres de la famille à les lire.

    Vous pouvez mettre les livres dans une endroit propre et rangé de la salle à manger et à un endroit convenable dans la chambre à coucher ou dans la chambre d’ami. Ainsi n’importe quel membre de la famille pourra y accéder facilement pour les lire régulièrement.

    Pour mettre au point une bibliothèque convenable, il serait préférable d’y inclure des références pour faciliter la recherche des membres de votre famille en fonction de la variété des sujets si bien que cette méthode facilitera la recherche pour vos enfants. Et n’oublions pas que Dieu aime les choses bien entreprises. Il faut également penser à y mettre des livres de différents niveaux de compréhension dans le but de permettre aussi bien aux jeunes qu’aux personnes âgées, ou aux femmes et aux hommes de les utiliser. Vous devriez également avoir des livres que vous pourriez offrir à vos hôtes, aux amis de vos enfants et aux invités de la famille. Cela dit il faut essayer de trouver des livres dont la couverture attire l’oeuil, qui sont donc bien présentés et avec des sources et une classification des hadiths bien mentionnées. Vous pouvez tirer un gros avantage des librairies islamiques et des expositions en faisant vous-même votre propre bibliothèque.

    En effet allez consulter et demander conseil auprès de ceux qui ont de l’expérience dans le domaine du livre. Par conséquent une bonne manière de faciliter la recherche des livres des membres de votre famille est de les classer en fonction des sujets, en mettant les livres d’interprétation sur une étagère et ceux qui se rapportent aux hadiths de l’autre côté de l’étagère, ensuite ceux qui relèvent du fiq sur une autre étagère et ainsi de suite. Un des membres de la famille pourrait aussi faire une compilation des livres en les classant par ordre alphabétique ou en fonction des sujets pour faciliter la recherche de la documentation.

    #295281
    tchilo
    Membre

    la suite

    Les musulmans doivent également faire attention aux sources d’où viennent les fatwas. il faut faire attention de quel point de vue on considère la religion. Il faut choisir des sources de personnes qui sont connues car ils sont justes et pieuses, qui posent ses fatwas en fonction de hadiths solides, qui ne sont pas fanatiques dans leurs propos, qui sont enclin au juste milieu sans pour autant être indulgent ni trop extrême dans ses dires. Demandez à un expert, comme il est dit dans le verset le discernement (al Furqan) 25 :59 : “[…] Interroge donc qui est bien informé de Lui.”
    Enquière-toi de Lui à toute personne qui s’y connaît (dans le domaine de la religion)”.

    Ecouter des conférences faites par ceux qui essaient de faire prendre conscience de l’ummah, d’établir des preuves et de dénoncer le mal est très important pour la constitution de personnalités dans le foyer musulman.

    Il y a beaucoup de cassettes et de conférences et le musulman a besoin de connaître la méthodologie du son de manière à distinguer les conférenciers du son des autres et en chercher les cassettes qu’ils peuvent écouter avec confiance. Voici quelques-uns de ces critères :

    Le conférencier devrait être un croyant de la ‘aqidah du Groupe Préservé, Ahl al-Sunnah wa’l-Jama’ah, en adhérant à la sunnah et en rejetant de pied ferme à la bida’ah. Le locuteur doit être modéré, ni extrémiste, ni indulgent.

    – Il doit faire ses conférences sur des hadiths solides et doit faire attention aux hadiths fabriqués.
    – Il doit faire preuve de perspicacité dans certaines situations et dans des réalités de la ummah. Il doit offrir le remède approprié pour problème en fonction de ce dont les gens ont besoin.
    – Il doit dire la vérité autant que possible et ne pas dire des choses fausses ou faire plaisir aux gens en mettant en colère Dieu.

    On s’est souvent rendu compte de l’impact qu’avaient les cassettes sur les enfants, soit en les aidant à mémoriser le Coran en écoutant un jeune lecteur ou encore des du’as à réciter à différents moments de la nuit et du jour, ou des manières islamiques, ou des anachides (chants religieux accompagnés d’instruments) avec un utile et ainsi de suite.

    Mettre les cassettes dans les tiroirs d’une façon organisée permettra de les trouver facilement, les protégera de tout dommage et empêchera que les jeunes enfants s’amusent avec. Nous devons distribuer de bonnes cassettes quand on les donne ou quand on les prête aux autres après les avoir écouter. Posséder un radio cassette dans sa cuisine sera utile à la femme de maison en avoir un autre dans sa chambre à coucher sera également utile à n’importe qui même lors des derniers moments de la journée.

    Invitation chez vous des gens bons et droits ainsi que des chercheurs du savoir

    Si des gens de foi entrent chez vous, cela accroîtra la lumière et cela apportera beaucoup d’avantages de par les conversations et les discussions que vous aurez avec eux. Celui qui porte le musc doit soit vous en donner un peu ou vous lui en achèterait ou encore vous trouverez qu’il sent bon.

    Quand vos enfants, vos frères et vos parents s’assoient auprès de tels hôtes, et que les femmes écoutent de derrière le rideau ou de l’écran ce qu’on dit, ceci offre un expérience au sujet de l’éducation à tout le monde. Si vous invitez des gens biens chez vous vous empêcherez les gens de mauvaise foi de venir.

    Apprendre les règles islamiques en ce qui concerne la maison

    Ceci inclut :

    Prier chez soi

    En ce qui concerne les hommes, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Le meilleur des croyants est celui qui prie chez lui – mis à part les prières prescrites ” (Al-Boukhâri, al-Fath, n°731)

    C’est une obligation que de faire les cinq prières à la mosquée sauf si on a un excuse valable.

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “La meilleure des croyantes est celle qui prie dans les coins les plus extrêmes de la maison.” (Hadith sahih rapporté par At-Tabarani, 3311)

    Un homme ne doit pas être guidé dans la prière dans sa propre maison et personne ne doit s’asseoir à la place du chef de famille si ce n’est avec sa permission. Le messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Un homme ne doit pas être guidé dans la prière dans un lieu où il a l’autorité personne ne doit s’asseoir à sa place chez lui sans sa permission.” (At-Tirmidhi, n°2772)

    En d’autres termes personne ne doit le devancer dans la prière chez lui ou dans un endroit où il a de l’autorité comme un chef de famille chez lui ou un imam dans une mosquée. Parallèlement il n’est pas permis de s’asseoir dans un endroit intime qui appartient au maître de la maison comme par exemple un lit ou un matelas si ce n’est sans sa permission.

    Demander la permission d’entrer

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {Ô vous qui croyez ! n’entrez pas dans les maisons autres que les vôtres avant de demander la permission (d’une façon délicate) et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. Si vous n’y trouvez personne, alors n’y entrez pas avant que permission vous soit donnée. Et si on vous dit :”retournez “, eh bien, retournez. Cela est plus pur pour vous. Et Dieu, de ce que vous faîtes est Omniscient.} (la Lumière (al-Nour) 24 :27-28)

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {… Entrez donc dans les maisons par leurs portes…} (la vache (al-Baqarah) 2 :189)

    Il est permis de rentrer dans des maisons qui sont vides si on a quelque chose de légitime à y faire comme par exemple une maison que l’on prépare pour des invités.

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {Nul grief contre vous à entrer dans des maisons inhabitées où se trouve un bien pour vous. Dieu sait ce que vous divulguez et ce que vous cachez.} (la Lumière ‘al-Nour 24 :29)

    Il ne faut pas se sentir trop timide face à la nourriture quand on est chez des amis ou des de la famille lorsque ces derniers n’y voient pas d’inconvénients et ou encore chez des personnes dont on a les clefs et qui n’y voient aucune objection à ce que vous mangiez chez eux.

    Dieu (le Très-Haut) a dit : {Il n’y a pas d’empêchement à l’aveugle, au boiteux, au malade, ainsi qu’à vous même de manger dans vos maisons ou dans les maisons de vos pères, ou dans celles de vos mères, ou de vos frères, ou de vos soeurs, ou de vos oncles paternels ou de vos oncles maternels, ou de vos tantes maternelles, ou dans celles dont vous possédez les clefs, ou chez vos amis. Nul empêchement à vous, non plus de manger ensemble ou séparément.” (Verset la Lumière (Al-Nour) 24 :61)

    Dire aux enfants et aux servants de ne pas entrer dans la chambre à coucher des parents sans leur permission à l’heure à laquelle on a l’habitude de dormir, à savoir avant le Fajr; à l’heure de la sieste et après al-‘icha.

    S’ils s’avèrent qu’ils tombent sur quelque chose qu’ils n’auraient pas dû voir, ils sont excusée car on les considère comme des tawwafins, à savoir des personnes qui circulent dans la maison et il paraît difficile de mettre fin à leurs allées et venues.

    “Ô vous qui avez cru ! Que les esclaves que vous possédez vous demandent permission avant d’entrer, ainsi que ceux des vôtres qui n’ont pas encore atteint la puberté, à trois moments : avant la salat de l’aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la salat de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de moments, nul reproche ni à vous, ni à eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi que Dieu vous expose clairement Ses versets, et Dieu est Omniscient et Sage.} (la Lumière (al-Nour) 24 :58)

    Il est interdit d’aller fouiller dans la maison d’autrui sans leur permission. Le Messager de Dieu (Puisse Dieu le bénir et le protéger ) dit :

    “Quiconque entre chez quelqu’un sans sa permission, mets les yeux là où il ne faut pas et il n’y a ni diyah ni qisas (prix du sang ou représailles dans ce cas.” (Ahmad, al-Musnad, 2/385; Sahih al-Jami’, 6046)

    Une femme qui a divorcé par pour la première ou la seconde fois (et qui a la possibilité de retrouver son mari) ne doit pas quitter son foyer durant la ‘iddah et doit être aider financièrement. Dieu (le Très-Haut) dit : {Ô Prophète! Quand vous répudiez les femmes, répudiez-les conformément à leur période d’attente prescrite; et comptez la période; et craignez Dieu Votre Seigneur. Ne les faîtes pas sortir de leurs maisons, et qu’elles n’en sortent pas à moins qu’elles n’aient commis une turpitude prouvée. Telles sont les lois de Dieu. Quiconque cependant transgresse les lois de Dieu, se fait du tort à lui-même. Tu ne sais pas si d’ici là Dieu ne suscitera pas quelque chose de nouveau! (par exemple demander à sa femme de revenir après un premier ou second divorce)} (le Divorce (At-Talaq) 65 :1)

    Il est permis à un homme d’abandonner une épouse rebelle à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison, en fonction de la législation musulmane dans n’importe quel cas que ce soit. Les preuves pour abandonner son épouse à l’intérieur de la maison est la ayah : {Refuse de partager leur lit…} (les Femmes (al-Nisa’) 4 :34)

    En ce qui concerne l’abandon des épouses à l’extérieur de la maison; le messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu reposent sur lui le fit en les laissant dans leur appartement et resta dans une pièce en dehors des maisons des épouses. (Hadith rapporté Al-Boukhâri, Kitab At-Talaq, Bab fi’l-Ila’)

    On ne devrait pas rester tout seul toute une nuit dans une maison. Ibn ‘Omar (que Dieu agrée le père et le fils) rapporta que le Prophète (que la paix et le bénédiction de Dieu reposent sur lui) interdit de rester seul et dit qu’un homme ne doit pas rester tout seul toute une nuit, et de voyager seul. (Ahmad dans al-Musnad, 2/91)

    Ceci est dû aux sentiments de solitude quand on est tout seul et aussi la possibilité de se faire attaquer par des ennemis ou des voleurs ou encore la possibilité de tomber malade. Si quelqu’un est accompagné, il eut contre-attaquer et troubler quelqu’un pour le soutenir s’il venait à tomber malade. Cf. al-Fath al-Rabani, 5/64.

    Il ne faut pas dormir dans une maison où il n’y a pas mur qui puisse vous protéger. le messager de Dieu (puisse Dieu le protéger et le bénir) dit : “”Si quelqu’un dort dans une maison où il n’y a pas de mur qui mette à l’abri, personne n’est responsable de ce qui peut arriver.” (Abou Dawoud, al-Sunan, n°5041, Sahih al-Jami’, 6113)

    Il y a un commentaire au sujet de ce hadith dans ‘Awn al-Ma’boud, 13/384. Quelqu’un qui dort peut rouler dans son sommeil et il n’y aura aucun mur pour l’empêcher de tomber et par conséquent il peut mourir. dans ce cas, on ne pourra blâmer personne pour les causes de sa mort et sa négligence amène Dieu à ne plus le protéger car il n’a pas pris les précautions nécessaires. Le hadith peut donc être interprété de différentes manières.

    ‘Abdoullah Ibn Abi Qutadah rapporta de son père qu’ils avaient mis de l’eau de côté pour faire ses ablutions et qu’un chat vient lécher le récipient. Il prit l’eau et fit ses ablutions avec. Ils dirent : “Ô Abou Qutada! Le chat but de cette eau.”
    Il dit qu’il avait entendu le Messager dDieu (que la bénédiction et la paix de Dieu reposent sur lui) : les chats font partie de la maison et on les compte parmi ceux qui font le tour de la maison.'” (Hadiht rapporté par Ahmad dans al-Musnad, 5/309, Sahih al-Jami’, 3694)

    D’après un autre commentaire il dit : “Ils [les chats] ne sont pas des najis, ils font partie de ceux qu’on appelle les tawwafins comme les enfants, les domestiques qui habitent dans votre foyer.” (Ahmad dans al-Musnad, 5/309; Sahih al-Jami’, 2437)

    #295282
    tchilo
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    Chapitre 4 – La connaissance des avantages du khuchou’ (la crainte) dans la Salât

    Ceci inclut :

    – Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu reposent sur lui) dit : “Le bon musulman est celui qui a l’heure de la prière prescrite fait ses ablutions, adopte l’attitude du khuchou’ et se prosterne correctement. Ceci permettra d’effacer tous ses pêchés s’ils ne font partie des pêchés capitaux (ou kabirah).” (Mouslim, 1/206, n°7/4/2)

    – La récompense est attribuée en fonction du khuchou’ comme le Prophète la mentionnait (paix et bénédiction de Dieu reposent sur lui) : “L’esclave de Dieu peut prier et en fin de compte seulement un dixième, un cinquième, un tiers ou encore la moitié de sa prière sera acceptée .” (Imam Ahmad, Sahih al-Jami’, 1626)

    – La prière qui est acceptée peut être constituer de moments seulement sur lesquels le croyant s’est correctement concentré. D’ailleurs il a été rapporté par Ibn Abbas (que Dieu puisse le bénir) : “On n’acceptera de vos prières seulement les moments où vous vous êtes concentré.”

    – Les pêchés vous seront pardonnés si vous faîtes la prière correctement. Comme le dit le Prophète sala allao allaho 3alayhi wassalam : “Quand un serviteur se met à prier, tous ses pêchés sont posés au niveau de sa tête et des ses épaules. A chaque fois qu’il se baisse pour se prosterner il y a des pêchés qui tombent et dont il se défait.” (Al-BayHaqi dans al-Sunan al-Kubra, 3/10 ; mais aussi dans Sahih al-Jami’)

    Al-Manawi dit : “En fait ce hadith signifie qu’à chaque fois qu’un pilier est accompli par le croyant, il se défait d’une partie de ses pêchés et à la fin de sa prière tous ses pêchés sont effacés. Mais ceci est vrai seulement quand la prière est bien effectuée. Et il faut bien entendre à travers les mots se mettre debout en face de la qiblah et serviteur, se tenir face au Seigneur des Seigneurs (Allah) dans une position d’humble serviteur.”

    – Celui qui prie avec le khuchou’ se sentira léger quand il aura fini sa prière comme si un poids avait été ôté de ses épaules. Il se sentira à l’aise et rafraîchi si bien qu’il n’aura pas envie de finir de prier car prier est source de joie et de réconfort dans ce bas-monde.

    – Il aura l’impression de se trouver dans une prison étouffante jusqu’au moment où il se mettra à prier de nouveau. Il éprouvera du bien-être dans sa prière au lieu de vouloir seulement la faire et en finir. Ceux qui adorent prier diront qu’ils trouvent du réconfort dans la prière tout comme leur Prophète sala allao allaho 3alayhi wassalam
    Le Prophète sala allao allaho 3alayhi wassalam dit : “Ma joie vient de ma prière.”

    En éprouvant de la joie dans la prière comment pourrait-on en éprouver ailleurs ? (Al-Wabil al-Sayib, p.37)

    – S’efforcer de faire des dou’as aux moments appropriés et en particulier durant le soujoud.

    Il n’y a pas de doute que parler à Dieu, se tenir humble devant Lui, Lui demander des faveurs et rechercher sincèrement Son aide permet de renforcer les liens du serviteur avec son Créateur et de cette manière peut renforcer son khouchou’. Les dou’as sont des actes d’adoration. Et nous devons en faire. D’ailleurs Dieu nous dit : “[…] Vous L’invoquez humblement et en secret […]” les Bestiaux (Al-An’am) 6 :63)

    Le Prophète sala allaho allaho 3alayhi wassalam nous dit : “Celui qui n’invoque pas Dieu encourrera la colère de Dieu.” (Hadith sahih rapporté par At-Tirmidhi. Cf. Kitaab al-Da’wat, 1/426 ; ce hadith est aussi classé comme hasan dans Sahih At-Tirmidhi, 2686)

    Il a été aussi rapporté que le Prophète faisait des du’as à des moments précis dans la prière, à savoir dans le soujoud, entre les deux moments où il se prosterne et après le Tachahoud. Le meilleur moment est celui de la prosternation (le soujoud) car le Prophète sala allaho allaho 3alayhi wassalambn nous dit : “Le moment où le serviteur est le plus proche de son Créateur est le moment où il se prosterne. Alors augmentez vos du’as à ce moment-là.” (Mouslim, Kitab al-Salah, Bab ma yaqulou fil ruqou’ wal-soujoud. n° 215)

    Et il ajouta : “En ce qui concerne le soujoud, efforcez-vous de faire vos du’as à ce moment-là car elles sont plus susceptibles d’avoir une réponse.” (Mouslim, Kitab al-Salah, Bab al-Nahy ‘an qiran fil-rukou’ wal-soujoud, n°207)

    Une des dou’as que le Prophète récitait était : “Allahoumma AGHFIR LI DHANBI DIQAHU WA JIHALU WA AWWALAHU WA AKHIRAHU WA ‘ALANYATU WA SIRRAHU. (Ô Dieu, pardonne-moi mes pêchés, des plus petits aux plus grands, le premier et le dernier, celui qui est évident à celui qui ne l’est pas)” (Mouslim, Kitab al-Salah, Bab ma yaqulou fil-rukou’ wal-soujoud, n°216)

    Il avait aussi l’habitude de dire : “Allahoumma AGHFIR LI MA WA MA A’LANTU (Ô Dieu pardonne moi aussi bien ce que j’ai fait en cachette qu’ouvertement ).” (al-Nisa’i, al-Mujtaba, 2/569 ; Sahih al-Jami’, 1067)

    Les hadiths qu’il avait l’habitude de réciter entre deux sajdas ont déjà été mentionnés (Cf. la section )

    – Ce que le Prophète avait pour habitude de réciter après le tachahud est ce que nous avons appris du hadith : “Quand le musulman finit le tachahud, il faut qu’il cherche refuge auprès de Dieu contre 4 éléments dont la punition de l’Enfer, la punition de la tombe, contre les épreuves (la fitnah) de la vie et de la mort et contre Satan et le Dajjal (Antéchrist).
    Il avait l’habitude de dire : “DieuOM INNI A’OUDÔ BIKA MIN CHARRI MA ‘AMILTU WA MIN CHARRI MA LAM A’MAL (Ô Dieu je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j’ai fait le mal que je n’ai pas fait).
    “Allahoumma HASIBNI HISABAN YASIRAN (Ô Dieu, fait que mon jugement dernier ne soit pas rude)”
    – Il apprit à Abou Bakr al-Sidiq (que Dieu l’agrée) de dire : “DieuOM INNI ZALAMTU NAFSI KATHIRAN ? WA LA YAGHFIR AL-DHUNOUBA ILLA ANTA FAGHFIR LI MAGHFIRATAN MIN ‘INDAKA WARHAMI INNAKA ANTA AL GHAFOUR AL RAHIM. (Ô Dieu Je me sui trompé tant de fois et personne ne peut pardonner les pêchés si ce n’est Toi. Accorde-moi Ta miséricorde et Aie pitié de moi)”
    – Il entendit un homme dire dans son tachahoud : “Allahoumma INNE AS’ALOKA YA Dieu AL AHAD AL SAMAD ALLADHI LAM YOULAD WA LAKOUM LAHOU KUFUWAN AHAD AN TAGHFIR LI DHUNOUBI INNAKA ANTA AL GHAFOUR AL RAHIM (Ô Dieu, Je te demande, o Dieu, l’Unique, seigneur de l’Univers, qui n’engendre pas et n’est engendré par personne, et il n’y a personne qui s’apparente à Lui, personne comme Lui qui puisse me pardonner mes pêchés, car Il est le Misércordieux, le Tout-Miséricordieux.” Le Prophète sala allaho allaho 3alayhi wassalam dit à ses compagnon à propos de cet homme : “Il a été pardonné, il a été pardonné.”
    – Il entendit quelqu’un d’autre dire : “Allahoumma INNI AS’ALOKA BI ANNA LAKA AL AHAMD, LA ILAHA ILL ANTA WAHDAKA LA CHARIKA YA HAYOU YA QAYOUM INNI AS ALOUKA AL JANNAH WA A’OUDHOU BIKA MIN AL NAR. (Ô Dieu, je Te demande, car toute louange est pour toi, il n’a de divinité que toi, toi seul, avec aucun partenaire, ni associé, le Créateur des cieux et de la terre, celui qui possède la Gloire et l’Honneur, Ô l’Eternel, l’Omnipotent, je te demande une place au Paradis et je cherche refuge auprès de Toi contre l’Enfer)” Le Prophète sala allaho allaho 3alayhi wassalam demanda à ses compagnons par quel nom cet homme a appelé Dieu. Ils lui répondirent : “Dieu et Son Messager sont les seuls qui savent le mieux.” Il leur dit : “Par celui détient mon esprit, il donna à Dieu le meilleur de ses noms (ismu’ al-a’zham) par lequel Il répond et quand Il est sollicité par ce nom, Il donne.”
    – Ce qu’il disait en dernier entre le tachahud et le taslim était : “Allahoumma AGHFIR LI MA QADAMTU WA MA AKHARTU WA MA ASRARTU WA MA A’LANTU WA MA ASRAFTU WA MA ANTA A’LAM BIHI MINNI ANTA ‘L-MUQADIM WA ANTA AL MU’AKHIR LA ILLAHA LA INTA (Ô Dieu, pardonne-moi ce que j’ai fait dans le passé et ce que je ferai dans le futur, ce que j’ai dissimulé et ce que j’ai fait ouvertement et les choses dont j’ai fait des excès, et ce que Tu sais en plus à mon sujet. Tu es Celui qui met à jour et Celui qui retarde, il n’y pas d’autre divinité que Toi)”
    Ces du’as ainsi que leurs isnads sont disponibles dans Sifat al-Salah de ‘Alama al’Albani, p.163, 11ème édition.

    #295283
    tchilo
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    Adhkar à réciter après la prière

    Ces invocations permettent de renforcer le khuchou’ dans le cœur et augmente les bénédictions et les bénéfices que l’on retire de sa prière .

    Il n’y a pas de doute au fait que les meilleures façons de préserver et de protéger une bonne action et de la faire suivre par une autre action. Alors celui qui pense aux invocations à dire à la fi de sa prière, se rendra compte que toutes les invocations commencent par la recherche du pardon trois fois, comme si le croyant cherchait de pallier à toutes ses insuffisances aussi bien dans sa prière que dans le khuchou’ auprès de son Seigneur. Il faut également tenir compte des prières surrégatoires (le nafil) car ces dernières permettent aussi de pallier aux manques dans les prières obligatoires appelées fard, ainsi que toutes insuffisances dans le khuchou’.

    Les visites chez soi

    – Il faut déplacer tout ce qui pourrait distraire le croyant

    Anas (que Dieu l’agrée) dit : “Aicha avait un rideau décoré, coloré avec lequel elle recouvrait une partie de sa maison. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui dit :”enlève-le de ma vue, car les décorations qu’il y a dessus me distraient de ma prière.” (Al-Boukhâri, Fath al-Bahri, 10/391)

    Al-Qasim rapporta que Aicha (Que Dieu la bénisse ) possédait un bout de tissu avec des décorations qu’elle utilisait pour couvrir un coin ( en guise de chambre ou comme pièce d’approvisionnement). Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) priait face à ce bout de tissu. Alors il dit : “Enlève-le de ma vue, car ses décorations ne font que de me distraire quand je prie”. Alors elle le prit en en fit des oreillers.” (Mouslim dans ses Sahih, 3/1668)

    Une autre indication se rapportant à ce fait est bien représenté par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) quand il entra la Ka’ba pour y prier, il y vit deux cornes de bélier. Quand il finit de prier il dit à Othmane al-Hajabi :’J’ai oublié de te dire qu’il faut couvrir ces cornes car il ne devrait rine y avoir qui puisse distraire le croyant.” Hadith rapporté par Abou Dawoud, 2030, Sahih al-Jami’, 2504.

    Cette situation inclut également éviter de prier dans des endroits où les gens passent souvent, où il y a beaucoup de bruit et où on y entend des gens parler, il faut également éviter des lieux où on y discute, où on y tient des débats, où il y a des distractions visuelles.

    On doit éviter de prier dans des lieux qui sont très chauds ou très froids si possible.

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous demanda de faire la prière du Dohr un peu plus tard en été jusque ce que le moment le plus chaud de la journée soit passé. Ibn al-Quayim (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : “prier quand il fait très chaud empêche de faire un khuchou’ correct et de se concentrer. Alors le croyant n’a pas envie d’accomplir son acte d’adoration convenablement. Ainsi il vaut mieux retarder le moment de la prière jusqu’à ce qu’il fasse un peu moins chaud afin de faire une prière correcte avec une bonne présence d’esprit.” (Al-Wabil al-Sayib, Dar al-Bayyan, p.22)

    – Il ne faut pas prier avec un vêtement qui a des décorations, avec des motifs voyants qui sont susceptibles de dissiper l’attention du croyant

    Aicha (que Dieu l’agrée) dit : “Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) se leva pour prier avec une chemise à carreaux, et il y jeta un coup d’oeil. Quand il finit sa prière, il dit :’Emmène cette chemise à Abou Jaham Ibn Hudayfah et apporte-moi une anbajani (un vêtement avec aucun motif ni carreau) car ceci m’a distrait dans ma prière.’ Selon une commentaire il est dit :’Il avait une chemise à carreaux qui le distrayait quand il priait.” (Hadiths dans Sahih Mouslim, n°556 ; partie 3/391)

    Il vaut mieux ne pas prier dans des vêtements qui ne contiennent pas des motifs dessus et il faut tout particulièrement éviter de porter des habits avec des images animés, comme il y en a beaucoup sur le marché de nos jours.

    – Il ne faut pas prier dans les endroits où on prépare à manger.

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Ne prier pas dans un endroit où on prépare à manger.” (Mouslim, n°560)

    Si on a préparé à manger ou si on nous propose de la nourriture, la personne doit d’abord manger car il lui sera difficile de se concentrer correctement et faire le khuchou’ au moment de se lever pour prier alors qu’il a envie de manger. Il ne doit pas se précipiter pour terminer de manger car le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Quand le dîner est servi et que l’heure de prière est arrivé, il faut d’abord manger avant de prier la salat du maghrab et il ne faut pas vite terminer de manger.” (Hadith sahih rapporté par Al-Boukhâri dans Kitab al-Adhan, Baba idha hadara At-Ta’ama wa uqimat al-salah, Mouslim, n°557-559)

    – Il ne faut pas prier quand la nature nous demande.

    Il n’y pas de doute au faut qu’on ne peut pas faire un khuchou’ correct quand on en a envie d’aller aux toilettes. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) interdit de faire sa prière quand quelqu’un a envie d’uriner ou de déféquer. (Ibn Mâja dans ses Sunan, n°617 ; Sahih al-Jami’, n°6832)

    Si on se trouve dans cette situation, il faut aller satisfaire ses besoins même si on manque la prière en groupe car le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit : “Si quelqu’un a envie d’aller aux toilettes et que c’est l’heure de la prière, il doit d’abord aller aux toilettes .” (Abou Dawoud, n°88 ; Sahih al-jami’, n°299)

    Si on a des envies d’aller aux toilettes alors qu’on se trouve en pleine prière, il faut aller aux toilettes même si on interrompt sa prière car le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit : “La prière ne compte pas quand de la nourriture vient d’être préparé ou quand quelqu’un a envie d’aller uriner .”

    – Il ne faut pas prier quand quelqu’un a sommeil.

    Anas ibn-Malik nous dit : “Le messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Si vous avez sommeil quand vous priez il faut dormir jusqu’au moment où vous êtes conscient de ce que vous dîtes.” (Al-Boukhâri)

    Ceci peut arriver quand on fait le quyiam al-layl, même au moment où il s’agit des prières obligatoires. Le croyant peut prier alors qu’il n’est pas conscient de ce qu’il dit. Il faut que la personne soit conscient de ce qu’elle dit quitte à faire une sieste. (Fath al-Bari, Charh Kitab al-Wudou)

    – Il ne faut pas prier derrière quelqu’un qui parle (ou qui dort). (Abou Dawoud, n°694 ; Sahih al-Jami’, n°375. Ce hadith est considéré comme hasan)

    Du fait que quelqu’un parle, le croyant en prière peut être distrait à cause de la conversation et celui qui dort peut attirer l’attention de celui qui prie car ce dernier peut s’adonner une gestuelle distrayante.

    Al-Katabi (puisse Dieu bénir son âme) nous dit : “En ce qui concerne la prière derrière des gens qui parlent, al-Chafi’i et Ahmad ibn Hanbal ont considéré cette situation comme makrouh car celui qui prie est susceptible d’être distrait.” (‘Awn al-Ma’boud, 2/388)

    En ce qui concerne le fait de prier derrière quelqu’un qui dort, un bon nombre d’intellectuels ont considéré l’interdiction comme pas assez appuyée par des preuves suffisantes.

    Al-Boukhâri (puisse Dieu bénir son âme) cita le hadith émis par ‘Aicha dans ses Sahih, Bab al-salah khalf al-Na’im : “Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) priait pendant que j’étais allongée sur le lit.” (Hadith sahih rapporté par Al-Boukhâri, Kitab al-salah)

    Mujahid, Tawous et Malik pensèrent qu’il était makrouh de prier face à quelqu’un qui dormait car celui qui dort pouvait adopter une gestuelle distrayante et donc troubler celui qui prie. (Fath al-Bahri)

    S’il n’y pas de risque à ce que cela arrive, par conséquent il n’est pas makrouh de prier derrière quelqu’un qui dort. Et Dieu est Omniscient dans tous les domaines.

    – Ne pas se préoccuper de cirer le sol en face de quelqu’un

    Al-Boukhâri (puisse Dieu bénir son âme) nous dit que le Prophète dit au sujet de quelqu’un qui cirait le sol alors qu’il allait se prosterner : “Ne le fais qu’une seule fois si tu as à le faire.” (Fath al-Bari, 3/79)

    Le Messager de Dieu (Que Dieu ait son âme) dit : “Ne balayez pas le sol quand vous priez mais si vous devez le faire, faîtes – le qu’une seule fois.” (Abou Dawoud, n°946 ; Sahih al-Jami’, n°7452)

    La raison à cette interdiction s’explique par le fait qu’il faut limiter les mouvements en temps de khuchou’ et dans la période la prière. Si un endroit où on va prier doit être balayer, il faut le faire avant de prier.

    Ceci s’applique aussi bien aux parties du corps comme le nez ou le front. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) priait sur de l’eau et de la boue si bien qu’il y avait des traces de boue et d’eau sur son front mais il ne se préoccupait de le nettoyer à chaque fois qu’il levait sa tête du soujoud. Il laissa son front comme cela car il était tellement absorbé par sa prière et son khuchou’ était si intense qu’il ne s’en préoccupait même pas.

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit : “La prière est une occupation en elle-même.” (Al-Boukhâri, Fath al-Bari, 3/72)

    Ibn Abi Chaybah rapporta qu’Abou ‘l-Darda dit : “Même si je suis sur le point d’obtenir des chameaux rouges, je n’aimerais pas enlever les graviers qui se sont déposés sur mon front.”

    Ayad ajouta à ce sujet : “Le salaf n’aimait pas nettoyer son front avant d’avoir terminé sa prière.” (Al-Fath, 3/79)

    En tant que croyant on devrait éviter de se distraire de la même manière qu’on éviterait de distraire les autres. Parmi les situations qui rentrent dans ce cas-là, il y a :

    – Ne pas déranger quelqu’un quand il récite.

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) nous dit : “Quand vous êtes tous en train de parler avec votre Seigneur, ne vous déranger pas les uns les autres et surtout n’élevez pas les voix plus hautes que les autres dans la prière en particulier.” (Abou Dawoud, 2/83 ; Sahih al-Jami’, no)

    Selon un autre fait rapporté, il a été communiqué : “Ne faîtes pas de compétition entre vous à savoir qui sera celui qui élèvera le plus haut la voix quand on récite du Coran.” (Ahmad, 2/36 ; Sahih al-Jami’, 1951)

    #295284
    tchilo
    Membre

    – Ne pas se retourner quand on prie.

    Abou Dahr (que Dieu le bénisse) nous dit que Le Messager de Dieu nous dit : “Dieu ne cesse de se tourner vers Son serviteur du moment où ce dernier ne se retourne pas car dès qu’il se retourne Dieu se détourne de lui aussi.” (Abou Dawoud, n°909 ; Sahih Abi Dawoud)

    On se retourne pour deux raisons :
    – Se détourner spirituellement vers autre chose que Dieu.
    – Se détourner physiquement.

    Dans les deux cas, nous ne sommes pas autorisés à le faire et si c’est le cas ce sera au détriment de la récompense à l’issu de la prière.

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) a été interrogé au sujet du détournement au moment de la prière, il dit : “Il s’agit de quelque chose que Satan vous vole dans votre prière.” (Al-Boukhâri, Kitab al-Adhan, Bab al-Iltifat fi’l-salah)

    L’homme qui se détourne aussi bien du cœur que physiquement durant la prière est un homme qui a été appelé par son patron, et de qui on a exigé de se mettre en face de son supérieur. Cela dit il n’écoute pas regardant à droite et à gauche sans se préoccuper de ce qu’on lui dit ni du sens du . En fait son esprit est ailleurs. Et quel sera le sort de cet homme ? Que lui fera son supérieur ?
    Ce qui pourrait lui arrivé est qu’il ne sera plus estimé et qu’il ne sera plus apprécié. Celui qui prie avec cet état d’esprit n’est rien à comparer à celui qui prie avec l’attitude approprié, à savoir celui qui au moment de la prière sent la Grandeur de Dieu, ressent la Présence du seigneur devant lequel il est debout. La crainte et la soumission l’envahissent. Il est si intimidé qu’il n’a pas la force de se détourner vers quoi que ce soit. La différence qu’il y a entre ces deux hommes est comme l’a dit Hassan Ibn ‘Atyiah : “Quand les deux hommes prient dans un groupe, ils sont au même endroit mais la vertu qu’il y a dans l’un n’est pas comparable à l’autre. L’écart entre ces vertus est tel l’écart qui réside entre le ciel et la terre. L’un d’entre eux se tourne vers Dieu avec toute son âme et son cœur alors que l’autre a une attitude négligée et inconsciente. (Al-wabil al-sayib de Ibn al-Quayim, dar al-bayan, p.36)

    En revanche si on se retourne pour une raison tout à fait innocente, c’est permis. Abou Dâwoûd rapporta que sahl Ibn al-hanzaliyah nous dit : “Nous nous mîmes à prier la salat du subh et le messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) regardait le ravin.”
    Abou Dawoud dit alors : “Il envoya un cavalier pour surveiller le ravin.”

    Cette situation est la même que celle où le Prophète (صلى الله عليه وسلم) porta Umamah bint Abi’ l-Aas et il ouvrit la porte à ‘Aicha. Il descendit du Minbar alors où il priait pour leur enseigner. Il recula durant la salat du kousouf ( prière au moment de l’éclipse). Il attrapa et étrangla Satan alors qu’il était en train de prier. Il ordonna aussi que les scorpions et les serpents soient tués même durant la prière. Une personne qui est en train de prier devrait même s’arrêter et frapper quelqu’un qui passe en face d’elle alors qu’il est en train de prier. Il demanda à ce que les femmes tapent des mains si elles ont noté une erreur de la part de l’imam. Et il avait un certain geste à l’égard des gens qui le saluaient alors qu’il priait. Ces gestes sont donc les seuls cas qu’on peut appelé nécessaires et qui font que l’on peut bouger durant sa prière. Dans le cas contraire, il ne s’agit que des gestes ostentatoires qui annulent le khuchou’ et qui ne sont pas permis durant la prière. (Majmou’ al-Fatawa, 22/559)

    – Ne pas lever les yeux au ciel.

    Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) interdit de lever les yeux au ciel et émis un avertissement à ce sujet. Il dit : “Quand l’un d’entre vous est en train de prier, il ne doit pas lever les yeux au ciel à moins qu’il soit aveugle.” (Ahmad, 5/294 ; Sahih al-Jami’, np.762)

    Selon un autre commentaire, il ajouta : “Quel est donc le problème de ces gens qui lèvent les yeux au ciel alors qu’ils sont en train de prier ?” (Mouslim, n° 429)

    Il n’approuva pas du tout cette attitude qu’il dit : “Qu’ils arrêtent de prier dans ce cas-là auquel cas leur vue cessera.” (Imam Ahmad, 5/258 ; Sahih al-jami’, 5574)

    – Ne pas cracher devant quelqu’un qui prie.

    Ceci est incompatible avec les bonnes manières et le khuchou’ devant Dieu. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit : “Quand l’un d’entre vous prie ne crachez pas pas devant lui car Dieu est devant lui.” (Al-Boukhâri dans ses sahih, n°397)

    Il dit aussi : “Quand vous levez pour prier ne crachez pas car vous allez parler à Dieu (soit-Il Exalté et Glorifié). Si vous avez à cracher, faîtes – les sur votre gauche car sur votre droite il y a un ange ou crachez en-dessous de vos pieds et passez quelque dessus.” (Al-Boukhâri, al-Fath, n°416, 1/512)

    Il dit : “Quand vous vous levez pour prier, vous parler à votre seigneur Qui est entre vous et la qiblah. Par conséquent personne ne doit cracher en direction de la qiblah mais à gauche ou sous vos pieds.” (Al-Boukhâri, al-fath al-bari, n°417, 1/513)

    Si la mosquée est décorée et recouverte de tapis comme c’est souvent le cas aujourd’hui le croyant peut utiliser un mouchoir pour y cracher dedans et le ranger evidemment.”

    – Essayer de ne pas bailler quand on prie.

    Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) dit : “Quand quelqu’un a vraiment envie de dormir durant sa prière il faut qu’il essaie de le supprimer autant que possible sinon Satan va en profiter pour s’introduire…” (Mouslim 4/22)

    Si Satan entre, il sera capable le khuchou’ du croyant et en plus il se moquera de lui quand il baillera.

    – Il ne faut pas mettre les mains sur les hanches durant sa prière.

    Abou Hourayrah dit : “Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) a interdit de mettre les mains sur les hanches durant la prière.” (Abou Dawoud, n° 947. ; Sahih Al-Boukhâri, Kitab al-‘Aml fi’l-Saalah, bab al-Hadhr fi’l-Salah)

    Zyyiad Ibn Subayh al-Hanafi dit : “Je priais derrière ‘Omar et je posa une main sur la hanche mais il tapa sur la main. Quand il acheva sa prière, il me dit que c’était mankour dans la prière. Le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) a pour habitude de l’interdire.” (Immam Ahmad, 2/106 et d’autres. Ce hadith est classé comme sahih par al-Hafid al-‘Iraqi dans takhrij al-Ihya’. Cf. al-Irwa, 2/94)

    Il a été rapporté par le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit que cette posture de la main sur la hanche est celle que l’on adoptait quand on était en Enfer. Or nous cherchons justement à nous préserver de ce Feu auprès de Dieu. (Abou Hourayrah. D’après al-Iraqi, l’isnad de ce hadith se révèle être sahih)

    – Ne pas laisser ses affaires traîner durant sa prière.

    Il a été rapporté par le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) qu’il interdit de laisser pendre ses habits qu’un homme se couvrât la bouche. (Hadiht rapporté par Abou Dawoud, n°643 ; Sahih al-Jami’, n°6883. Il dit qu’il s’agit d’un hadith hasan)

    Dans ‘Awn al-ma’boud (2/34), al-Katabi nous donne la définition de “sadl” : “sadl : laisser ses habiths traîner sur le sol.”

    Il a été dit dans marqat al-Mafatih (2/23) : “Le sadl est complètement interdit car ceci a avoir avec le fait de se montrer et pendant la prière, ce sera encore plus grave.”

    En fait les Juifs avaient l’habitude de le faire (s’envelopper dans ses vêtements et faire sa prière ). On dit aussi que le sadl consiste à mettre un vêtement sur la tête ou sur les épaules en laissant les bords dépasser sur son front et sur les bras si bien que la personne en sera plus préoccuper que le bon accomplissement de sa salt. Sans aucun doute cette attitude réduira son khuchou’. En revanche des vêtements qui sont bien boutonnés et qui sont bien attachés ne distrairont pas le croyant en pleine prière ou encore n’affecteront pas son khuchou’. On trouve encore ce genre d’habits en Afrique. D’autre part dans certains pays arabes où on parte des manteaux qui parfois s’usent et c’est à ce moment-là que le croyant se préoccupe davantage d’arranger son habit. Ceci doit être évité.

    La raison pour laquelle il est interdit de couvrir sa bouche s’explique par me fait que ceci nous empêche de faire le soujoud correctement et de bien réciter le Coran. (Marqat al-Mafatih ;2/236)

    – Ne pas ressembler aux animaux.

    Dieu a fait honneur au fils d’Adam en le créant de la sorte, à savoir de la meilleure des manières. Alors il est scandaleux de la part du fils d’Adam de ressembler ou d’imiter les animaux. Il nous a été interdit d’imiter un certain nombre d’attitudes et de mouvements qu’ont les animaux quand nous prions car ceci est contraire au khuchou’ et car ceci est laid et ne s’accorde pas au croyant qui prie.

    Par exemple, il a été rapporté que le Messager de Dieu (صلى الله عليه وسلم) interdit trois choses : picorer comme un corbeau, écarter ses avant-bras comme un carnivore ou prier au même endroit comme un chameau qui garde son territoire. (Ahmad, 3/428)

    Il a été dit aussi qu’un homme qui prie constamment au même endroit dans la mosquée, on peut le comparer à un chameau qui préserve son territoire. (Al-Fath l-Rabani, 4/91)

    Selon un autre fait rapporté : “Il m’a interdit de picorer comme un jeune coq, de m’asseoir comme un chien ou de me tourner comme un renard.” (Hadith sahih rapporté par Ahmad, 2/311, n°556)

    C’est ce que nous pouvons mentionner pour le khuchou’. Alors il faut s’efforcer de les respecter et éviter tout ce qui peut nous détourner du khuchou’.

    Il y un autre sujet qui a un rapport avec le khuchou’ et auquel les intellectuels ont attaché de l’importance mentionné dans

    #295285
    Anonyme
    Invité

    allak y a3tek sa7a tchilo merci pour tous ces partages!

    #295286
    eveVIE
    Spéctateur

    merci :mode:

    #295287
    rimana
    Participant

    merci pour le partage

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