Statu de la femme algérienne

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    Anonyme
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    Les femmes algériennes, des laissées pour compte ?

    Les femmes algériennes sont sans doute parmi les plus lésées de l’UMA (Union du Maghreb Arabe) quant à leurs droits.

    En Algérie, les lois civiles relatives au couple et à la famille sont régies par le Code de la famille, établi le 9 juin 1984 sous la présidence de Chadli Benjedid. Ce code qui contient des dispositions relatives aux personnes, au mariage, au divorce et à l’autorité parentale, légalise l’infériorité de la femme, la maintenant sous tutelle à vie.

    D’après ce code, les femmes ne sont jamais majeures : à leur naissance elles sont sous l’autorité paternelle, et une fois mariées, elles passent sous l’autorité de leur mari. En cas de divorce, les biens du couple, y compris le domicile conjugal, reviennent à l’homme de façon exclusive. En ce qui concerne la tutelle légale des enfants, seul le père la possède.

    Il faut cependant noter que le gouvernement actuel s’est engagé à améliorer les droits de la femme algérienne. En effet, la ministre Khalida Toumi-Messaoudi, affirmait en 2003 que le gouvernement algérien “s’apprêtait à s’attaquer à cette question prioritaire”. Mais les timides amendements proposés en 2004 et en 2005 n’ont convaincu ni la presse, ni l’opinion publique algériennes.

    Le traumatisme des Algériennes

    Dans une interview accordée au journal algérien “Liberté”, le psychiatre algérien Dr Boudarene, souligne l’importance de la souffrance des Algériennes, liée à leur statut de sous-citoyenne :

    “J’accorde une place importante au rôle de la femme dans le milieu du travail. Le hiatus flagrant, entre le rôle que lui attribue de façon implicite la société et le statut que lui réserve les textes qui régissent le code de la famille, constitue un réel traumatisme psychologique.
    Comment, en effet, concilier le rôle de ministre de la république avec le statut de mineure qui exige la présence d’un tuteur pour décider de son propre mariage ? Comment concilier le rôle de juge et accepter d’être la moitié d’un homme quand il s’agit d’exercer son droit à être témoin ? ”

    Les réformes du code de la famille, amendé en 2004

    Le mariage : l’âge du mariage, qui était de 21 ans pour l’homme et de 18 ans pour la femme, est uniformisé à 19 ans pour les deux sexes. L’époux ne peut plus donner procuration à une tierce personne pour le représenter lors de la conclusion de son mariage. La procuration a été supprimée dans le but de prévenir les mariages forcés.

    Le divorce : Le mari est désormais tenu d’assurer un logement à ses enfants mineurs dont la garde est confiée à la mère.

    L’autorité parentale pour la mère est accordée à la femme divorcée mais pas à la femme mariée. Le droit au divorce pour les femmes, s’il est étendu à trois motifs supplémentaires, est toujours conditionnel. Contrairement au mari, le droit pour la femme de demander le divorce est limité à des situations particulières : infirmité sexuelle de l’époux, absence de plus d’un an sans motif. Enfin, les hommes gardent leur pouvoir de répudiation.

    Le tutorat : la présence d’un tuteur matrimonial pour le mariage de la femme même majeure est maintenue. Quand une femme n’a pas de tuteur, c’est le juge qui en assume le rôle. La nouveauté est que désormais le tuteur ne peut empêcher une femme de contracter un mariage si elle le désire et il ne peut la contraindre au mariage.

    La polygamie (jusqu’à 4 épouses) : elle est maintenue mais assortie du consentement préalable de la première épouse (ou des premières épouses) ainsi que de la future épouse. Un juge doit vérifier la réalité de ce consentement. Et l’aptitude de l’époux à assurer “l’équité (entre ses femmes) et les conditions nécessaires à la vie conjugale”.

    Droits d’héritage : ils sont inchangés. La femme n’a le droit qu’à la moitié de ce qui revient à l’homme.

    Transmission de la nationalité : la nationalité algérienne à la naissance sera reconnue par filiation maternelle, alors que jusqu’à présent elle ne résultait que de la filiation paternelle.

    Nationalité par mariage : la nationalité algérienne pourra s’obtenir de plein droit par le mariage avec un Algérien ou une Algérienne. Auparavant, seule la naturalisation (à la discrétion de l’Etat) était possible.

    #27554
    louise
    Membre

    bonjour
    ce qui est le plus triste c’est toute ses femmes donné en mariage par leurs famille.
    moi sa me tue de voir ca etre en 2007 et voir que encore des femmes sont traité de la sorte.

    pouvoir se marier à 19 ans ou autre ne changera pas que trop souvent c’est la famille qui décide de qui va être le mari.

    mais bon comme on dit ici petit train finira bien par allé loin.

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