Le bonheur à porté de main

On passe souvent sa vie à lui courir après, tout en ayant le sentiment de ne jamais l’atteindre. Pourtant, le bonheur est à la portée de tous car c’est avant tout un état d’esprit. Pour être heureux, il suffit de le vouloir vraiment…

Le bonheur est à la fois universel et singulier

On court tous après sans chercher la même chose, sans souvent savoir comment l’atteindre, ni même parfois ce que l’on cherche. C’est une quête perpétuelle, dont on n’est jamais certain d’avoir atteint le but. Un état fugace, une histoire généralement sans fin en forme de point d’interrogation.

Le bonheur est insaisissable…

C’est la raison pour laquelle il intrigue de nombreux chercheurs : neurologues, psychiatres, psychologues et sociologues consacrent, de par le monde, beaucoup de temps et d’énergie à l’étudier. Afin d’en comprendre les ressorts et les effets, quitte à découvrir des évidences: ainsi, il apparaît que si vous êtes en bonne santé, que vous n’avez pas de problème d’argent, que vous vivez dans un pays démocratique et que vous aimez votre partenaire, vous avez plus de chance d’être heureux. Ce que traduit déjà la maxime “mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade”.

Bonheur inné ou acquis ?

Mais, actuellement, le grand débat qui divise les scientifiques au sujet du bonheur est de savoir si ce dernier est inné ou acquis. En d’autres termes, sommes-nous aptes ou inaptes au bonheur dès notre naissance ou apprenons-nous au cours de notre vie à être heureux? Pour les partisans de la thèse de l’inné, le bonheur est un don, au même titre que celui pour la musique ou pour le sport, et nous ne sommes pas égaux vis-à-vis de celui-là. Ainsi, le fait pour une personne d’être douée pour le bonheur lui permettrait de vivre beaucoup plus facilement des situations heureuses, en raison même de son optimisme et du fait aussi qu’elle est davantage appréciée par les autres.
Les scientifiques défendant la thèse du bonheur acquis estiment au contraire que l’aptitude au bonheur est avant tout liée au parcours de chaque individu. Cela dépendrait notamment de l’éducation reçue, des choix que l’on prend et des rencontres que l’on fait. Nous sommes sans doute inégalement doués pour le bonheur au départ, mais nous possédons vraisemblablement une certaine liberté de choix dans le fait d’avoir une vie plus ou moins heureuse.

Selon certains travaux scientifiques, notre “niveau” de bonheur serait relativement stable au cours de notre vie. Celui-ci peut monter ou descendre selon les circonstances de la vie, mais il revient à son équilibre initial. Ainsi, si vous êtes plutôt pessimiste de nature et que vous connaissez un grand succès, vous serez certainement très heureuse pendant quelques semaines. Mais vous risquez ensuite de voir de nouveau les choses en noir. Et à l’inverse, un grand malheur fera souffrir une personne optimiste et joyeuse, mais elle aura toutes les chances de sourire à nouveau à la vie au bout d’un certain temps.

Le bonheur, une réalité biologique ?

François Lelord cite ainsi dans son livre cette étude au cours de laquelle des jeunes filles ont été photographiées à l’âge de 20 ans, puis revues à 40 ans. Selon les auteurs de l’étude, la sincérité et l’intensité de leur sourire sur la photo prédisaient le fait d’être heureuse ou pas vingt ans plus tard ! D’autres scientifiques cherchent à définir le bonheur par sa réalité biologique. Par exemple, en identifiant les zones du cerveau qui sont activées quand une personne est heureuse ou malheureuse. Il n’existe pas de recette miracle du bonheur, c’est d’abord et avant tout une démarche personnelle. Et ce qui vaut pour vous ne conviendra pas forcément à d’autres. La recherche du bonheur, c’est surtout une quête intérieure. Il faut apprendre à s’écouter, c’est-à-dire à identifier ce dont on a envie, ce qui nous fait vraiment plaisir et ce qui nous déplaît. Il s’agit aussi d’être très clair avec soi-même sur les objectifs que l’on se donne.
Et si vous consacrez tout votre temps à votre carrière professionnelle alors que vous souhaitez avant tout vous occuper de vos enfants, vous risquez fort de ne pas être heureuse. Il faut ainsi apprendre à résister aux modèles dominants. Il vous est possible de vous épanouir pleinement, d’une manière différente, à savoir la vôtre. L’important est que vous soyez en harmonie avec vos propres envies, et non avec celles édictées par la société ou les médias.

Ainsi, l’un des grands principes de la recherche du bonheur, c’est de cesser de se comparer aux autres. Arrêtez de vous dire untel est plus belle que moi, l’autre a plus d’argent, ou ma voisine est plus intelligente ». C’est peut-être vrai, mais vous, vous avez plein d’autres choses que d’autres n’ont pas : de plus beaux yeux, une famille unie, un métier que vous aimez, un mari adorable… Le bonheur, est en fait une manière de voir les choses. Il ne s’agit pas pour autant de tout accepter. Changer, apprendre, découvrir ou s’améliorer peut vous aider. A condition que cela soit un vrai choix de votre part. La voie du bonheur réside dans l’acceptation de soi et dans la construction d’une vie qui vous corresponde le plus possible. Que vous le cherchiez à l’autre bout de la planète ou dans votre cuisine, le bonheur, c’est d’abord en vous-même que vous le trouverez.

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.