Mawid Maâ El Kadar : Le feuilleton du Ramadhan

Un scénario de 460 pages, 7 mois de tournage, 3 mois de montage, 1 casting crédible, 1 format de série-TV, 20 épisodes de 30 mn, et puis des ingrédients d’une recette filmique relevée mêlant drame social, suspense, action et rebondissements.

Telle est le pedigree du feuilleton ramadhanesque de cette saison 2007 intitulé “Mawid Maâ El Kadar” (Rendez-vous avec le destin) réalisé par Djaâfar Gacem et produit par Sid Ahmed Guenaoui (auteurs des séries TV à succès Nass M’lah City).

Le pitch ? Malek est un brillant neurochirurgien de 35 ans, qui a perdu son épouse et l’enfant dont elle était enceinte, lors un tragique accident de voiture. Après une investigation policière, il ressort que l’accident a été causé par des malfaiteurs venant de commettre un vol à main armée. Aussi Malek est-il bouleversé, affecté par ce malheur et impuissant devant l’absence de preuves pouvant conduire à l’arrestation de ces meurtriers. Malek finit par changer de ville, de vie et de métier. Cependant, plusieurs années plus tard, un concours de circonstances viendra déstabiliser sa nouvelle vie et le remettre enfin sur la piste des assassins de sa femme. Le scénario est signé par Karim Khedim et Djaâfar Gacem et le casting compte d’anciens comédiens lesquels se voient donner magistralement la réplique comme Athmane Bendaoud (Docteur Malek), Sid Ahmed Agoumi (Inspecteur Allel), Sofia Koninef (Feriel), Azzedine Bouraghda (Marouane), Malika Belbey (Hanane), Karime Zenasni (Smaïl), Imène Noël (Nassima), Boualem Benani (Omar), Aïda Kechoud (Safia) ou encore Larbi Zekal (Ami Ahmed). “Dans Mawid Maâ El Kadar, le suspense est au rendez-vous, créé autour des personnages à travers une série d’événements. Le défi le plus important, c’est celui de l’usage d’un langage arabe maghrébin. Au début, j’ai sous-estimé le tournage de ce feuilleton. Je croyais le boucler en 2 mois. Le gendre drama est beaucoup plus difficile que celui humoristique. Une scène de 4 mn me prend une journée. J’ai horreur du statique. C’est une nouvelle expérience pour moi. Je change un peu de l’univers de l’humour (sitcoms, séries TV). Je veux montrer que suis réalisateur de feuilletons dramatiques…”, expliquera Djaâfar Gacem. Ce qui est patent dans Mawid Maâ El Kadar, c’est cette fraîcheur, brillance et concision ponctuant ces scènes mouvantes et émouvantes de par des travellings omniprésents et des caméras embarquées ayant le don d’ubiquité. Et puis, la chanson-titre Mawid Maâ El Kadar (lacrymale) est “goupillée” par la belle Amel Wahby.

06/09/07
El watan

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.