Samir Tidjani : le chef nutricuisinier

La rédaction de Dziriya a eu le plaisir d’interviewer, en exclusivité, un grand chef algérien qui a pu s’épanouir professionnellement au Canada. Samir Tidjani apporte une vision nouvelle à la cuisine gastronomique puisqu’il s’intéresse à la santé public. C’est dans cette optique qu’il a créé une école unique.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je me nomme Samir Tidjani, de la zaouïa Tidjania de Témacine (Touggourt) et je suis cuisinier de métier. Je pourrais aussi bien dire que je suis le 1er nutricuisinier sur la planète. Sans fausse modestie, car ici, c’est grâce à elle, que j’ai eu le temps et l’espace pour démarrer un projet aussi controversé, et peu prometteur. Il fallait chiffrer sa rentabilité, mission impossible quand il s’agit d’évaluer une modification de comportement alimentaire… Alors si des fois je fais dans la prétention, soyez indulgents avec moi, car c’est un irrépressible besoin d’authenticité qui me submerge, quand il s’agit de l’Algérie.
Après le lycée technique de Ruisseau, avec un bac en techniques mathématiques en poche, j’ai été admis à l’Institut Supérieur Maritime de Bou Ismail. J’ai suivi une formation d’officier mécanicien, un métier que j’ai appris à aimer, car je n’y voyais qu’un passage obligé à ma quête d’un ailleurs plein de promesses. Je cherchais un pays ou l’immigration n’était pas à ses balbutiements, un pays ou l’adaptation et l’assimilation ne seraient pas synonymes. Je tenais à vivre ailleurs, mais comme étranger, afin que ma liberté ne soit pas virtuelle. Mes amis québécois en arrivaient même à m’envier cette indépendance. Une escale à Québec et un coup de foudre plus tard, j’adopte la vieille capitale.
J’ai suivi une formation en service de restauration, et découvert le monde de l’hôtellerie. Être au service des gens a initié un tournant décisif dans ma nouvelle vie, mais j’étais loin de penser y consacrer ma vie. L’ingénieur ne voulait pas être rétrogradé ni envoyer la hchouma sur la famille. Imaginez, devenir serveur (kahouadji) après avoir fait des études supérieures, ma mère n’y aurait pas survécue. Je me suis donc tourné vers la cuisine, un vrai métier reconnu, pensais-je. Après une année de formation intensive, sous les ordres de 10 femmes d’origines différentes qui dirigeaient un restaurant ethnique. Le menu était composé d’entrées et de plats principaux de chacun des pays. L’expertise de ces cuisinières était la composition de mélanges de plus en plus aromatiques et de plus en plus complexes. Les épices occupaient un espace plus grand que celui de la cuisine. Un voyage initiatique sur la route des épices commençait. J’ai acquis une connaissance des saveurs du monde, qui en 1980, ne servait que dans des gargotes ethniques et n’intéressait personne. Après un diplôme de Chef en cuisine Française, la vision qu’une cuisine hybride, inspirée d’une région du monde, puis adaptée au palais, et au mode de vie des québécois, s’est imposée à moi, une vision pleine de promesses. Le concept de la Cuisine Internationale vit le jour, au même moment ou la cuisine Française lançait son concept de la cuisine de demain, la cuisine évolutive. Caractérisée par une réduction de la portion, et l’apparition de l’esthétique et le style, comme critères d’évaluation. Il n’a pas fait long feu.
La sympathique gargote ethnique, qui sert des plats aussi authentiques que possible, a dû céder sa place à la Cuisine Internationale qui se retrouve dans les restaurants les plus branchés de la capitale.

Quelques années plus tard, après avoir piloté les plus gros projets en cuisine internationale à Montréal : Club med World, Exotica, St-Moritz, reconnu comme l’expert de la Cuisine Internationale au Québec, j’entame un virage santé. En 1998, je créé une nouvelle approche alimentaire ; la Nutricuisine : une nouvelle vision de la cuisine issue de la Cuisine Internationale et de l’application des dernières découvertes scientifiques en alimentation à la cuisine de tous les jours.

À la demande de mes étudiants, j’ai exploré le coaching alimentaire familial, qui m’a dévoilé l’ampleur la confusion dés qu’il s’agit d’alimentation. J’ai donc décidé de concevoir une formation culinaire, qui lève le voile sur les composants alimentaires et leur gestion par le système digestif, ainsi que les 4 transformations alimentaires à la base de toutes les cuisines du monde. Des cours de cuisine sans frontières, ou les participants apprennent comment créer leurs propres recettes, au lieu de se limiter à interpréter la recette qu’un autre a composée, des fois des siècles avant. La nutricuisine commençait à prendre forme.
Après avoir initié à la nutricuisine quelques centaines d’adultes, et devant un impacte dépassant mes plus grandes attentes, il m’est apparu évident que si tous les enfants du primaire pouvaient en bénéficier, alors nous pourrions mesurer les résultats, et quantifier la rentabilité. J’ai mis 10 ans pour trouver une école, qui était prête à adopter un projet pilote. Isabelle a donc adapté la formation aux enfants, et aujourd’hui plusieurs milliers d’enfants ont pu en bénéficier. Bon Appétit La Vie, un programme éducatif, gradué par niveau, de la maternelle à la sixième année a vu le jour. Après 5 ans de vie, les résultats obtenus par sondage auprès des parents, dépassent nos plus folles espérances. Aucun programme, même gouvernemental n’a obtenu de semblables résultats. En fait Bon Appétit La Vie est le seul programme en éducation alimentaire existant au Canada, et les 2 écoles ou il est enseigné sont les seules écoles ou la cuisine fait partie du programme toute l’année, au même titre qu’un cours d’anglais.

Parlez-nous de votre école “Globe-Traiteur” ?

« Globe-Traiteur n’est pas une diète, pas un livre de recettes, ni une mode, mais bien une école qui met l’accent sur la logique de la transformation, l’absorption ainsi que l’assimilation des aliments » Sylvain Desmeules, chroniqueur au journal Le Soleil, 2005..
L’école Globe-Traiteur est la seule école culinaire au Canada qui s’est donnée comme mandat l’éducation alimentaire. S’inspirant de la cuisine internationale pour offrir la variété dans la cuisine de tous les jours, nous conjuguons l’art culinaire et l’éducation alimentaire.
Pour ce faire, l’école de Nutricuisine Globe-Traiteur a réunit plusieurs professionnels œuvrant dans des milieux connexes tels que psycho-éducateurs, enseignants, chefs de cuisine et intervenants en santé qui ont permis depuis 15 ans la poursuite de la mission de communiquer l’art de cuisiner santé au quotidien, et de transmettre le plaisir de bien manger pour vivre mieux.

Notre approche pédagogique pour transmettre les notions culinaires passe par des principes de base de la cuisine plutôt que par des recettes, ce qui répond au besoin de vitesse de notre mode de vie occidental. Donc, que vous soyez omnivore, végétarien ou crudivore la Nutricuisine vous permettra de vous passer de recettes et de varier vos plats à l’infini. Plus qu’un cours de cuisine nos formations, par le biais de la cuisine internationale permettent l’autonomie du participant dans la compréhension de ses besoins alimentaires. Le concept de la Nutricuisine de l’école Globe-Traiteur est une approche unique de la cuisine santé parce que nous permettons l’application des recommandations des professionnels de la santé à la cuisine de tous les jours. Aujourd’hui l’alimentation ne peut plus se contenter de nourrir, elle doit plutôt préparer le corps à accomplir des tâches, et le protéger de la maladie. Manger pour vivre, au lieu de vivre pour manger.

Ayant touché au secteur de la cuisine et de la nutrition, nous offrons d’intégrer ses deux champs d’intérêt. Notre approche pédagogique vulgarise des connaissances réservées à une élite professionnelle, qui établit les liens entre notre alimentation et notre condition physique. Nous vulgarisons des notions essentielles à la compréhension des besoins alimentaires de chaque individu en fonction des activités qu’il a à accomplir. Nous offrons les outils pour favoriser de bonnes habitudes alimentaires au quotidien. Et nous adaptons les saveurs du monde à la cuisine santé qui a la réputation de manquer de goût. À l’école de Nutricuisine Globe-Traiteur nous sommes convaincus que la prévention et la guérison commence par la connaissance.

Quels sont les thèmes abordés par Nutricuisine ?

Notre école utilise les saveurs du monde, pour enseigner la cuisine de demain. Le tronc commun des formations c’est l’initiation aux composants des aliments, les nutriments : glucides lipides protéines, vitamines, minéraux, fibres eau et phytonutriments. L’école dispense toute formation reliée à l’alimentation, les différentes philosophies alimentaires, initie à la cuisine remède (diabète, allergies, obésité…). Elle explore aussi la vision asiatique de l’alimentation, histoire de s’ouvrir au monde, et de confronter l’orient et l’occident, par rapport au vrai, plus vieux métier du monde : cuisinier

La Nutricuisine c’est littéralement cuisiner des aliments selon leurs valeurs nutritives, autant que les tâches que nous aurons à accomplir.
Initié aux constituants des aliments les nutriments (lipides, protéines, glucides…) et à leurs rôles dans l’organisme humain, le participant acquiert une vision globale de ses besoins alimentaires. Cela lui permet de comprendre par exemple que les pâtes, le riz, les lentilles, et les pommes de terre sont des féculents, mais là s’arrête la ressemblance. Considérés presque équivalents par la croyance populaire, la connaissance de leurs constituants prouve hors de tout doute qu’ils ne peuvent en aucun cas se substituer l’un à l’autre. Ces aptitudes le conduiront inexorablement à faire des choix alimentaires conscients qui le protégerons aussi de la maladie

La Nutricuisine utilise l’art culinaire pour véhiculer l’éducation alimentaire.
Elle se particularise par un processus d’apprentissage graduel mettant l’art culinaire au service de notre santé. Éveillé aux saveurs, aux goûts, aux textures et à leurs transformations, l’étudiant apprend à créer ses propres recettes. La nutricuisine considère l’acte culinaire comme une expression artistique, pour cela il a fallu, établir les fondements de cet art. À l’aide d’outils mathématiques, utilisés en musique ou dans la peinture, les participants comprennent la logique dans les 4 transformations alimentaires de base, font une nette différence entre les saveurs, et les goûts, et connaissent les secrets de la texture : le secret n’est pas dans la sauce en nutricuisine. La maîtrise des sauces se fait au 1er cours, car c’est la composition la plus facile à appréhender. En nutricuisine le secret est dans la texture.
Après le tronc commun plusieurs thèmes culinaires ont été développés : les différentes philosophies alimentaires, la vision orientale de l’alimentation, les groupes sanguins, les maladies physiques, les désordres de la mémoire de la concentration et de l’humeur, l’alimentation aux différents stades de la croissance, les étudiants en période d’examen, le surplus pondéral (obésité)…

Voici quelques produits de l’école !

– LA CONCENTRATION, LA MÉMORISATION, L’HUMEUR ET SI CELA VENAIT DU VENTRE?
– ORIGINES DE LA MALBOUFFE ET DE NOS MALAISES COURANTS
– SURVOL ET ANALYSE DE QUELQUES RÉGIMES ALIMENTAIRES.
– COMMENT VOTRE CORPS PEUT VOUS FAIRE CONFIANCE, SI VOUS NE LE CONNAISSEZ PAS?

Nous proposons également des services de coaching alimentaire familial, individuel ou scolaire.

Pourquoi avoir créé cette école ?
Parce que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité l’espérance de vie de nos enfants est plus courte que la nôtre. Selon l’OMS les cancers reliés à la mauvaise alimentation seront dans 20 ans la première cause de mortalité. La fréquence de l’embonpoint et de l’obésité est en augmentation partout dans le monde. Depuis 1990, l’OMS qualifie la situation d’épidémie d’obésité. Nous connaissons déjà l’impact de l’obésité sur l’état de santé de la population mondiale et les conséquences sur les systèmes de santé des pays industrialisés. L’obésité contribue au fardeau économique qu’engendrent les maladies chroniques puisqu’elle est associée, entres autres, à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de certains cancers.

Pour contrer la malbouffe, pour modifier la culture et les valeurs qui engendrent les désordres alimentaires et face à l’incapacité de la société à endiguer le phénomène, nous avons présumé que parfois une petite équipe, pouvait aller plus loin qu’un gros bataillon. Divers programmes, autant gouvernementaux que communautaires sur les différentes facettes de la mauvaise alimentation ont été mis en place depuis quelques années, mais aucun n’a obtenu de résultats significatifs. La société semblait incapable de convaincre les individus d’adopter de meilleures habitudes alimentaires, et encore moins de les maintenir.

La sécurité alimentaire et l’obésité étant encore au centre des préoccupations des décideurs, il devenait nécessaire de s’impliquer, et de s’engager afin de contribuer à tous ces efforts, en proposant des pistes de solutions. Il ne suffisait plus de critiquer et remettre en question les pistes proposées, il fallait repenser l’éducation alimentaire, avec une vision globale : La Nutricuisine.
La cuisine traditionnelle a été conçue pour un individu qui vivait en 1950, et devait certainement combler ses besoins à ce moment-là. Si on accepte l’idée que l’évolution de l’homme durant ces 60 dernières années a été fulgurante, alors son travail et ses occupations devraient avoir changés. Comme on se nourrit pour travailler et avoir des loisirs, une nouvelle vision de l’alimentation qui tient compte des besoins de l’homme moderne est inéluctable. On peut donc résumer que cuisiner sans comprendre le système digestif, c’est comme cuisiner pour un invité dont on ne connaît, ni l’âge, ni le sexe, ni l’origine, ni les habitudes alimentaire … Que les maladies qui nous guettent sont identifiées et connues, et que sans ces connaissances, il nous sera impossible de nous adapter à notre nouvel environnement.
Ces connaissances sont aujourd’hui encore réservées à une élite, elles devront demain appartenir à tout le monde : sur chaque emballage d’un produit, l’industrie est obligée d’indiquer les valeurs nutritives. Si le consommateur ne maîtrise pas ces notions, à quoi servent ces informations?

Vous parlez de recettes à base d’aliments remèdes, en quoi ça consiste ?

Tous les aliments sont des aliments remèdes, puisqu’ils ont tous, des capacités préventives, thérapeutiques, et mêmes curatives. L’homme et la terre font partie de la nature, ce que la terre produit, sert bien à nourrir, protéger, et soigner l’humain, par contre ce que l’homme fait aux animaux ou à la terre pour qu’ils produisent plus et plus vite, et qui a même mené à des manipulations génétiques, demeure discutable. Quant au traitement que l’industrie fait subir à nos aliments, alors là n’en parlons pas. « Ou ben don parlons-en! »!(sic)

Durant les 10 dernières années, la vision de l’homme quant aux aliments qui le nourrissent a énormément changée. Les aliments qui ne faisaient que combler la faim, se mettent à aider à guérir le corps tout autant que l’esprit. Ils agissent non seulement sur nos capacités physiques, mentales et intellectuelles, mais sur nos aptitudes émotionnelles tout autant. D’après le Psychiatre Servan-Schreiber : « C’est un fait encore peu connu, mais les omégas 3 (une sorte de gras présent dans certains aliments) ont effectivement un effet bénéfique sur l’équilibre émotionnel et sur de nombreux troubles de l’humeur, dépressions, troubles du comportement …»
La conscientisation à la composition des aliments nous a éveillés aux traitements que l’industrie leur fait subir depuis 1950. Nous réalisons à peine, que les effets secondaires de leur consommation par l’homme, n’ont pas été…pour le moins une priorité pour l’industrie.
À un autre niveau plus près de nous, que dire des traitements que fait subir l’homme a ses aliments, plusieurs fois par jour?
D’après le docteur Richard Béliveau (éminent chercheur contre le cancer) il y’a même une catégorie d’aliments, les charcuteries (cachère= kachir) qui devraient disparaître de notre cuisine. D’autres aliments seraient aussi efficaces qu’une chimiothérapie, que leur consommation régulière pouvait être une solide protection contre certains cancers.
Si on accepte l’idée que nous vivons le début d’une nouvelle vision de l’alimentation, il est logique qu’une nouvelle vision de la cuisine s’impose.
J’ai consacré ma vie de cuisinier à décrypter le pourquoi plutôt que le comment nos mères ont créée des recettes. Rompre la monotonie par la variété, semble être l’étincelle qui a nourrit toutes les mères du globe. Bien avant la recette, la transformation autour de laquelle se conçoit la recette. Quand l’art et la science s’unissent pour définir la cuisine de demain, l’homme commencera à manger pour vivre au lieu de manger pour calmer sa faim et ainsi vivre pour manger.
La femme moderne a quant à elle plus de pain sur la planche, ses défis sont énormes. Elle a acquit plus de pouvoir certes, mais des responsabilités accrues. De nos jours si les enfants n’étudient pas comme il faut, c’est sa faute, s’ils se comportent mal, c’est sa faute, si la cuisine n’est pas bonne, alors là, je ne dirais rien qui puisse être retenu contre moi. La cuisine a fait partie de son héritage, depuis la nuit des temps, même si nous savons, aujourd’hui que c’est un métier d’hommes. La science vient d’ajouter la santé familiale à ses responsabilités, alors de là, à ce qu’on la considère comme responsable des maladies de la famille, il n y a qu’un pas à faire. Car la science commence à admettre, même si c’est du bout des lèvres, que l’alimentation et le mode de vie sont responsables de la plupart des maladies communes.
Connaître les supers pouvoirs de certains aliments courants, m’a permis d’élever mes filles (21 et 10 ans), sans antibiotiques et sans vaccins. Bien sûr je suis un expert dans le domaine, cela m’a pris une vie entière pour me rendre là. Je ne conseille à personne de m’imiter, cela serait comme jouer à la roulette russe avec la vie de vos enfants. Ça n’est pas responsable. Mais bien des rhumes, grippes, laryngites, pharyngites, bronchites, sinusites, asthmes, affections de la peau et j’en passe, ne résisteraient pas plus longtemps à une alimentation spécifique, qu’à un traitement conventionnel aux antibiotiques. La consommation quotidienne d’une certaine quantité de curcuma accompagnée de poivre noir, aurait un effet similaire et même supérieur à une chimiothérapie, selon les spécialistes (Drs Shreiber et Beliveau).

Quelques exemples des meilleurs aliments remèdes ?

Il n’y pas de secret, il n’y a pas de recette miracle. Ce qui est un remède pour l’un pourrait s’avérer un poison pour l’autre. Si nos empreintes digitales, 1 centimètre carré de peau, sont uniques, alors comment voulez-vous qu’il puisse exister 2 systèmes digestifs, environ 7 mètres de tissus, identiques? Car c’est le système digestif qui transforme l’énergie des aliments, en remèdes. À conditions que les autres besoins du corps soient comblés. La maladie n’est rien, le terrain est tout disait l’autre !
Cependant, certains aliments contiennent une plus grande quantité de certaines substances, capables de prévenir, voir guérir la maladie. Il pourrait être utile de nommer, l’ail, le persil, les oignons, les choux et compagnie, le curcuma, le chocolat, les olives et leurs huiles, le miel et compagnie.

Quel lien vous reste-t-il de votre pays d’origine : l’Algérie ?

Je suis issu d’une grande famille, les Tidjani. La Tidjania est une pensée, difficile à oublier et ce même à 6000km. J’ai aussi 4 sœurs et un frère, et tout plein de cousins et de neveux (sic) que je me languis de revoir ou de connaître. Cependant, il a fallu désapprendre pour apprivoiser ma nouvelle société d’accueil, et le prix à payer était une immersion rapide et complète.
Plus que ça, mes 2 filles et ma femme y travaillent aussi. Vous pouvez à peine imaginer ma chance, habituellement les enfants d’émigrants, particulièrement quand ils sont issus de couples mixtes ne veulent pas entendre parler du pays d’origine de leurs pères. Vous voyez, ma petite famille tient à l’Algérie encore plus que moi, et je n’ai rien fait pour nourrir ce sentiment d’appartenance. Je suis comblé.

Vos projets ?

Avoir monté ce programme en Nutricuisine, et l’avoir enseigné à autant d’adultes et d’enfants du Québec a été pour moi une façon de rembourser ma société d’accueil. Je n’ai pas fais que me servir dans le pays qui m’a accueilli, j’ai enseigné durant 15 ans, à des personnes de 5 à 70 ans, la même formation. Le fait de toucher et susciter le même intérêt de tous ces groupes d’âges a levé tout doute quant à la pertinence de la nutricuisine. Si des enfants du primaire peuvent appréhender un concept alimentaire, à prime abord complexe et abstrait, un concept qui souvent remet en question la suprématie maternelle dans la cuisine, alors nous pouvons en conclure que cette discipline est accessible à tous. La preuve s’il en fallait une, que la Nutricuisine répond à un besoin de société.
D’autre part la bonne nouvelle c’est que je ne connais aucune femme qui ne serait pas prête à partager voire déléguer cette tâche au 1er membre de la famille qui en exprime le désir.
Après 6 ans dans les écoles primaires, nous avons pu mesurer l’impacte de ce programme sur les enfants, ainsi que sur leurs familles. Les résultats sont hors normes. Nous n’avons aucun concurrent, ni aucun comparable.
Avec le sentiment du devoir accompli, nous poursuivons notre voyage, en intégrant nos 2 champs de compétences; la gestion hôtelière et l’éducation alimentaire. L’hôtellerie et la formation peuvent donner naissance à un centre de santé unique au monde ou le client en plus de profiter des attraits touristiques d’une région, pourrait choisir un menu en fonction des désordres alimentaires courants, tels le diabète, le cholestérol, les maladies cardiaques, etc. Il pourrait aussi apprendre à cuisiner en fonction de ces maladies. Il pourrait même choisir une prise en charge complète, dans laquelle les indicateurs de désordres alimentaires, tels que le poids ou le taux de sucre ou de gras dans le sang, seraient mesurés au début et à la fin du séjour. Résultats garantis ou argent remis! Toutes les actions menées jusqu’ici, nous ont préparé à l’atteinte de cet objectif ultime.
Nous sommes actuellement à la recherche d’une terre d’accueil pour un projet de ce type, car la période touristique ne dure que 3 mois en Amérique du nord. Des équipes en Martinique (France), au Maroc, et au Sénégal étudient en ce moment les possibilités d’implantation d’un projet de cette envergure. L’intérêt est manifeste, les discussions concernent surtout les partenariats proposés.
Je ne vous cacherez pas, que si l’Algérie faisait partie de ces terres d’accueils possibles, je n’hésiterais pas à user de mon droit de véto à l’école Globe Traiteur ne serait-ce que pour lui rendre un peu de ce qu’elle m’a donné. Mais je crois savoir que le tourisme international n’est pas le secteur le plus développé en ce moment en Algérie, à moins qu’il y ait une culture de tourisme domestique?
Ce projet est en gestation depuis de nombreuses années, ce n’est pas un rêve. Cela a pris une vie pour lui donner forme. Que ce centre voit le jour en Algérie, ça c’est un rêve. Non ça, c’est LE rêve…alors dites-moi, des intéressés?
Parce qu’il faut savoir qu’en plus des connaissances qu’il a fallu approfondir, des domaines connexes qu’il a fallu découvrir et intégrer, afin de produire une formation complète, j’ai été élevé par toute une mère, j’ai grandis au milieu de 4 sœurs, je n’ai eu que des filles, et non, il ne me manque pas un garçon. Cela me confère un atout indéniable, difficilement visible sur un CV, une sensibilité, une proximité, une approche qui respecte la femme. Une attitude tout en humilité face à la plus grande énigme de l’homme : la femme. C’est un diplôme pour lequel il n’existe aucune formation, mais sans lequel, un homme peut difficilement être crédible, quand il s’adresse à une femme. Dans un CV, en vue de susciter l’intérêt de la femme Algérienne moderne, c’est imparable.

En attendant si des conférences ou de courtes formations ciblées pouvaient être utiles et venir en aide à la femme moderne Algérienne, c’est avec un vif enthousiasme que je traverserais l’océan.
C’est dans cet esprit de partage que je vous fais parvenir 3 recettes autour du pain. Pourquoi le pain? Parce que c’est l’une des plus vieilles recettes au monde. Nos ancêtres partout sur la planète notamment les femmes cuisinaient le pain à partir des mêmes ingrédients. D’autre part, nous connaissons l’impact de la consommation quotidienne de la farine blanche sur notre état de santé. La confection maison du pain peut pallier facilement et simplement à la pauvreté nutritionnelle de la farine blanche par l’ajout d’ingrédients spécifiques, qui amélioreront la capacité nutritionnelle, voire thérapeutique de votre pain. De plus, je vous propose des recettes avec peu d’ingrédients et des méthodes de confection qui garantissent une rapidité d’exécution. Du pain frais maison plus nutritif que le pain du boulanger et ce en quinze minutes de préparation, ça vous intéresse ?

LES RECETTES

Pain traditionnel
Pain pita
Pain banique : 15 minutes suffisent

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