Selon une ordonnance adressée au Premier ministre, Bouteflika exige un contrôle spécial et constant des cadres

Abdelaziz Bouteflika a exigé, également, à chaque responsable d’actualiser sa déclaration de biens, afin de découvrir d’éventuel signe de richesse « illégal ».
L’ordonnance du Président Bouteflika, adressée au premier ministre Ahmed Ouyahia, dont El Khabar détient une copie, a été rendue publique, le 13 décembre dernier. Ladite ordonnance, portant le n°13, intitulée « Ordonnance présidentielle portant dynamisation de la lutte contre la corruption », reflète l’inquiétude du Président quand aux indices alarmant de ce phénomène, qui frappe plusieurs secteurs. Bouteflika exige du gouvernement, à travers cette ordonnance, de prendre davantage d’actions urgentes, dans le cadre des efforts de prévention et de lutte contre la corruption. Bouteflika a demandé de mettre en place une carte des plus importants postes de responsabilité qui sont exposés à la corruption, afin de les soumettre à un contrôle constant. Dans ce contexte, Bouteflika a précisé que le contrôle des postes de responsabilités les plus sensibles « vise à protéger les cadres honnêtes qui servent la nation». Le Président a ajouté que le gouvernement «doit traiter les indicateurs de corruption, à l’image de l’apparition de signes de richesse rapide chez les fonctionnaires (…) le gouvernement doit, également, veiller à mettre à jour les procédures juridiques exigeant aux cadres de l’Etat de déclarer tous leurs biens. Chaque cadre doit, aussi, déclarer les biens de sa femme et de ses enfants et de justifier tout changement dans sa propriété individuelle et/ou familiale. »
Il est à noter que tous les responsables, y compris le Président de la république, sont appelés à déclarer leurs biens au président de la Cour suprême, pour ensuite les publier dans le Journal officiel. Cependant, aucun d’eux ne respecte cette procédure.
En outre, Bouteflika, a du gouvernement le lancement immédiat de l’Office national de lutte contre la corruption, qui a été créer en novembre 2006. La mission qui lui est attribuée est d’établir une politique préventive contre la corruption, sur le plan local et de booster la coopération internationale autour de ce phénomène.
Le Président de la république a demandé de renouveler la formation de la cellule de traitement des informations financières. Il a appelé, notamment, de revitaliser le rôle du Conseil des finances, l’Inspection générale du travail et de la Banque centrale, afin qu’ils puissent s’impliquer efficacement dans la lutte contre la corruption.

El khabar

20/01/10

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