Tarbouche : Une algérienne au masculin

Tarbouche : Une algérienne au masculin
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Le fez ottoman, ou ce qu’on appelle aussi Tarbouche ou encore chechia Stambouli est un héritage ottoman que nous a légué cette civilisation qui a touché l’Algérie et le Nord de l’Afrique.

Le Tarbouche c’est cette coiffe que portaient les hommes instruits et d’une certaine catégorie sociale. Malheureusement, cette tradition vestimentaire s’est perdue avec le temps dans de nombreux pays arabes.

La légende dit qu’autrefois au temps des dey, bey … le tarbouche était une coiffe féminine. Durant les réceptions qui avaient lieux dans les palais, on accueillait les meilleures danseuses de la région et des pays voisins, un jour dans une troupe, l’une des danseuses s’est avancé vers le dey, a ôté sa coiffe et la lui a posé au sommet de son crane. Séduit, il décida qu’elle deviendrait la coiffe des hommes.

Aujourd’hui le tarbouche, en plus d’être un accessoire de mode, symbolise une certaine élégance. Les femmes se le réapproprient et ont compris le gout prononcé pour la mode androgyne de nos jours. Plus qu’un simple couvre-chef, il se présente sous forme de toque traditionnelle, ou en chechia avec un karakou ou encore dans des clips orientaux il n’est pas rare de redécouvrir le Fez ottoman.

le karakou algérois se portent également avec la chechia, ou une toque faite en velours qui ressemble au chwachi stambouli. “Stambouli” étant ce qui vient d’Istambul.

Dans les années 90 la mode était de porter le karakou avec une toque assortie à la tenue. L’effet donné est original et rehausse la beauté. Une bonne alternative aux diadèmes et couronnes. De plus ce n’était pas exclusivement réservé à la mariée comme peut l’être le “Taj” (couronne) mais aussi aux invités.

L’algéroise porte son karakou de différentes manières : sans rien sur la tête, avec un “khit el rouh”, avec une mharma (foulard brodé) ou encore avec une toque, un tarbouche.

La chedda Tlemcenienne est ornée d’un cône porté légèrement incliné au-dessus de la coiffe, il s’attache en dessous du menton et disparait sous les bijoux qu’il est censé maintenir.

La styliste bonoise Rym Wided Menaifi lui a rendu hommage dans sa collection Menouba. Moi, je n’ai qu’une chose à ajouter : les filles : chapeaux bas !

Bassoum

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