Amar Belhimer – Ancien ministre de la Communication

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Écrit par Iriya

22 avril 2025

Amar Belhimer incarne un secteur en pleine mutation, où la liberté de la presse et la responsabilité s’entremêlent. Son parcours, marqué par des réformes et une exigence d’information fiable, pose la question de la place de la liberté dans le paysage médiatique algérien. Entre une législation en évolution et la déontologie érigée en repère, son action a nourri le débat.

Quel a été le parcours académique et professionnel d’Amar Belhimer avant son entrée au gouvernement ?

Amar Belhimer naît à El Aouana, dans la wilaya de Jijel, le 4 mai 1955. Il s’oriente tôt vers le droit public, à l’université d’Alger, où il obtient sa licence en 1978.

Il poursuit avec un DEA de droit international du développement à l’université René Descartes, à Paris, en 1984, puis un doctorat consacré à la gestion de la dette extérieure algérienne, soutenu en 1997 avec mention très honorable et félicitations du jury.

Avant d’entrer au gouvernement, il bâtit une longue carrière dans le journalisme et la communication : journaliste au quotidien d’État El Moudjahid, fondateur de plusieurs journaux, directeur de la rédaction de La Nation, et enseignant à la faculté de droit d’Alger.

Les étapes de son parcours

  1. Licence de droit public à Alger
  2. DEA de droit international à Paris
  3. Doctorat sur la dette extérieure de l’Algérie
  4. Journaliste à El Moudjahid
  5. Fondateur de La Semaine d’Algérie, La Nation et Demain L’Algérie
  6. Maître de conférences et directeur de revue à Alger

Comment Amar Belhimer a marqué le secteur de la communication et des médias en Algérie ?

Ministre de la Communication de janvier 2020 à novembre 2021, Belhimer a affirmé vouloir concilier liberté de la presse et responsabilité des journalistes, et lutter contre ce qu’il qualifiait de propagande.

Il a engagé des réformes du cadre légal de l’information et proposé un encadrement plus strict des médias électroniques, en mettant en avant l’éthique et la déontologie.

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Son passage a aussi été marqué par des débats sur la censure, sur la gestion de la publicité institutionnelle via l’ANEP, et sur la défense de la souveraineté nationale.

Quelques actions dans le secteur des médias

  1. Des réformes autour de la liberté et de la responsabilité de la presse
  2. Un encadrement des médias électroniques
  3. La gestion de la publicité institutionnelle
  4. La promotion de l’éthique et de la déontologie
  5. La défense de la souveraineté nationale

Quelles ont été ses prises de position sur la presse, la liberté d’expression et la loi ?

Il a régulièrement mis en avant la liberté de la presse, tout en rappelant l’importance de la loi et du cadre national pour, selon lui, prévenir la propagande et la désinformation.

Lors de la suspension de certains médias électroniques, il a insisté sur la responsabilité des journalistes et sur l’application de la loi face à la diffamation ou à l’influence de capitaux étrangers.

Il a aussi souligné l’importance d’une information fiable, d’une déontologie professionnelle et d’un journalisme indépendant pour la stabilité du pays.

Quels rôles a-t-il joués dans l’évolution du journalisme et du droit en Algérie ?

Professeur de droit public, il a formé de nombreux étudiants à Alger et dirigé la Revue algérienne des sciences juridiques, économiques et politiques, contribuant à la réflexion sur le cadre légal et la politique nationale.

Ses ouvrages sur la dette extérieure, la pensée économique, la communication et la presse ont nourri la recherche et le débat sur l’information et les médias en Algérie.

Il a également pris part à des accords de coopération et à des comités mixtes dans le domaine de la communication, renforçant la place du journalisme algérien à l’international.

Ses principales contributions, académiques et médiatiques

  • L’enseignement du droit public à Alger
  • La direction d’une revue scientifique
  • Des ouvrages sur la dette et la communication
  • La promotion de la déontologie
  • La participation à des accords et comités
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À la création de La Nation, Amar Belhimer a voulu ouvrir un espace de débat politique en pleine crise nationale, faisant de ce journal une référence pour des lecteurs en quête de pluralisme.

Comment Amar Belhimer a-t-il influencé la législation sur la communication et les médias ?

Son passage a ouvert des évolutions dans le secteur, avec un cadre réglementaire pensé pour les réalités numériques. L’accent a porté sur la modernisation de la loi relative à la presse et à la publicité institutionnelle, en cherchant un équilibre entre liberté d’expression et responsabilité éditoriale.

Son action a aussi nourri la réflexion sur la déontologie, en demandant à chaque acteur de respecter les principes de l’information. Une approche présentée comme un moyen de renforcer la confiance entre institutions et citoyens, et de valoriser une rédaction professionnelle.

La régulation de la publicité institutionnelle

La gestion de la publicité institutionnelle, notamment via l’ANEP, a été repensée pour une répartition plus équitable entre les médias. L’objectif affiché : soutenir l’indépendance des organes de presse et favoriser une information fiable et diversifiée.

La protection du journalisme indépendant

Les mesures adoptées visaient à soutenir un journalisme indépendant, en plaçant l’éthique et la déontologie au cœur du métier. L’enjeu : préserver la liberté d’expression tout en évitant la censure injustifiée comme la propagande.

La valorisation de la formation

Amar Belhimer a soutenu des programmes de formation pour les professionnels des médias et de la communication. Renforcer les compétences devait élever le niveau de la rédaction et la qualité de l’information diffusée.

La place de l’éthique dans la politique médiatique

L’accent a été mis sur l’éthique et la déontologie pour chaque acteur du secteur. Une orientation présentée comme un moyen d’instaurer la confiance et d’affirmer le rôle des médias dans le débat national et la cohésion sociale.

  1. Le renforcement du cadre légal pour les médias électroniques
  2. Une répartition plus transparente de la publicité institutionnelle
  3. La formation continue des journalistes
  4. La promotion de la liberté et de la responsabilité éditoriale
  5. Un dialogue constant avec les acteurs du secteur
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Quels enseignements retenir de son parcours pour l’avenir de la communication en Algérie ?

Le parcours d’Amar Belhimer met en avant la responsabilité, l’éthique et la modernisation du secteur. Son attachement affiché à une information de qualité, respectueuse du droit et des valeurs nationales, dessine une voie possible pour le journalisme algérien, où chaque acteur peut contribuer à une société mieux informée.

« La liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. »

Questions fréquentes sur son rôle dans les médias algériens

Quels conseils donnerait-il aux jeunes qui veulent se lancer dans le journalisme en Algérie ?

Il encouragerait sans doute la passion de l’information et le respect de l’éthique, avec une solide culture générale. Rester curieux, s’appuyer sur des sources fiables, défendre l’indépendance de la presse : autant de valeurs qu’il a mises en avant, et un cap pour exercer le métier avec intégrité.

Comment son expérience universitaire a-t-elle nourri sa vision des médias ?

Son parcours académique lui a permis de croiser théorie et pratique, avec une bonne connaissance du droit, de l’économie et des réalités sociales. Cette double expertise l’a aidé à concevoir des politiques, à encourager la réflexion et à transmettre le goût du débat d’idées.

Sources : pour aller plus loin, vous pouvez consulter la page « Médias en Algérie » sur Wikipédia, ainsi que la page « Personnalité politique » sur Wikipédia.

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